Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2304246

mardi 20 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2304246
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Requête de Mme A contestant le rejet implicite de sa demande de subvention "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête par ordonnance. La solution retenue est que les moyens invoqués par la requérante (éligibilité confirmée par un commercial, abus de faiblesse) sont inopérants, car ils ne contestent pas le motif de rejet fondé sur l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 (travaux commencés avant l'accusé de réception de la demande). L'ordonnance est prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mars 2023, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle l'Agence national de l'habitat (ANAH) a rejeté sa demande de subvention " MaPrimeRénov " en date du 22 novembre 2020 et portant sur l'installation d'une pompe à chaleur et les décisions en date du 19 juin et 18 octobre 2021 rejetant sa demande, ainsi que la décision du 17 avril 2023 rejetant son recours administratif.

Elle fait valoir que le commercial ayant installé sa pompe à chaleur lui a confirmé son éligibilité au dispositif " MaPrimeRenov " et avoir subi un abus de faiblesse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article 2 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique alors en vigueur : " () II. - Seuls les travaux et prestations commencés après l'accusé de réception par l'Agence nationale de l'habitat de la demande de prime y ouvrent droit. Cet accusé de réception ne vaut pas décision d'attribution de la prime. / () Par dérogation au premier alinéa du présent II, entre le 1er et 31 janvier 2020, le bénéficiaire peut déposer une demande après avoir commencé ses travaux ou prestations, sous réserve que ceux-ci aient commencé au cours de la même période. () ". Aux termes de l'article 1er du règlement général de l'Agence nationale de l'habitat : " () / La réception de la demande de subvention par l'ANAH se matérialise par un récépissé (). La réception par le demandeur de ce récépissé vaut autorisation de commencer l'exécution des travaux. Cette autorisation ne vaut pas agrément de la demande d'aide. () ".

3. En se bornant à soutenir que le commercial de la société qui lui a installé la pompe à chaleur pour laquelle elle a sollicité une subvention de l'ANAH a confirmé son éligibilité à la prime et qu'elle pense avoir été victime d'un abus de faiblesse s'agissant de l'octroi d'un prêt pour financer les travaux, Mme A ne querelle pas utilement le motif de rejet de sa demande.

4. Par suite la requête de Mme A qui ne comporte que des moyens inopérants, peut être rejetée par ordonnance en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative

O.R.D.O.N.N E :

Article 1er: La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la société l'Agence nationale de l'habitat.

Fait à Cergy le 20 août 2024.

La présidente,

signé

S. Edert

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2304246