mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2304619 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP SARTORIO LONQUEUE SAGALOVITSCH & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et mémoire complémentaire, enregistrés les 30 mars 2023 et 27 août 2024, ce mémoire n'ayant pas été communiqué, M. A F, et Mme B E, épouse F, représentés par Me Azan, demandent au tribunal dans le dernier été de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté PC 92040 22 0037 du 10 octobre 2022 par lequel le maire de la commune d'Issy-les-Moulineaux a délivré à M. C D un permis de construire, portant surélévation d'un pavillon sur la parcelle cadastrée AK 0126 sise 70 bis rue Ferdinand Buisson, ensemble la décision du 6 septembre 2023 rejetant le recours gracieux formé à son encontre ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Issy-les-Moulineaux la somme de 4 000 euros à leur verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur recours est recevable ;
- ils justifient d'un intérêt à agir suffisant contre le permis délivré ;
- les photographies jointes au dossier sont insuffisantes, dès lors qu'elles ne permettent pas d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement proche et lointain ;
- il méconnait l'article UE 7 du plan local d'urbanisme, dès lors que, d'une part, le projet se situe au-delà de la bande de constructibilité comptée à partir de l'éloignement de la rue Ferdinand Buisson ; d'autre part, le projet, qui n'est pas implanté en limite séparative, ne respecte pas les distances de retrait par rapport à la parcelle jouxtant le projet ;
- il méconnait l'article UE 12, dès lors que le projet ne prévoit pas la création de places de stationnement ;
- il méconnait l'article R. 431-10 c) du code de l'urbanisme, dès lors que les documents graphiques versés au dossier n'ont pas été suffisants pour apprécier l'insertion du projet dans son environnement ;
- il méconnaît l'article UE 3.2 du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juin 2023, M. C D, représenté par Me Rougeot, conclut à titre principal au rejet de la requête et à subsidiaire à ce que le tribunal fasse application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ou de l'article L. 600-5 de ce code et, enfin, à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable en application des dispositions de l'article R. 414-5 du code de justice administrative, dès lors que chaque pièce de la requête n'est pas transmise par un fichier distinct correspondant à l'intitulé du bordereau de pièces communiquées ; que la pièce n° 5 regroupe plusieurs pièces au sein d'un même fichier ; que le bordereau ne référence pas chacune des pièces dans l'ordre de présentation des pièces ;
- la requête est irrecevable dès lors que M. et Mme F ne justifient pas d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté du 25 août 2021 au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ; qu'une étude d'ensoleillement établit que la construction autorisée est dépourvue de toute incidence sur l'éclairement de la maison des requérants ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. et Mme F ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2023, la commune d'Issy-les-Moulineaux, représentée par Me Rivoire, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. et Mme F ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le plan local d'urbanisme de la commune d'Issy-les-Moulineaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bertoncini, président-rapporteur,
- les conclusiosn de M. Bories, rapporteur public,
- les observations orales de Me Azan, représentant M. et Mme F,
- les observations orales de Me Santangelo, représentant la commune d'Issy-les-Moulineaux,
- et les observations orales de Me Rougeot, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. Le 8 juillet 2022, M. D a déposé une demande de permis de construire portant sur la surélévation d'un pavillon situé sur la parcelle cadastrée AK 0126 située au 70 bis rue Ferdinand Buisson à Issy-les-Moulineaux. Par un arrêté en date du 10 octobre 2022, le maire d'Issy-les-Moulineaux a accordé à M. C D l'autorisation d'urbanisme sollicitée. Par la présente requête, M. et Mme F demandent l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision de rejet du recours gracieux à son encontre le 6 février 2023.
Sur la légalité de l'arrêté de permis de construire :
En ce qui concerne la complétude du dossier de permis de construire :
2. Aux termes de l'article R. 431-7 du code de l'urbanisme : " Sont joints à la demande de permis de construire : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Le projet architectural défini par l'article L. 431-2 et comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 431-8 à R. 431-12. ". Selon l'article R. 431-8 du même code : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. " L'article R. 431-10 du même code prévoit que : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ".
3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du dossier de demande de permis de construire, que ce dernier comporte différentes photographies et un document graphique d'insertion qui a permis au service instructeur d'apprécier l'environnement proche et lointain du projet litigieux et son insertion notamment par rapport aux constructions avoisinantes. A cet égard la notice précise que les propriétés qui jouxtent le terrain sur ses limites latérales sont des habitations individuelles qui constituent le paysage urbain des lieux, le plan de coupe fait apparaitre les constructions avoisinantes et le plan de masse fait apparaître les parcelles 189 et 196 dont les requérants sont propriétaires. Ainsi, le dossier de demande de permis de construire décrit avec suffisamment de précisions l'insertion du projet par rapport aux constructions avoisinantes, ainsi que l'exigent les dispositions des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-7 et du c) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le respect des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme :
5. En premier lieu, aux termes de l'article UE 7.1 du plan local d'urbanisme de la commune d'Issy-les-Moulineaux : " Dans une bande de 20 m comptée à partir de l'alignement ou du retrait ou de la marge de reculement, lorsqu'ils sont imposés : / Les constructions sont autorisées sur les limites quelles qu'elles soient si les façades sur ces limites ne comportent pas d'ouverture, ou en retrait de ces limites ; dans ce cas elles doivent s'écarter de ces limites conformément aux règles définies ci-après (.) ". L'article UE 7.2 du règlement du même plan local d'urbanisme prévoit que : " Au-delà de la bande des 20 m définie ci-dessus : / a) Les constructions sur les limites séparatives quelles qu'elles soient sont interdites sauf : / - Si elles s'adossent à une construction en bon état et de dimensions égales ou supérieures existant sur le terrain voisin et qu'elles s'insèrent dans les héberges existantes, / - Ou si leur hauteur à l'égout du toit mesuré par rapport au fonds voisin ne dépasse pas 3.20 m, avec une pente de toiture de 45° maximum, / - Et que dans ces deux cas les façades sur les limites ne comportent pas d'ouvertures. / b) Les constructions en retrait de ces limites sont autorisées. / Dans ce cas, elles doivent s'écarter de ces limites conformément aux règles définies au paragraphe 7.1. du présent article ". Aux termes de l'article 6 des dispositions générales du plan local d'urbanisme, l'alignement est défini comme " la limite commune d'un fonds privé et du domaine public ou d'un fonds privé et d'une voie privée ouverte à la circulation publique. () ".
6. Aux termes du titre I relatif aux dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme d'Issy-les-Moulineaux : " Pour les constructions existantes à la date d'approbation du PLU, régulièrement autorisées, qui ne respecteraient pas les règles du présent PLU, sont néanmoins autorisés, à condition que ces travaux n'aggravent pas le non-respect des règles du PLU : / • les extensions du bâti existant ; / • les surélévations, au maximum dans la limite des murs existants ". Selon le lexique du plan local d'urbanisme : " Extension - surélévation : Il s'agit d'une construction destinée à faire partie intégrante d'un bâtiment préexistant notamment par une communauté d'accès et de circulation intérieure ou une contiguïté de volume. Les surélévations constituent des extensions ".
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige est implanté sur la limite séparative dans la bande de constructibilité de 20 mètres mais également au-delà de cette bande à partir de l'alignement prévu de la rue Ferdinand Buisson. Toutefois, le permis de construire querellé ne porte pas sur l'édification d'une construction neuve mais sur la surélévation d'un pavillon existant qui a été régulièrement autorisé mais qui, ainsi qu'il vient d'être dit, ne respecte plus les règles du plan local d'urbanisme en vigueur. A cet égard, en application des dispositions précités au point 6 ci-dessus, une surélévation est autorisée dans la limite des murs existants et à condition que les travaux n'aggravent pas le non-respect des règles du plan local d'urbanisme. Or, pour l'application des règles de prospect prévues par les dispositions précitées de l'article 7 de la zone UE du plan local d'urbanisme d'Issy-les-Moulineaux, qui sont définies en fonction de la présence et de la nature des baies que comporte la façade ou partie de façade à édifier et sont indépendantes de la hauteur des constructions, des travaux tendant à la surélévation au droit d'un bâtiment implanté en méconnaissance des dispositions de l'article UE 7 doivent être regardés comme n'aggravant pas cette non-conformité si la façade des niveaux créés ne comporte pas de baie ou d'ouverture constituant une vue. En l'espèce, ni la façade implantée sur la limite séparative, ni la surélévation de cette façade ne comportent de baie ou d'ouverture, les baies créées l'étant exclusivement sur la façade opposée donnant sur le jardin du pétitionnaire, les vélux apposés sur le toit, à pente douce, n'étant pas orientés vers la propriété voisine. Dans ces conditions, le projet autorisé ne peut, eu égard à ses caractéristiques, être regardé comme aggravant la non-conformité de la construction aux règles prévues par ces dispositions.
8. D'autre part, les requérants soutiennent que, sur la façade Est, le projet ne s'adosserait pas sur un mur mitoyen mais un mur appartenant entièrement à M. D de telle sorte que, dans la bande des 20 mètres, il ne serait pas implanté en limite séparative mais en retrait, en méconnaissance des dispositions précitées du plan local d'urbanisme fixant la distance minimale par rapport aux limites séparatives. Toutefois, outre que les requérants n'apportent aucun élément de nature à démontrer que le mur litigieux ne serait pas mitoyen, ainsi qu'il a été dit précédemment, la surélévation autorisée ne peut, eu égard à ses caractéristiques et à l'objet des règles de prospect rappelées ci-avant, être regardée comme aggravant la non-conformité de la construction aux règles prévues par ces dispositions.
9. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article UE 7 du règlement du plan local d'urbanisme de Montmagny doit être écarté dans ses deux branches.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article UE 12 du plan local d'urbanisme : " () / 12.2. Surfaces de stationnement à réaliser / 12.2.1 - Le stationnement des véhicules motorisés selon l'affectation / - Autres logements (surfaces minimales) : / • Constructions de 2 logements et moins: / - 1 place pour tout logement de moins de 100 m2 de surface de plancher / - 1 place supplémentaire par tranche entamée de 100 m2 de surface de plancher pour tout logement de plus de 100 m2 : () 12.2.2 - Les stationnements vélos / L'espace destiné au stationnement de deux roues possède les caractéristiques minimales suivantes : / - pour les bâtiments à usage principal d'habitation, l'espace possède une superficie de 0,75 m2 par logement jusqu'à deux pièces principales et 1,5 m2 par logement dans les autres cas, avec une superficie minimale de 3 m2 ; () / Les surfaces prises en compte dans le calcul des aires de stationnement pour les deux roues sont celles des planchers mais aussi les surfaces verticales, (mezzanines, racks,) spécialement aménagés à cet effet. () / 12.3 - Lors de toute opération d'extension ou de changement de destination de locaux, des aires de stationnement doivent être réalisées conformément aux normes fixées au paragraphe 12.1 et 12.2, correspondant à la différence entre les besoins théoriques anciens et les besoins théoriques nouveaux ".
11. Pour l'application de cette règle, des travaux entrepris sur un immeuble existant qui n'impliquent pas la création de nouveaux logements mais seulement l'extension de logements existants doivent être regardés comme étrangers aux dispositions d'un plan local d'urbanisme imposant un nombre minimal de places de stationnement par logement. En outre, s'il est vrai que l'article 12.3 précité prévoit qu'à l'occasion d'une opération d'extension des aires de stationnement doivent être réalisées conformément aux normes fixées au paragraphe 12.1 et 12.2, correspondant à la différence entre les besoins théoriques anciens et les besoins théoriques nouveaux, il ressort des pièces du dossier que le projet de surélévation dont s'agit porte sur la création de 37 m² de surface de plancher de telle sorte qu'il n'implique en lui-même la création d'aucune nouvelle place de stationnement. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UE 12 du règlement de plan local d'urbanisme ne saurait être accueilli.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article UE 3 du plan local d'urbanisme relatif aux accès et voiries : " () 3.2 Accès () La largeur des voies d'accès ne peut être inférieure à 3,50 m sauf si un accès pompier ou une borne d'incendie est situé(e) à moins de 50 m des constructions projetées, mesurés dans ces voies () ".
13. Il ne ressort des pièces du dossier ni que la voie d'accès à la parcelle du projet autorisé, constituée par la rue Ferdinand Buisson, mesurerait moins de 3,50 mètres de large, ni que la borne incendie située à l'angle de la rue d'Arménie et de la rue de Verdun serait quant à elle implantée à près de 100 mètres du projet. En tout état de cause, les dispositions précitées de l'article 3.2 de la zone UE du règlement du plan local d'urbanisme de Montmagny n'ont pas vocation à s'appliquer à des travaux entrepris sur un immeuble existant qui n'impliquent pas la création de nouveaux logements. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. et Mme F doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Issy-les-Moulineaux, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme F demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
16. Par ailleurs, dans les circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. D et de la commune d'Issy-les-Moulineaux présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A F, et Mme B E, épouse F est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de M. D et de la commune d'Issy-les-Moulineaux présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à A F, et Mme B E, épouse F, à M. C D et à la commune d'Issy-les-Moulineaux.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.
Le président-rapporteur,
signé
T. BertonciniL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
signé
Z. Saïh
La greffière,
signé
N. Magen
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026