lundi 2 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2304974 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 11 avril 2023 et le 29 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Tagne, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du jury de master 2 de sciences politiques de l'université de Paris Nanterre en date du 10 février 2023 en tant qu'il lui a attribué une note de 0 à l'épreuve d'anglais et une mention assez bien ;
2°) d'enjoindre au président de l'université de Paris Nanterre de lui attribuer une autre note au besoin après avoir corrigé à nouveau la copie de son épreuve écrite d'anglais ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- le jury n'aurait pas dû lui attribuer la note de zéro ;
- en refusant d'organiser une deuxième session d'anglais, le jury a méconnu le règlement de l'université Paris Nanterre ;
- la décision du jury est entachée méconnaissance de l'article D. 636-21-9 du code de l'éducation ;
- elle a dû effectuer de nombreux déplacements à l'université, perturbant le bon déroulement de sa scolarité 2022/2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.;() ".
2. En premier lieu, si Mme B conteste la note de 0/20 qui lui a été attribuée à l'épreuve d'anglais, l'appréciation faite par le jury qui concerne le mérite de sa prestation, est souveraine et ne saurait, dès lors, être utilement discutée devant le juge administratif. Le moyen est inopérant et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, si Mme B fait valoir que l'université Paris Nanterre aurait dû organiser une seconde évaluation ou une seconde lecture de sa copie pour lui permettre de valider son unité d'enseignement " développer ses compétences linguistiques ", elle n'invoque aucune disposition du règlement des examens de l'université de Paris Nanterre à l'appui de ses allégations. Par suite le moyen n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
4. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article D. 636-21-9 du code de l'éducation lequel s'appliquant aux études d'orthophonie est inopérant et doit être écarté.
5. En quatrième lieu, la circonstance que Mme B ait dû se rendre à de nombreuses reprises à l'université ce qui aurait perturbé son année scolaire 2022/2023 est sans incidence sur la décision attaquée. Le moyen est inopérant et doit être écarté.
6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de Mme B peut être rejetée par voie d'ordonnance en toutes ses conclusions en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'Université Paris Nanterre.
Fait à Cergy, le 2 septembre 2024.
La présidente,
signé
S. Edert
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2304974 2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026