mardi 23 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2306431 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CABINET SPHERANCE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mai 2023, M. C A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 avril 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de 45 jours, renouvelable une fois.
Il soutient que :
- l'arrêté du 5 avril 2023 méconnait son droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors qu'il réside en France depuis 1991 et qu'il est père de deux enfants français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mai 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Le président du tribunal a désigné M. B comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers et des décisions relatives à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter, VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique du 15 mai 2023.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant algérien né le 24 juillet 1979, M. C A déclare être entré en France en 1991. Le 16 septembre 2022, il a sollicité le renouvellement de son certificat de résidence algérien qui lui avait délivré en juillet 2018 en qualité de parent d'enfant français. Par un arrêté du 5 avril 2023 le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un arrêté du 17 avril 2023, le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de 45 jours, renouvelable une fois. M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés qui lui ont été notifiés par voie administrative le 11 mai 2023.
2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
3. M. A soutient qu'il réside en France depuis 1991 et qu'il est père de deux enfants français. Toutefois, il ne produit aucune pièce au soutien de ses allégations et ne démontre donc ni la réalité d'un séjour habituel et continue en France depuis sa date d'entrée alléguée, ni l'existence d'attaches familiales sur le territoire français, ni qu'il contribuerait à l'entretien et à l'éduction d'un enfant français. En outre, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été condamné le 13 juin 2000 à 3 mois d'emprisonnement pour vol en réunion et entrée ou séjour irrégulier d'un étranger en France, le 23 février 2005 à 3 mois d'emprisonnement pour vol en réunion et obtention frauduleuse de document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation, entrée ou séjour irrégulier d'un étranger en France, le même jour à 1 mois d'emprisonnement pour prise du nom d'un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui, le 28 avril 2006 à 6 mois d'emprisonnement pour vol (récidive), entrée ou séjour irrégulier d'un étranger en France et soustraction à l'exécution d'une mesure de reconduite à la frontière, le 26 décembre 2006 à 1 an d'emprisonnement pour vol, recel de bien provenant d'un vol, entrée ou séjour irrégulier d'un étranger en France et soustraction à l'exécution d'une mesure de reconduite à la frontière, le 19 décembre 2007 à 4 ans d'emprisonnement pour vol aggravé par deux circonstances (récidive de tentative), le 4 juillet 2011 à 1 an 6 mois d'emprisonnement pour faux dans un document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation, usage de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation, vol (récidive), pénétration non autorisée sur le territoire national après interdiction et entrée ou séjour irrégulier d'un étranger en France (récidive), et 3 mois d'emprisonnement pour prise du nom d'un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui, le 20 juin 2016 à 1 an 6 mois d'emprisonnement dont 6 mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant 2 ans pour vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance (récidive) et vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance (récidive de tentative), le 24 juin 2016 à 6 mois d'emprisonnement pour vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance, le 27 juin 2017 à 6 mois d'emprisonnement pour vol (tentative) et vol, le 22 mai 2018 à 7 mois d'emprisonnement pour vol dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt (récidive), le 28 juin 2018 à 1 mois d'emprisonnement pour prise du nom d'un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui (récidive), et 5 mois d'emprisonnement pour conduite d'un véhicule sans permis (récidive), détention frauduleuse de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation, recel de bien provenant d'un vol et usage de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation (récidive), le 28 juin 2018 à 5 mois d'emprisonnement pour détention frauduleuse de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation (récidive), usage de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation (récidive), conduite d'un véhicule sans permis (récidive) et recel de bien provenant d'un vol, le même jour à 1 mois d'emprisonnement pour prise du nom d'un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui (récidive), le 11 octobre 2018 à 600 euros d'amende pour circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance et conduite d'un véhicule sans permis, le 23 janvier 2019 à
10 mois d'emprisonnement pour vol, recel de bien provenant d'un vol, conduite d'un véhicule sans permis et conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, le 3 juillet 2019 à 6 mois d'emprisonnement pour vol (récidive), le 24 septembre 2019 à 10 mois d'emprisonnement pour vol, le 16 avril 2021 à 1 an d'emprisonnement dont 4 mois avec sursis probatoire pendant 2 ans pour dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, appels téléphoniques malveillants réitérés par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et menace de mort réitérée commise par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, le 5 janvier 2022 à 8 mois d'emprisonnement pour appels téléphoniques malveillants réitérés par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et menace de mort réitérée (récidive) et le 6 janvier 2022 à 10 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant 2 ans pour escroquerie (récidive) et vol (récidive). Par suite, eu égard à ces 20 condamnations pénales, dont les dernières ont été commises postérieurement à la délivrance du titre de séjour dont le renouvellement était sollicité, M. A ne justifie d'aucune intégration au sein de la société française et le préfet des Hauts-de-Seine est fondé à retenir que sa présence en France constitue une menace à l'ordre public. En outre, le requérant n'établit pas qu'il serait dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet des
Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2023.
Le magistrat désigné,
signé
D. BLa greffière,
signé
O. El Moctar
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui les concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026