Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2307128

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2307128
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCAPSTAN LMS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre du travail du 9 mars 2023 autorisant le transfert de son contrat de travail. Le requérant soutenait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d’appréciation et un lien entre la demande d’autorisation et son mandat. Par un mémoire du 18 septembre 2024, M. C s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 7 novembre 2024, sans examiner le fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 mai et 5 octobre 2023 et le 23 janvier 2024, M. D C, représenté par Me Gstalder, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 mars 2023 par laquelle le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a annulé la décision de l'inspecteur du travail du 27 juin 2022, a retiré la décision implicite née le 26 novembre 2022 de rejet du recours hiérarchique formé par la société Altran technologies et a autorisé le transfert d'un contrat de travail ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que le ministre considère à tort que les projets de recherches Altran research font partie de la branche transférée et dès lors que M. C n'est pas rattaché à ce projet de recherche ;

- la demande d'autorisation de transfert de contrat de travail présente un lien avec le mandat.

Par un mémoire enregistré le 18 septembre 2024, M. C a déclaré se désister de sa requête.

Par deux mémoires enregistrés le 20 octobre et le 8 novembre 2023, la société Altran technologies, représentée par Me Aknin, conclut au rejet de la requête.

La requête a été communiquée au ministre du travail, de la santé et des solidarités qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bourragué,

- et les conclusions de Mme B, rapporteuse publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 18 septembre 2024, M. C a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D É C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. C de la requête.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à la ministre du travail et de l'emploi et à la société Altran technologies.

Copie en sera adressée au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Thobaty, président,

M. Bourragué, premier conseiller,

Mme Goudenèche, conseillère,

Assistés de Mme Nimax, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.

Le rapporteur,

signé

S. BourraguéLe président,

signé

G. Thobaty

La greffière,

signé

S. Nimax

La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.