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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2307545

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2307545

lundi 11 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2307545
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationPole Social (JU)
Avocat requérantCABINET HUG & ABOUKHATER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mai 2023, M. A B, représenté par

Me Hug, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 31 août 2022 par laquelle la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine a refusé de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente au titre du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de reconnaître comme prioritaire et urgente sa demande de logement social ou, à défaut, de procéder au réexamen de son dossier dans les plus brefs délais ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et autoriser Me Hug à en poursuivre directement le recouvrement.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un vice de procédure ;

- elle a été prise en violation des articles L. 114-5, L. 114-5-1 et L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que la commission de médiation ne lui a pas fait parvenir de demande de régularisation de son recours ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il est dépourvu de logement et est hébergé en structure d'hébergement depuis plus de 18 mois.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir à titre principal, que le recours contentieux est forclos, à titre subsidiaire que le recours amiable de M. B est trop récent compte-tenu des démarches préalablement entreprises et à titre complémentaire que la demande de logement social du requérant a été radiée le 9 avril 2023, privant ainsi le recours de son objet.

Par un mémoire enregistré le 5 février 2024, le préfet des Hauts-de-Seine informe le tribunal de ce qu'une décision favorable à la demande de M. B est intervenue le 26 octobre 2022.

Par un courrier en date du 8 février 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la requête dès lors que, par une décision en date du 26 octobre 2022, antérieure à l'introduction de la requête, la commission de médiation a fait droit à la demande de M. B.

Vu :

- la décision attaquée ;

- la décision en date du 9 janvier 2023 par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Pontoise a accordé le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à M. B ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Lepetit-Collin, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique du 26 février 2024, le rapport de Mme Lepetit-Collin, magistrate désignée.

La clôture de l'instruction a été prononcée après appel de l'affaire à l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a saisi, le 11 mai 2022, la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine en vue de la reconnaissance du caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement social en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le requérant demande au tribunal d'annuler la décision du 31 août 2022 par laquelle la commission de médiation a rejeté son recours amiable.

2. Toutefois, par une décision en date du 26 octobre 2022 produite par le préfet des Hauts-de-Seine et antérieure à l'introduction de la requête, la commission de médiation a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement social de l'intéressé. Par suite, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision du 31 août 2022 sont irrecevables doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction ainsi que, dans les circonstances de l'espèce, des conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Hug et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mars 2024.

La magistrate désignée,La greffière,

signé signé

H. Lepetit-CollinC. Mas

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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