vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2308457 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LEOUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 juin 2023, M. F B demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable une fois ;
4°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder à l'effacement de son signalement au sein du système d'information Schengen ;
Il soutient que :
- les arrêtés attaqués ont été pris par une autorité incompétente ;
- ils sont entachés d'un défaut de motivation°;
- ils sont entachés d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- ils sont entachés d'une erreur de droit ;
- ils sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- ils méconnaissent l'intérêt supérieur de son enfant :
- ils méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- ils méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par un mémoire en défense enregistré le 23 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut à l'irrecevabilité pour tardiveté des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 juin 2023 et au rejet des autres conclusions.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Robert comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers et des décisions relatives à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter, VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 26 juin 2023 :
- le rapport de M. Robert, magistrat désigné ;
- les observations de Me Leoue, avocate commise d'office, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise, d'une part, que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 juin 2023 sont recevables dès lors que cet arrêté a été notifié au requérant par voie administrative lors sa garde à vue, qu'il a ensuite été placé dans un centre de rétention administrative et que le recours a été déposé dès sa sortie de ce centre, et, d'autre part, que le requérant ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il est entré en France avant l'âge de 13 ans ;
- les observations de M. B, qui précise qu'il réside en France depuis 20 ans, qu'il est dépourvu d'attaches dans son pays d'origine et que l'assignation à résidence n'est pas compatible avec son activité professionnelle ;
- le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré, enregistrée au greffe du tribunal le 27 juin 2023, a été présentée pour M. B. Elle n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant marocain né le 23 juin 1991, M. F B déclare être entré en France en 2003. Titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable du 15 janvier 2018 au 14 septembre 2022, l'intéressé a été mis en possession d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ayant expiré le 2 mai 2023. Interpellé le 18 juin 2023 pour des faits de menaces de mort à l'encontre d'un voisin, le requérant a fait l'objet, le jour-même, d'un arrêté par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un arrêté du 20 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de 45 jours renouvelable une fois. M. B demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Selon les termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement des dispositions citées au point précédent.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
4. Aux termes de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure. () ". Aux termes de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " () II. - Conformément aux dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément. Cette notification fait courir ce même délai pour demander la suspension de l'exécution de la décision d'éloignement dans les conditions prévues à l'article L. 752-5 du même code ". Aux termes de l'article R. 776-19 du code de justice administrative : " Si, au moment de la notification d'une décision mentionnée à l'article L. 776-1, l'étranger est retenu par l'autorité administrative, sa requête peut valablement être déposée, dans le délai de recours contentieux, auprès de ladite autorité administrative. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 18 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a fait obligation à M. B de quitter le territoire français sans délai, lequel comporte la mention des voies et délais de recours, a été notifié à M. B par voie administrative le 18 juin à 21h40. Si l'intéressé soutient qu'il a ensuite été placé dans un centre de rétention administrative où il ne lui aurait pas été possible de présenter un recours contre cet arrêté, il ressort des pièces du dossier que cette rétention administrative a pris fin au plus tard le 20 juin 2023 à 13h23, date et heure de notification de l'arrêté portant assignation à résidence. Par suite, outre le fait qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que les conditions de sa rétention administrative ne lui auraient pas permis de déposer une requête auprès de l'autorité administrative dans les conditions prévues par les dispositions de l'article R. 776-19 du code de justice administrative, M. B a quitté le centre de rétention administrative alors que le délai de recours de quarante-huit heures prévu par les dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas expiré. Dans ces conditions, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 juin 2023, enregistrées le 21 juin 2023, soit après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures qui lui était imparti, sont donc tardives. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. En premier lieu les moyens tirés de ce que l'arrêté du 20 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a assigné M. B à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable une fois, serait entaché d'une erreur de droit, méconnaitrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'intérêt supérieur de son enfant ne sont pas assortis des précisions permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que M. B est sans charge de famille.
7. En deuxième lieu, l'arrêté du 20 juin 2023 a été signé par M. A D, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement qui avait reçu, par un arrêté n°2023-039 du 5 mai 2023 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de l'État dans les Hauts-de-Seine le 9 mai 2023, une délégation à cette fin, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, directrice des migrations et de l'intégration. Il n'est pas établi que Mme C n'aurait pas été absente ou empêchée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté en litige doit être écarté.
8. En troisième lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Et l'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
9. En l'espèce, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont son article L. 731-1, et le code des relations entre le public et l'administration. Il vise également les circonstances de faits propres à la situation de M. B notamment qu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hauts-de-Seine le 18 juin 2023, qu'il est connu défavorablement des services de police pour des faits de menaces réitérées de délit contre les personnes, vols, conduite sous l'empire de stupéfiants, refus d'obtempérer, dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, refus de se soumettre aux vérifications relatives au véhicule, détention de stupéfiants, recel, conduite sans permis, outrage à une personne chargée d'une mission de service public, trafic et revente de stupéfiants, violences volontaires avec arme et conduite sous l'empire d'un état alcoolique, qu'il est célibataire et sans charge de famille, qu'il n'établit, ni n'allègue, être dépourvu de toutes attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, que, par suite, ses liens personnels et familiaux en France ne peuvent être regardés comme suffisamment anciens, intenses et stables. En outre, l'arrêté attaqué précise que M. B détient un passeport, mais qu'il est nécessaire de prévoir l'organisation matérielle de son départ, et qu'il ne peut quitter immédiatement le territoire français, mais que son éloignement demeure une perspective raisonnable. Dès lors, l'arrêté litigieux comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de sa motivation doit être écarté.
10. En quatrième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé, avant son édiction, à l'examen particulier de la situation personnelle de M. B.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
12. Si M. B soutient exercer régulièrement des missions d'intérim en qualité de cariste et d'agent d'exploitation, il n'apporte aucune précision sur ses éventuelles missions, lieux et horaires de travail pendant la période d'assignation à résidence et n'allègue pas que ceux-ci seraient incompatibles avec la mesure attaquée. En outre, il ressort des pièces du dossier que le requérant est célibataire et sans charge de famille. Dans ces conditions, M. B, qui déclare résider à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, ne fait état d'aucune circonstance propre à sa situation qui permettrait d'estimer que la mesure d'assignation à résidence dans ce département prise à son encontre avec obligation d'être présent à son domicile le vendredi de 19h à 20h et le samedi de 8 à 10h, ainsi que de se présenter chaque lundi, mercredi et vendredi, sauf les jours fériés, à 10h00 au commissariat de Gennevilliers présenterait un caractère disproportionné. Au surplus, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que les horaires précités pourront être modifiés par l'administration sur justification, par l'intéressé, d'impératifs de vie privée et familiale et qu'il dispose de la possibilité de solliciter du préfet l'autorisation de se déplacer en dehors des limites du département des Hauts-de-Seine. Par suite, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. M. B soutient qu'il réside en France depuis 20 ans et que le centre de ses intérêts privés et familiaux se situe désormais sur le territoire français. Toutefois, l'arrêté attaqué n'a pas pour objet d'obliger le requérant à quitter le territoire français. En outre, M. B, qui est célibataire et sans charge de famille, n'établit pas que les modalités de l'assignation à résidence porteraient une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale eu égard aux buts poursuivis par cette mesure. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine a, en l'assignant à résidence dans ce département pour une durée de 45 jours renouvelable une fois, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention précitée. Dès lors, le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B est doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B est et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2023.
Le magistrat désigné,
signé
D. Robert La greffière,
signé
M. E La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 23084572
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026