lundi 31 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2310100 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 juillet 2023 au tribunal administratif de Versailles et transmise au greffe du tribunal de céans le 26 juillet 2023 sous le n° 2310100, le centre régional des oeuvres universitaires et scolaires de l'académie de Versailles demande au juge des référés, d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative en vue de se faire communiquer tout document utile à sa mission, de constater l'importance des dégagements de gaz hydrogène sulfuré (H2S), l'obstruction des canalisations responsables de l'accumulation des gaz et l'état de corrosion des éléments métalliques relatifs à la tuyauterie et aux installations frigorifiques au sein du restaurant universitaire le Parc, sis 5 rue du Parc à Cergy (95000).
Il soutient que :
- à la suite des travaux de réhabilitation et de restructuration entre le 25 mai 2020 et le 13 mai 2022, il a été constaté un dégagement de gaz d'hydrogène sulfuré (H2S) au sein du restaurant universitaire, provoquant des malaises et maux de tête des occupants des lieux ;
- dans la perspective d'un litige devant la juridiction administrative en responsabilité, un constat est utile pour déterminer certains désordres ;
- compte tenu de la technicité des constatations nécessaires (mesure de taux de gaz, identification des zones bouchées empêchant son évacuation, mesure de degré de corrosion des installations), un simple constat par commissaire de justice est insuffisant ;
- la mesure d'expertise est urgente car la situation actuelle compromet gravement la santé et la sécurité des occupants, usagers et exploitants et doit être réalisée dans un délai extrêmement bref pour ne pas compromettre la rentrée scolaire.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Huon, vice-président du tribunal, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation des faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction () ". Le constat judiciaire ordonné sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative précité est une pure constatation des faits et des désordres sans aucune recherche de causalité et de remèdes. Le constat judiciaire doit ainsi être effectué dans un délai court par l'expert désigné et ne peut donc être assimilé à la mission d'expertise judiciaire de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
2. La mesure que les dispositions précitées de l'article R. 531-1 du code de justice administrative permettent d'ordonner a pour seul objet de permettre la constatation de faits matériels, ce qui implique, en particulier, qu'il ne relève pas de la mission d'un expert, dans le cadre d'un constat, de se faire communiquer des documents en vue de les analyser, de porter une appréciation sur ceux-ci ou de prescrire des mesures techniques complémentaires.
3. En l'espèce, la demande présentée par le centre régional des oeuvres universitaires et scolaires de l'académie de Versailles entre dans le champs d'application des dispositions précitées. Il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance. En revanche, il résulte de ce qui a été dit au point 2. qu'il n'y a pas lieu de prévoir que l'expert puisse se faire communiquer des documents.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B A, exerçant 26, rue Francoeur à Paris (75018), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
- se rendre sur les lieux, restaurant universitaire le Parc, sis 5 rue du Parc à Cergy (95000), visiter l'établissement ;
- constater le dégagement de gaz hydrogène sulfuré (H2S) au sein du restaurant, indiquer si les taux qui se dégagent, excèdent les conditions d'exploitation normale ;
- constater l'état de corrosion des éléments métalliques (tuyauterie) et l'ensemble des installations frigorifiques ;
- identifier les zones bouchées empêchant l'évacuation du gaz.
- faire toutes les observations qu'il estimerait utile pour l'information du tribunal dans la limite de la mission ci-dessus définie.
L'expertise se déroulera contradictoirement en présence de la société Graal Architecture, de la société I+A Laboratoire des structures, de la société Choulet Ingénierie, de la société Krown, de la société BSMG-LTDF, de la société Modern Restauration Gestion (MRG).
Article 2 : L'expert déposera, dans les meilleurs délais, son rapport au greffe par voie électronique. A cette fin, l'expert communiquera au greffe de la juridiction l'adresse électronique à laquelle les transmissions lui sont valablement faites et par laquelle il communique avec la juridiction. Il notifiera aux parties des copies du rapport dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au centre régional des oeuvres universitaires et scolaires de l'académie de Versailles, à la société Graal Architecture, à la société I+A Laboratoire des structures, à la société Choulet Ingénierie, à la société Krown, à la société BSMG-LTDF, à la société Modern Restauration Gestion (MRG) et M. A, expert.
Fait à Cergy, le 31 juillet 2023.
Le juge des référés,
Signé
C. HUON
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602914
Le tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les demandes de M. A... B..., ressortissant tunisien, visant à l’annulation d’un arrêté préfectoral du 8 mai 2026 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et d’un arrêté du 12 mai 2026 l’assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602912
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté préfectoral du 5 mai 2026 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a estimé que l'interdiction de retour, fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602898
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 23 février 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois, ainsi que le refus d'aménagement par un éthylotest antidémarrage. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance de l'article R. 224-6 du code de la route) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602803
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, était saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés du 6 mai 2026 du préfet de la Seine-Maritime portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence. Le préfet a toutefois retiré ces arrêtés par un arrêté du 22 mai 2026, rendant la requête sans objet. En conséquence, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de M. B.... Il a néanmoins admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a rejeté sa demande de frais de justice, faute de justificatifs.
01/06/2026