mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2310187 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 10ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET MONCONDUIT ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire complémentaire enregistrés, le 27 juillet 2023, le 4 septembre 2023 et le 3 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Monconduit, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2023, par lequel le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise ou au préfet territorialement compétent, à titre principal, de lui délivrer, dans un délai d'un mois courant à compter de la notification du jugement à intervenir, une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans la même condition de délai, et, dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans un délai de sept jours à compter de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation caractérisant une erreur de droit ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de l'absence de la saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'erreur de droit, le préfet s'étant estimé à tort lié par l'avis de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation e méconnait de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnait les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête et transmet les pièces constitutives du dossier.
Par une ordonnance du 10 août 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes, signée à Bamako le 26 septembre 1994 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Charlery, rapporteure ;
- et les observations de Me Suntroye, substituant Me Monconduit, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant malien, né le 21 avril 1980, déclare être entré en France en janvier 2003. Le 19 avril 2022, il a sollicité son admission au séjour dans le cadre des dispositions de l'article 5 de la convention franco-malienne susvisée. Par un arrêté du 23 juin 2023, le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays d'éloignement et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. A sollicite l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Et l'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
3. En l'espèce, la décision en litige vise les textes dont il est fait application, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celui des relations entre le public et l'administration. Le préfet du Val-d'Oise souligne que le requérant a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article 5 de la convention franco-malienne mais que ce dernier ne justifie pas d'un visa de long séjour ni d'un contrat de travail visé. Le préfet souligne ensuite que M. A qui déclare résider en France depuis 2003 et y travailler depuis 2015 ne justifie pas de sa présence habituelle depuis plus de dix ans ni de la réalité et de la pérennité de son emploi, de sorte qu'il ne peut pas bénéficier d'une régularisation de sa situation. En outre, le préfet précise que M. A est célibataire, sans charge de famille et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine ou résident son père et sa fratrie et où il a vécu jusqu'à l'âge de 22 ans. Dès lors, le préfet, qui n'avait pas à énoncer l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, a suffisamment motivé en droit et en fait la décision portant refus de séjour. La circonstance que le préfet se serait mépris sur le fondement de la demande, en l'examinant principalement au regard de l'article 5 de l'Accord franco-malien, au demeurant non établie, est sans incidence sur la suffisance de la motivation, en tant qu'elle concerne le bien-fondé de l'appréciation portée par le préfet sur la demande. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de refus de titre de séjour doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, au regard notamment des éléments de motivation de la décision en litige énoncés au point précédent du présent jugement, que le préfet du Val-d'Oise aurait procédé à un examen insuffisant de la situation de M. A.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ".
6. D'une part, le requérant ne justifie pas, par les seules pièces produites, notamment par un avis d'imposition sur les revenus 2013 dont il ressort que les revenus déclarés sont nuls et par une demande de souscription à un livret A, non datée, qu'il aurait résidé habituellement sur le territoire français entre mai 2013 et avril 2014. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.
7. D'autre part, M. A soutient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'admission exceptionnelle au séjour dès lors qu'il justifie de plus de cinq années d'emploi au sein d'une profession sous tension et de 63 bulletins de salaire. Toutefois, si l'intéressé établit par la production de différents bulletins de salaire et contrats de travail, avoir travaillé entre le 3 novembre 2015 et le 3 février 2016 pour la société " actif plus ", entre le 14 décembre 2017 et le 15 février 2018 pour la société " Proman ", entre le 15 février 2017 au 28 février 2018, pour la société " Alésia ", entre le 23 avril 2018 et le 21 juin 2018 pour la société " MAS 78 " et entre le 20 février 2019 et le 29 mars 2019, pour la société " PFI ", ces différents contrats correspondent à des missions courtes d'intérim, dont une partie correspond par ailleurs à du temps partiel. Si, par la suite, M. A justifie avoir bénéficié de trois contrats à durée indéterminée, un au sein de l'entreprise " SAS Tera ", un au sein de la société " RAM BAT ", et un au sein de la société " Any Bat ", il ne justifie toutefois, au cours de ces cinq dernières années de présence sur le territoire français, que d'une durée de travail de 3 ans et 8 mois. En outre, s'il justifie être employé dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée depuis le 1er avril 2022 au sein de la société " Any Bat ", à temps complet, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé cumule de nombreuses heures d'absence. Ainsi, il ressort des bulletins de salaire produits par l'intéressé que M. A a eu 151 heures d'absence pour le mois de mai 2023, 81 heures d'absence en avril 2024 ou encore 42 heures en février 2023. Dans ces conditions, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, si le requérant fait valoir que le préfet se serait estimé à tort, lié par l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère rendu le 5 avril 2023, il ressort du courrier du 5 avril 2023 de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère, produit en défense par le préfet, que cette dernière, en l'absence de pièces suffisantes, a informé la préfecture de son impossibilité de donner un avis, de sorte que le préfet ne pouvait se fonder sur un avis inexistant. Au surplus, si le préfet a mentionné dans son arrêté la réponse du service de la main d'œuvre étrangère, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que, pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour, il s'est fondé sur les circonstances que le courrier qu'il a lui-même envoyé le 6 avril 2023 lui a été retourné, que la durée de séjour de l'intéressé n'est pas établie, notamment pour la période précédant avril 2014 et que l'expérience professionnelle n'est pas non plus établie, pour la période d'avril 2022 à février 2023, faute de pièces suffisamment probantes. Dans ces circonstances, le moyen tiré de ce que le préfet se serait estimé à tort, lié par l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère ne peut qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, M. A soutient que le préfet a commis une erreur de fait en énonçant que son employeur n'avait pas répondu aux demandes de pièces complémentaires de la plateforme de la main d'œuvre étrangère et de la préfecture alors que les demandes de pièces complémentaires avaient été envoyées à une mauvaise adresse. S'il ressort de l'extrait Kbis produit par le requérant que le courrier de la préfecture a été envoyé à l'ancienne adresse de la société, de sorte que l'employeur qui n'était pas informé de ce courrier ne pouvait y répondre, cette erreur vénielle apparait sans incidence sur la décision attaquée, dès lors que la décision de refus de titre de séjour est fondée sur l'absence de justification de l'expérience professionnelle pour la période d'avril 2022 à février 2023 et que la demande du préfet ne concernait pas cette période de travail mais seulement le document d'identité avec lequel M. A avait été embauché. Par conséquent, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait pris une décision différente en obtenant une réponse de l'employeur à sa demande. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit donc être écarté.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
11. Pour soutenir que la décision de refus de titre de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, M. A fait valoir qu'il réside en France depuis plus de vingt ans, qu'il justifie d'une insertion professionnelle longue et stable et qu'il entretient des liens très forts avec son frère et différents oncles, tantes et cousins qui sont en situation régulière en France. Toutefois, la seule durée de présence sur le territoire n'est pas suffisante pour établir qu'il aurait installé en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux. En outre, si l'intéressé entend se prévaloir de la présence de membres de sa famille en France, il ressort de la fiche de salle produite en défense par le préfet que M. A n'a pas déclaré avoir de famille en France alors qu'il a déclaré être célibataire et sans enfants et a aussi déclaré la présence de son père ainsi que de trois frères et deux sœurs dans son pays d'origine. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. Il résulte de ce qui précède que, la décision de refus de séjour n'étant pas illégale, le moyen dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français par la voie de l'exception d'illégalité doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen dirigé contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français par la voie de l'exception d'illégalité doit être écarté.
14. En deuxième lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () les décisions d'interdiction de retour () prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
15. En l'espèce, la décision en litige vise les textes dont il fait application, notamment les articles L 612-6 à L 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que le requérant et a déjà fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français, respectivement en 2015 et en 2017, mesures qu'il n'a pas mises en œuvre. Dès lors, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français répond aux exigences de motivation posées par l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
16. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français / Il en est de même pour l'édiction de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
17. En l'espèce, le préfet du Val-d'Oise a prononcé à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans au motif que l'intéressé a déjà fait l'objet de deux précédentes obligations de quitter le territoire français qu'il n'a pas mises à exécution. Dès lors, et alors même que l'intéressée ne constitue pas une menace à l'ordre public M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en prenant à son encontre une décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, le préfet du Val-d'Oise aurait méconnu les dispositions précitées et entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
18. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées. Par suite, doivent également être rejetées les conclusions aux fins d'injonction, de même que celles présentées au titre des frais liés à l'instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 24 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ouillon, président,
Mme Charlery, première conseillère,
M. Jacquelin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2024.
La rapporteure,
signé
C. Charlery
Le président,
signé
S. Ouillon La greffière,
signé
M-J. Ambroise
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2310187
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026