mercredi 13 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2310999 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 août 2023, M. A B, représenté par Me Malik, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision en date du 7 juillet 2023 par laquelle le maire de la commune de Gonesse a procédé à la suppression du poste qu'il occupait ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Gonesse la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision attaquée le place dans une situation précaire en ce qu'il ne fait plus partie des effectifs de la commune de Gonesse, qu'il n'a pas été muté sur un autre poste et qu'il se trouve privé de sa rémunération ;
- il existe plusieurs moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 542-2 du code général de la fonction publique, dès lors que la commune de Gonesse n'a pas saisi le comité social territorial pour avis ;
- elle méconnaît les droits de la défense, dès lors qu'il n'a pas été entendu par la commune de Gonesse et n'a pas pu formuler d'observations ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-1 du code général de la fonction publique, dès lors que le conseil municipal n'a pas décidé de la suppression de son poste ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 542-1 et L. 542-5 du code général de la fonction publique, dès lors que la commune de Gonesse n'a pas cherché à le reclasser avant la suppression de son poste ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 542-4 du code général de la fonction publique, dès lors qu'il n'a pas été placé en surnombre.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2023, la commune de Gonesse, représenté par Me Kaczmarczyk, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de
2 500 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable, d'une part, en l'absence de recours en annulation au fond, d'autre part, en l'absence de décision faisant grief,
- à titre subsidiaire, la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant n'établit pas que les impacts sur ses ressources sont tels qu'eu égard à sa situation antérieure, il se trouve immédiatement placé dans une situation financière difficile, il occupe toujours son emploi au sein de la commune lequel n'est pas encore supprimé, et n'a fait l'objet d'aucune mesure d'éviction ; la condition du doute sérieux n'est pas remplie, le moyen tiré d'un vice de procédure en l'absence de saisine du comité social territorial est inopérant voire mal fondé, les droits de la défense n'ont pas été méconnus, l'autorité territoriale n'a pas à fournir les noms des agents dont les postes devraient être supprimés, ni davantage à mettre en mesure les agents concernés par le projet de suppression de présenter des observations au comité technique, le requérant n'a nullement été placé en surnombre et il demeure sur son emploi, lequel n'a pas été supprimé, et la commune n'a pas méconnu l'article L. 542-5 du code général de la fonction publique, radicalement inapplicable à sa situation, ni l'article L. 542-4 du même code.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
- la requête au fond n° 2311903, enregistrée le 21 août 2023, par laquelle M. B demande l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, a désigné M. Poyet, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 5 septembre 2023 à 9 heures 30.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de M. Grospierre, greffier d'audience :
- le rapport de M. Poyet, juge des référés ;
- les observations de Me Malik, représentant M. B, requérant, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise, en outre, qu'une requête au fond a été également enregistrée auprès du greffe du tribunal ;
- les observations de M. B, requérant ;
- et les observations de Me Kaczmarczyk, représentant la commune de Gonesse, qui fait valoir que la décision attaquée ne fait pas grief et qu'en l'état de l'instruction, le requérant ne fait état d'aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B est employé par la commune de Gonesse depuis le 15 mars 2021 au sein de laquelle il occupait le poste de directeur adjoint de la direction de prévention et de la sécurité. Par un courrier du 7 juillet 2023, le maire de Gonesse l'a informé de la suppression de son poste. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, les moyens susmentionnés invoqués par M. B ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Gonesse les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées, ainsi que les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'une situation d'urgence.
4. Il n'y a pas lieu, par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par la commune de Gonesse au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Gonesse au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Gonesse.
Fait, à Cergy, le 13 septembre 2023.
Le juge des référés,
Signé
M. Poyet
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026