mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2311718 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | COCRELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 5 septembre 2023 et 18 mars 2024,
M. B et Mme A N, M. I et Mme F C, M. G M, Mme Q D, M. I L, Mme O H et M. K P, représentés par Me Cocrelle, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Bagneux a accordé un permis de construire à la société SCCV 11 Louis Pasteur en vue de la démolition d'un entrepôt existant et de la construction d'un immeuble d'habitation et de commerces sur un terrain situé 9-11 avenue Louis Pasteur et 78 rue des Meuniers dans la commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bagneux une somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son auteur ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que plusieurs services techniques ont rendu leurs avis sur la demande de permis de construire sans avoir pris connaissance des modifications apportées par le pétitionnaire le 30 mars 2023 à sa demande ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors que les maisons implantées n'apparaissent pas sur les vues graphiques d'insertion du projet dans son environnement ;
- il méconnait les dispositions de l'article L. 152-6 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet, qui ne comporte pas de logements sociaux, ne poursuit pas un objectif de mixité sociale ;
- il méconnait les dispositions de l'article UA10.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bagneux, du fait de sa hauteur au faîtage ;
- il méconnait les dispositions de l'article UA7.2 du règlement du plan local d'urbanisme du fait de l'implantation de la façade ouest.
Par des mémoires enregistrés le 24 novembre 2023 et le 24 avril 2024, la SCCV 11 Louis Pasteur, représentée par Me Guinot, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge solidaire des requérants, une somme de 10 000 euros en application des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et à titre subsidiaire demande au tribunal de surseoir à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Elle soutient que :
-la requête est irrecevable ;
- aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 1er mars 2024, la commune de Bagneux, représentée par
Me Samandjeu, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge solidaire des requérants, une somme de 3 600 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-la requête est irrecevable ;
- aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
-le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. Baude, rapporteur,
-les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
-et les observations de Me Cocrelle, représentant les requérants, de Me Samandjeu, représentant la commune de Bagneux et de Me De Champeaux, représentant la SCCV 11 Louis Pasteur.
Une note en délibéré produite par la SCCV 11 Louis Pasteur a été enregistrée le 5 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 30 juin 2023 le maire de la commune de Bagneux a accordé un permis de construire à la société SCCV 11 Louis Pasteur en vue de la démolition d'un entrepôt existant et de la construction d'un immeuble neuf d'habitation et de commerces sur un terrain situé 9-11 rue Pasteur et 78 rue des Meuniers dans la commune. Cet immeuble en R+7 de 76 logements présente une surface de plancher de 5 165 m² dont 5 019 m² pour l'habitation et 146 m² pour les commerces en rez-de-chaussée avec 96 places de stationnement prévues en sous-sol. L'arrêté de permis de construire autorise le pétitionnaire à déroger, sur le fondement des dispositions de l'article L. 152-6 du code de l'urbanisme, aux règles de hauteur et de retrait des limites séparatives fixées par le règlement du plan local d'urbanisme. Par la présente requête les requérants demandent au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne () n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / (). ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet en cours de construction.
4. Il ressort des pièces du dossier que les requérants sont voisins immédiats du terrain d'assiette du projet. Ils attestent de leur qualité de propriétaires. Ils font état d'éléments relatifs à la nature et au gabarit du projet. Par suite la fin de non-recevoir opposée en défense tirée du défaut de qualité pour agir des requérants doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
5. Il ressort des pièces du dossier que Mme E J, adjointe au maire de Bagneux, a reçu délégation par arrêté du maire du 24 octobre 2022, rendu exécutoire le 24 octobre 2022, afin de signer les arrêtés de permis de construire. Par suite il y a lieu d'écarter le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué.
6. Aux termes de l'article R.423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur ".
7. Lorsque l'autorité compétente demande, sans y être légalement tenue, l'avis d'un organisme consultatif sur un projet de texte, elle doit procéder à cette consultation dans des conditions régulières. Néanmoins, elle conserve la faculté d'apporter au projet, après consultation, toutes les modifications qui lui paraissent utiles, quelle qu'en soit l'importance, sans être dans l'obligation de saisir à nouveau cet organisme.
8. Il ressort des pièces du dossier que les avis du service d'assainissement du département, de l'inspection des carrières et du bureau de prévention du SDIS ont été rendus antérieurement au dépôt le 30 mars 2023 de pièces complémentaires à la demande de permis de construire. Il n'est ni soutenu ni établit que leur consultation est obligatoire. Par suite, ces autorités n'avaient pas à être saisies de nouveau.
En ce qui concerne la complétude du permis de construire :
9. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ;() ".
Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire comporte une vue graphique d'insertion du projet (pièce PC06) depuis l'intersection des rues Pasteur et des Meuniers sans le montrer dans son environnement. Toutefois, l'ensemble des maisons mitoyennes situées le long de la rue Haig Tbirian à l'ouest du terrain d'assiette du projet, face à la façade ouest de l'immeuble projeté, apparaissent distinctement sur le plan masse, sur l'une des photographies de l'état existant et sur l'un des croquis de la pièce PC40.3 destinée à justifier la dérogation demandée par rapport aux règles de gabarit et de hauteur et sont également mentionnées dans la notice architecturale. Ces éléments permettent d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de permis de construire au regard des dispositions du c) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la conformité du permis de construire aux dispositions du code de l'urbanisme:
10. Aux termes de l'article L. 152-6 du code de l'urbanisme dans sa version applicable à la date de l'arrêté : " Dans les communes appartenant à une zone d'urbanisation continue de plus de 50 000 habitants figurant sur la liste prévue à l'article 232 du code général des impôts et dans les communes de plus de 15 000 habitants en forte croissance démographique figurant sur la liste prévue au dernier alinéa du II de l'article L. 302-5 du code de la construction et de l'habitation et dans le périmètre d'une grande opération d'urbanisme au sens de l'article L. 312-3 du présent code, des dérogations au règlement du plan local d'urbanisme ou du document en tenant lieu peuvent être autorisées, dans les conditions et selon les modalités définies au présent article. En tenant compte de la nature du projet et de la zone d'implantation, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut : 1° Dans le respect d'un objectif de mixité sociale, déroger aux règles relatives au gabarit et à la densité pour autoriser une construction destinée principalement à l'habitation à dépasser la hauteur maximale prévue par le règlement, sans pouvoir dépasser la hauteur de la construction contiguë existante calculée à son faîtage et sous réserve que le projet s'intègre harmonieusement dans le milieu urbain environnant ; () 5° Dans le respect d'un objectif de mixité sociale, déroger aux règles de retrait fixant une distance minimale par rapport aux limites séparatives, dans des conditions précisées par décret en Conseil d'Etat, pour autoriser une construction destinée principalement à l'habitation, sous réserve que le projet s'intègre harmonieusement dans le milieu urbain environnant ; () ".
11. Pour délivrer le permis de construire querellé, le maire a autorisé, sur le fondement du 1° et du 5° de l'article L. 152-6 précité, une dérogation aux dispositions de l'article UA 10.2 du règlement du plan local d'urbanisme relatives aux hauteurs maximales autorisées et de l'article UA 7.2 du règlement relatives aux conditions d'implantation des constructions en limite séparative, au motif que le projet qui prévoit la création de 76 logements en accession libre et d'un espace commercial de 146 m2 permettra de répondre aux impératifs de mixité sociale, de fluidité des parcours résidentiels et à l'amélioration de l'attractivité des quartiers.
12. Toutefois, d'une part, la fluidité des parcours résidentiels et l'amélioration de l'attractivité des quartiers ne sont pas des objectifs contenus dans les dispositions de l'article
L. 152-6 du code de l'urbanisme qui sont d'interprétation stricte. D'autre part, la dérogation aux règles de hauteur et de retrait par rapport aux limites séparatives visent à encourager la réalisation de logements sociaux dans tout ou partie des constructions nouvelles des communes caractérisées par une faible mixité sociale et non à permettre une densification du parc privé de logements. La circonstance que les auteurs du plan local d'urbanisme aient entendu favoriser la diversité sociale, et que la commune comporte 67% de logements sociaux doit seulement faire regarder la commune de Bayeux comme ayant atteint cet objectif. Par suite, et alors même que l'immeuble projeté serait voisin de plusieurs résidences de logements sociaux, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être accueilli.
13. Aux termes de l'article UA10.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bagneux : " Sauf dispositions particulières portées aux documents graphiques, en secteurs UAb la hauteur maximale des constructions est limitée : - A 20 mètres à l'égout du toit de la construction. Toutefois, au-dessus de cette hauteur, un attique d'une hauteur de 4 mètres maximum en retrait d'au moins 3 mètres par rapport au nu de la façade est autorisé. La hauteur au point le plus haut de la construction (attique compris) ne pourra excéder 24 mètres ".
14. Il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que la hauteur de l'immeuble projeté est de 24,31 mètres à son faîtage et de 20,96 mètres à l'égout du toit. Ces valeurs excèdent les valeurs maximales autorisées par les dispositions précitées, lesquelles impliquaient que la hauteur de la construction projetée n'excède pas 24 mètres au faitage et 20 mètres à l'égout du toit. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être accueilli.
15. Aux termes de l'article UA 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme : " En secteur UAb, les constructions peuvent s'implanter soit : -sur les deux limites séparatives ; - sur une des deux limites séparatives. Si la limite séparative est commune avec la limite de la zone UR, les constructions devront s'implanter obligatoirement en retrait d'au moins L= H/2 avec un minimum de 8 mètres. ".
16. Il ressort des pièces du dossier que façade ouest de l'immeuble projeté est implantée à 8,75 mètres de la limite séparative qui lui fait face. Cette distance est inférieure à la distance de retrait minimale autorisée par les dispositions précitées, lesquelles impliquaient que ce retrait soit d'au moins 10,48 mètres. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être accueilli.
Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
17. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ".
18. Les vices relevés aux points 12, 14 et 16 sont susceptibles d'être régularisés sans que cela implique d'apporter au projet en cause un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Il y a lieu, dans ces conditions, d'annuler l'arrêté du 30 juin 2023 en tant seulement qu'il méconnait les dispositions des articles L.152-6 du code de l'urbanisme et UA10.2 et UA7.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bagneux.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Bagneux une somme de 1 500 euros à verser aux requérants, au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que soient mises à la charge des requérants, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes que la commune de Bagneux et la SCCV 11 Louis Pasteur demandent au même titre.
D É C I D E :
Article 1er :L'arrêté du maire de la commune de Bagneux du 30 juin 2023 est annulé en tant que le permis de construire méconnaît les dispositions des articles L.152-6 du code de l'urbanisme et UA7.2 et UA10.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bagneux.
Article 2 :La commune de Bagneux versera une somme de 1 500 aux requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la SCCV 11 Louis Pasteur au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 :Les conclusions présentées par la commune de Bagneux au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 :Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B et A N, M. et Mme I et F C, M. G M, Mme Q D, M. I L, Mme O H et M. K P, à la commune de Bagneux et à la SCCV 11 Louis Pasteur.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Zaccaron Guerin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2024.
Le rapporteur,
F.-E. Baude
La présidente,
S. Edert Le greffier,
F. Lux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026