mercredi 25 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2312179 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | RIQUIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 septembre 2023 et des mémoires complémentaires enregistrés les 16, 17, 18, 25 septembre et 2 octobre 2023, M. B A demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de la décision en date du 1er septembre 2023 par laquelle le président de l'Université Paris-Nanterre a rejeté sa demande de maintien en deuxième année de master MEEF 2nd degré parcours " Histoire-Géographie " pour l'année universitaire 2023-2024 ;
2°) d'enjoindre au président de l'Université Paris-Nanterre de l'inscrire à titre provisoire en deuxième année de Master MEEF 2nd degré, parcours " Histoire-Géographie ", et de lui délivrer une attestation d'admission ;
3°) de mettre à la charge de l'Université Paris-Nanterre la somme de 300 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la rentrée a eu lieu le 11 septembre 2023 ; qu'en outre, la décision a pour effet de porter gravement atteinte à son projet professionnel ; qu'enfin, les inscriptions dans la formation ne sont pas encore closes au regard du document " Procédures et calendriers d'inscription 2023/2024 " établi par l'Université Paris-Nanterre ;
- il existe plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
* une décision implicite d'acceptation est née en raison du silence gardé pendant deux mois par l'Université Paris-Nanterre après qu'une demande de maintien dans la formation a été effectuée sur la plateforme dédiée le 21 juin 2023 ;
* elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'elle procède à un retrait illégal d'une décision créatrice de droit en méconnaissance de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
* elle est entachée d'un vice de procédure du fait de la méconnaissance du principe du contradictoire, dès lors qu'il n'a pas été mis à même de présenter des observations avant que l'Université ne prenne la décision litigieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2023, le président de l'université Paris-Nanterre, représenté par Me Riquier, conclut au rejet de la requête en l'absence d'urgence et de moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision et à la mise à la charge du requérant au titre des frais liés à l'instance
Vu :
- la requête n° 2312180 enregistrée le 15 septembre 2023 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 2 octobre 2023 à 14 heures.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique, tenue en présence de M. Grospierre, greffier d'audience :
- le rapport de M. Thobaty, juge des référés,
- les observations de M. A qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
- les observations de Me Riquier pour l'Université Paris-Nanterre qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Des notes en délibéré présentées par M. A ont été enregistrées les 2, 4 et 19 octobre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. / Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du rapporteur public ".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. Pour justifier de l'urgence à prononcer la suspension du refus de maintien en formation, M. A soutient que cette décision l'empêche de poursuivre les études dans la formation de mon choix et l'exercice de son mandat d'élu dans les instances représentatives des étudiants. Il résulte cependant de l'instruction qu'après avoir effectué une année de césure en 2021-2022, il a été ajourné en master 2 de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF) mention histoire géographie au titre de l'année universitaire 2022/2023 en étant déclaré défaillant à l'ensemble des matières de ce Master 2 en raison de son absence totale aussi bien aux enseignements dispensés de l'année universitaire qu'aux examens. Il a été indiqué à l'audience que M. A est inscrit dans une autre filière universitaire d'arts du spectacle au titre de l'année universitaire 2023-2024. Dans ces conditions, l'urgence requise à l'l'article L. 521-1 n'est pas caractérisée.
4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition tenant au doute sérieux est remplie, qu'il y a lieu de rejeter la requête, y compris ses conclusions tendant au prononcé d'une injonction et celles tendant au versement d'une somme au titre des frais du procès, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme demandée par l'Université Paris-Nanterre au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'université Paris-Nanterre au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à l'Université Paris-Nanterre.
Fait, à Cergy, le 25 octobre 2023.
Le juge des référés,
signé
G. Thobaty
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026