LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2312337

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2312337

mercredi 12 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2312337
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre
Avocat requérantATOUTS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C... demandant l’annulation de l’arrêté du maire d’Antony du 6 avril 2023 s’opposant à leur déclaration préalable pour la construction d’un garage de trois places. Le tribunal a jugé que le maire n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en appliquant l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, le projet étant de nature à porter atteinte au caractère homogène du quartier pavillonnaire des Castors en raison de sa toiture plate, de son usage exclusif de stationnement et de son impact visuel. La solution retenue confirme la légalité de l’opposition fondée sur la protection du paysage urbain.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2023, M. et Mme B... et A... C..., représentés par Me Rebiere-Lathoud, demandent au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 6 avril 2023 par lequel le maire d’Antony s’est opposé à leur déclaration préalable de travaux en vue de la construction d’un garage comportant trois places de stationnement sur leur terrain situé 14 rue de Châteaufort, ensemble la décision du 6 avril 2023 portant rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune d’Antony la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que l’arrêté attaqué est entaché d’une erreur d’appréciation dans l’application de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 septembre 2024, la commune d’Antony conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que le moyen soulevé par les requérants n’est pas fondé.

Par une ordonnance du 28 octobre 2024, l’instruction a été close avec effet immédiat.

Un mémoire présenté pour les requérants a été enregistré le 29 octobre 2024, postérieurement à la clôture de l’instruction, et n’a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme David-Brochen,
- les conclusions de Mme Gay-Heuzey, rapporteure publique,
- et les observations de Me Rebiere-Lathoud, représentant les requérants.


Considérant ce qui suit :

Le 10 mars 2023, M. et Mme B... et A... C... ont déposé une déclaration préalable de travaux auprès de la commune d’Antony en vue de la construction d’un garage comportant trois box de stationnement sur leur terrain situé au 14 rue de Châteaufort. Par un arrêté du 6 avril 2023, le maire d’Antony s’est opposé à cette déclaration préalable. Par un courrier du 1er juin 2023, M. et Mme C... ont formé un recours gracieux à l’encontre de cet arrêté, qui a été rejeté par une décision du 3 juillet suivant. Par la présente requête, ils demandent au tribunal d’annuler l’arrêté du 6 avril 2023, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux.

Aux termes de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n’être accordé que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, de par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à la qualité des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. ».

Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l’autorité administrative compétente peut s’opposer à la déclaration préalable ou assortir l’absence d’opposition de prescriptions spéciales. Pour rechercher l’existence d’une atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants de nature à fonder une opposition à déclaration préalable ou les prescriptions spéciales accompagnant l’absence d’opposition à une telle déclaration, il appartient à l’autorité compétente d’apprécier, dans un premier temps, la qualité du site urbain ou naturel sur lequel la construction est projetée et d’évaluer, dans un second temps, l’impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.

Pour s’opposer à la déclaration préalable de travaux en litige, le maire d’Antony s’est fondé sur l’unique motif tiré de ce que le projet méconnaissait l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. Il ressort des pièces du dossier que le projet en litige, qui tend à la construction d’un garage comprenant trois box de stationnement, s’implante sur un terrain du quartier des Castors situé autour de la rue de Châteaufort et traversé par l’avenue des Cottages. Ce quartier présente une homogénéité architecturale dès lors qu’il est composé de pavillons respectant une disposition parcellaire spécifique et présentant des caractéristiques architecturales communes. Il ressort à cet égard des pièces du dossier que les pavillons du lotissement sont homogènes en termes de couleur de façades, de gabarit et de toitures, qui sont toutes en pente et à tuiles rouges, que leurs terrains présentent des espaces verts étendus et que leurs garages sont tous intégrés au bâti. Or la construction projetée ne présente aucune de ces caractéristiques dès lors, en particulier, que sa toiture est plate et sans tuile et qu’elle constituerait la seule construction autonome à usage exclusif de stationnement du lotissement. En outre, cette construction, d’une hauteur de 3 mètres pour 85 mètres d’emprise au sol, serait visible depuis la voie publique dès lors qu’elle dépasserait la végétation existante. Dans ces conditions, le maire d’Antony n’a pas commis d’erreur d’appréciation dans l’application de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme en estimant que le projet rompait avec l’harmonie architecturale du lotissement des Castors. Ce moyen doit donc être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par les requérants à l’encontre de l’arrêté du 6 avril 2023 et de la décision du 3 juillet suivant portant rejet de leur recours gracieux doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



D E C I D E:



Article 1er : La requête de M. et Mme C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B... et A... C... et à la commune d’Antony.


Délibéré après l’audience du 17 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Mathieu, présidente,
Mme Mettetal-Maxant, première conseillère,
Mme David-Brochen, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 novembre 2025.
















La rapporteure,
signé
L. David-Brochen

La présidente,
signé
J. Mathieu


La greffière,


signé



A. Pradeau

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions