LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2313415

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2313415

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2313415
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSIMON L

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 12 juillet 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles a confirmé une sanction d'exclusion définitive avec sursis prononcée par le conseil de discipline de son lycée. La requérante invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation, une méconnaissance du code de l'éducation et une disproportion de la sanction. Le tribunal a examiné la régularité de la composition de la commission académique d'appel et de la procédure suivie, en application des articles R. 511-49 et D. 511-51 du code de l'éducation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse des moyens soulevés a été effectuée au regard des textes applicables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2307456 du 5 octobre 2023, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 5 octobre 2023, la présidente du tribunal administratif de Versailles a, sur le fondement de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de Mme B... A..., représentée par Me Simon.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Versailles le
11 septembre 2023, Mme A... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 12 juillet 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles a confirmé la sanction d'exclusion définitive avec sursis prononcée par le conseil de discipline du lycée Jean Jaurès à Châtenay-Malabry le 20 avril 2023 à son encontre, précisé la date d’échéance du sursis et requalifié les motifs de la sanction ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l’article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ou à elle-même au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en cas de refus d’admission à l’aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée de vices de procédure à défaut, pour l’administration, de justifier de la composition régulière de la commission académique, de la régularité de la désignation du représentant de la rectrice de l’académie de Versailles et de ce que l’avis de commission académique d’appel a bien été rendu le 22 juin 2023 ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait l’article R. 511-13-1 du code de l’éducation à défaut de l’informer des conséquences qu’entrainerait un nouveau manquement au règlement intérieur de l’établissement ;
- elle méconnait les articles D. 511-31 et D. 511-52 du code de l’éducation en raison de la présence, lors du conseil de discipline, du professeur ayant demandé au chef d’établissement la comparution de l’élève devant le conseil de discipline accompagné de son avocat ;
- elle méconnait l’article D. 511-42 du code de l’éducation dès lors que le compte rendu de la séance de la commission académique d’appel ne comporte pas les signatures requises ;
- elle est entachée d’une erreur d’appréciation dès lors que la sanction prononcée d’exclusion définitive de l’établissement avec sursis est disproportionnée ;
- elle méconnait son droit à la liberté d’expression protégé par l’article 10 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.


La requête a été communiquée à la rectrice de l’académie de Versailles qui n’a pas produit de mémoire.


Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision n°25/17 du 4 août 2025 du bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Pontoise.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’éducation ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :

- le rapport de Mme Beauvironnet,
- les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.


Considérant ce qui suit :

Par une décision du 20 avril 2023, le conseil de discipline du lycée Jean Jaurès à Châtenay-Malabry a prononcé à l’encontre de l’élève B... A... une sanction d’exclusion définitive avec sursis. Par une lettre du 28 avril 2023, Mme A... a formé un recours préalable obligatoire contre cette décision devant la rectrice de l’académie de Versailles qui, par une décision du 12 juillet 2023, a confirmé la sanction d'exclusion définitive avec sursis, précisé la date d’échéance du sursis et requalifié les motifs de la sanction. Par la présente requête, Mme A... demande au tribunal l’annulation de cette décision.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article R. 511-49 du code de l’éducation : « Toute décision du conseil de discipline de l'établissement ou du conseil de discipline départemental peut être déférée au recteur de l'académie, dans un délai de huit jours à compter de sa notification écrite, soit par le représentant légal de l'élève, ou par ce dernier s'il est majeur, soit par le chef d'établissement.
Le recteur d'académie décide après avis d'une commission académique ». Selon l’article D. 511-51 de ce code : « La commission académique est présidée par le recteur d'académie ou son représentant. / Elle comprend en outre cinq membres : / 1° Un directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie ; / 2° Un chef d'établissement ; / 3° Un professeur ; / 4° Deux représentants des parents d'élèves. / Les membres autres que le président sont nommés pour deux ans par le recteur d'académie ou son représentant. / Deux suppléants sont nommés dans les mêmes conditions pour chacun des représentants des parents d'élèves. Un suppléant est nommé dans les mêmes conditions pour chacun des autres membres de la commission, à l'exception de son président. / Pour la désignation des représentants des parents d'élèves, le recteur d'académie recueille les propositions des associations représentées au conseil académique de l'éducation nationale. ».

Lorsque le juge de l'excès de pouvoir annule une décision administrative alors que plusieurs moyens sont de nature à justifier l'annulation, il lui revient, en principe, de choisir de fonder l'annulation sur le moyen qui lui paraît le mieux à même de régler le litige, au vu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

Il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission académique qui s’est prononcée sur la situation de Mme A... était régulièrement composée au regard de l’article R. 511-49 du code de l’éducation précitée, ni qu’un avis aurait été rendu le 22 juin 2023, en l’absence de défense et malgré deux mesures d’instruction diligentées par le tribunal. Par suite, Mme A... est fondée à soutenir que la sanction d'exclusion définitive avec sursis qui lui a été infligée a été rendue à l’issue d’une procédure irrégulière.

Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, que la décision du 12 juillet 2023 de la rectrice de l'académie de Versailles doit être annulée.


Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

6. Mme A... a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision du 4 août 2025. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve que Me Simon, avocate de Mme A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Me Simon de la somme de 1 200 euros.



D E C I D E :



Article 1er : La décision du 12 juillet 2023 de la rectrice de l'académie de Versailles est annulée.

Article 2 : Sous réserve que Me Simon renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, ce dernier versera à Me Simon une somme de 1 200 euros au titre des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A..., à Me Simon et au ministre de l’éducation nationale.

Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Versailles.

Délibéré après l'audience du 9 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Edert, présidente,
Mme Beauvironnet, conseillère,
M. Sorin, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2026.

La rapporteure,
signé
E. Beauvironnet
La présidente,
signé
S. Edert




La greffière,


signé


S. Le Gueux

La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions