LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2313491

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2313491

mardi 19 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2313491
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème Chambre
Avocat requérantZIANE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 et 18 juillet 2023, M. C A, représenté par Me Ziane, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré son visa de long séjour valant titre de séjour valable du 10 novembre 2022 au 9 novembre 2023, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'annuler l'arrêté du 22 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable une fois ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

S'agissant de l'arrêté du 22 juin 2023 portant retrait du visa de long séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

En ce qui concerne la décision portant retrait du visa de long séjour :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en ce qu'elle n'est pas signée par son auteur et ne mentionne pas la qualité de celui-ci ;

- elle doit être annulée par exception d'illégalité de la décision portant retrait du visa de long séjour qui la fonde ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en ce qu'elle n'est pas signée par son auteur et ne mentionne pas la qualité de celui-ci ;

- elle doit être annulée par exception d'illégalité de la décision portant retrait du visa de long séjour qui la fonde ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreurs de fait ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de l'arrêté du 22 juin 2023 portant assignation à résidence :

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en ce qu'elle n'est pas signée par son auteur et ne mentionne pas la qualité de celui-ci ;

- elle doit être annulée par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui la fonde ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreurs de fait ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'obligation de se présenter à un commissariat :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en ce qu'elle n'est pas signée par son auteur et ne mentionne pas la qualité de celui-ci ;

- elle doit être annulée par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui la fonde ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 17 juillet et 20 novembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. A a produit un mémoire en réplique le 27 novembre 2023, après la clôture de l'instruction, qui n'a pas été communiqué.

Vu :

- le jugement n°2309562 du 21 juillet 2023 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Saïh a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissant ivoirien né le 22 avril 1983, M. C A est entré en France le 11 novembre 2022 sous couvert d'un visa de long séjour valant titre de séjour en qualité de conjoint de Français valable du 10 novembre 2022 au 9 novembre 2023. Par un courrier du 23 avril 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a informé M. A qu'il envisageait de procéder au retrait de son titre de séjour en raison de son interpellation, le 28 mars 2023, pour des faits de " violences suivies d'une incapacité n'excédant pas 8 jours commis, en présence d'un mineur, par une personne étant ou ayant été conjoint concubin ou partenaire liée à la victime par un pacte civil de solidarité ". Par un premier arrêté du 22 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a retiré son visa de long séjour valant titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un second arrêté du 22 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable une fois. M. A sollicite l'annulation de ces deux arrêtés qui lui ont été notifiés par voie administrative le 13 juillet 2023.

Sur l'étendue du litige :

2. Par le jugement susvisé du 21 juillet 2023, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, d'une part, annulé les décisions du 22 juin 2023 par lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine a fait obligation à M. A de quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, ainsi que l'arrêté du 22 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours et, a, d'autre part, renvoyé à une formation collégiale le jugement des conclusions dirigées contre la décision portant retrait du visa de long séjour valant titre de séjour. Par suite, le tribunal ne reste saisi, en ce qui concerne la présente requête, que des seules conclusions de M. A dirigées contre la décision qui lui retire son visa de long séjour valant titre de séjour.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être retirée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ".

4. M. A, qui fait valoir que le préfet des Hauts-de-Seine a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en considérant que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public, doit être regardé comme soutenant que la décision contestée est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. En l'espèce, l'arrêté contesté du 22 juin 2023 du préfet des Hauts-de-Seine en ce qu'il porte retrait du visa de long séjour de M. A, se fonde sur ce que la présence en France de l'intéressé constitue une menace à l'ordre public. Toutefois, si le préfet des Hauts-de-Seine fait valoir que M. A " a fait l'objet d'une procédure le 28 mars 2023 pour un fait de " violence suivie d'une incapacité n'excédant pas 8 jours, en présence d'un mineur, par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire liée à la victime par un pacte civil de solidarité " ", il ne produit aucun document au soutien de cette affirmation. A l'inverse, le requérant produit, d'une part, un courrier du tribunal judiciaire de Nanterre daté du 7 juillet 2023 établissant qu'il ne fait l'objet d'aucune procédure pénale et, d'autre part, un courrier de son épouse daté du 12 juillet 2023 précisant qu'elle n'a jamais porté plainte contre lui. Au surplus, le préfet des Hauts-de-Seine n'allègue, ni n'établit, que M. A aurait commis d'autres faits susceptibles de caractériser une menace à l'ordre public. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine a commis une erreur d'appréciation en considérant qu'il représentait une menace pour l'ordre public.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 22 juin 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a retiré le visa de long séjour de M. A doit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, être annulée.

Sur les frais de l'instance :

7. M. A, qui n'a pas présenté de demande d'aide juridictionnelle, ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à l'intéressé en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 22 juin 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a retiré le visa de long séjour de M. A valable du 10 novembre 2022 au 9 novembre 2023 est annulée.

Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Bertoncini, président,

Mme Saïh, première conseillère,

Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2023.

La rapporteure,

signé

Z. Saïh

Le président,

signé

T. Bertoncini

La greffière,

signé

M. B

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions