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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2314785

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2314785

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2314785
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 novembre 2023 sous le n° 2314785, Mme E H, représentée par Me Heurton, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, portant sur les conditions dans lesquelles son accouchement du 19 septembre 2019 a été pris en charge par l'établissement public de santé Nord-ouest - Val d'Oise (hôpital Novo) localisé à Pontoise (95300) ;

2°) de désigner un collège d'experts composé d'un gynécologue-obstétricien et d'un orthopédiste ;

3°) d'enjoindre à l'expert de déposer un pré-rapport ;

4°) de statuer sur les dépens.

Elle soutient que :

- à la suite de son accouchement le 19 septembre 2019, qui a nécessité des manœuvres de pression abdominale et d'étirements des membres inférieurs, elle a présenté des douleurs et une impotence fonctionnelle au niveau du membre inférieur gauche persistant jusqu'au mois d'avril 2023, qui a nécessité de nombreux examens cliniques et trois interventions par le centre hospitalier privé Sainte-Marie localisé à Osny (95520) ;

- elle conserve à ce jour des séquelles douloureuses et fonctionnelles qui altèrent sa qualité de vie et ses conditions d'exercice professionnel en qualité d'infirmière libérale ;

- la mesure d'expertise est utile afin d'établir si elle a bénéficié de conditions de prise en charge conformes aux données acquises de la science et pour évaluer ses préjudices.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 novembre et 26 décembre 2023, l'établissement public de santé Nord-ouest - Val d'Oise (Hôpital Novo), représenté par Me Budet, ne s'oppose pas à la mesure d'expertise, formule les protestations et réserves d'usage et conclut :

1°) à la mise en cause du centre hospitalier privé Sainte-Marie et de M. F A, médecin ;

2°) à ce qu'il soit constaté que sa responsabilité n'est pas établie ;

3°) à la désignation d'un collège de médecins composé d'un gynécologue-obstétricien et d'un urologue ;

4°) à ce que la mission soit complétée ;

5°) à ce qu'il soit enjoint de déterminer les débours et frais médicaux en relation avec les problèmes médicaux invoqués ;

6°) à ce qu'il soit enjoint à l'expert de déposer un pré-rapport ;

7°) à la mise à la charge de la requérante des frais d'expertise ;

8°) à la réserve des dépens.

Il fait notamment valoir que les mises en causes sont utiles dès lors que Mme H a été prise en charge à trois reprises par le centre hospitalier privé Sainte-Marie et le docteur A et que leurs interventions peuvent être en lien avec des séquelles sur l'état de santé de l'intéressée.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 novembre 2023, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, représenté par Me Saidji, n'entend pas s'opposer à la demande d'expertise mais formule les protestations et réserves d'usage et conclut :

1°) à ce que la mission soit complétée ;

2°) à ce qu'il soit enjoint à l'expert de déposer un pré-rapport ;

3°) à ce qu'il soit statué sur les dépens.

Il fait valoir qu'il ne s'oppose pas à la demande d'expertise, qui doit cependant être complétée.

Par des mémoires en défense enregistrés les 6 et 20 décembre 2023, M. F A, représenté par Me Lyon, conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la demande de mise en cause de l'hôpital Novo ;

2°) à titre subsidiaire, à ce que la mission soit complétée, à la désignation d'un expert en urologie et à ce qu'il soit enjoint à l'expert de déposer un pré-rapport ;

3°) à ce que les dépens soient réservés.

Il fait valoir que :

- il a conclu une transaction avec la requérante et l'a indemnisée, la demande de l'hôpital Novo tendant à sa mise en cause étant, en conséquence, irrecevable, dès lors que l'intervention chirurgicale de Mme H au sein de la clinique Sainte-Marie ne peut plus être discutée ;

- à titre subsidiaire, il ne s'oppose pas à la demande d'expertise, qui doit cependant être complétée.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 décembre 2023, le centre hospitalier privé Sainte-Marie, représenté par Me Meunier, n'entend pas s'opposer à la demande d'expertise mais formule les protestations et réserves d'usage et conclut :

1°) à ce que la mission soit complétée ;

2°) à ce qu'il soit enjoint à l'expert de déterminer les débours et frais médicaux en relation avec le manquement.

La requête a été transmise à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme Grenier, première vice-présidente du tribunal, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'expertise :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction (). ". Aux termes de l'article R. 532-5 de ce code : " Les dispositions des articles R. 621-1 à R. 621-14, à l'exception du troisième alinéa de l'article R. 621-9, sont applicables aux référés mentionnés à l'article R. 532-1, sous réserve des dispositions du présent chapitre (). ".

2. L'expertise demandée par Mme H relative aux conditions de la prise en charge de son accouchement du 19 septembre 2019 par l'établissement public de santé hôpital Novo présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de faire droit à sa demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

3. En revanche, en l'état de l'instruction, il n'y a pas lieu de désigner un collège d'experts. Il appartiendra à l'expert désigné, spécialisé en gynécologie-obstétrique, de demander au président du tribunal l'autorisation de s'adjoindre les services d'un sapiteur, s'il l'estime utile.

Sur les demandes de mises en cause :

4. La mise en cause d'une partie dans une expertise, simple mesure d'instruction ordonnée avant tout procès, ne préjuge aucunement de l'existence et de l'étendue des responsabilités des parties.

5. Il y a donc lieu, de faire participer aux opérations d'expertise le centre hospitalier privé Sainte-Marie.

6. Alors même que le Dr. A fait valoir qu'il a conclu une transaction avec Mme H par laquelle cette dernière est indemnisée des conséquences de l'intervention chirurgicale subie à la clinique Sainte-Marie, la participation du Dr. A aux opérations d'expertise est utile, notamment pour déterminer les séquelles de Mme H en lien d'une part, avec son accouchement, d'autre part, avec les interventions subies au sein centre hospitalier privé Sainte-Marie.

7. Par suite, l'expertise aura lieu en présence du centre hospitalier privé Sainte-Marie et du Dr. A. Il appartiendra, le cas échéant, à l'expert, de demander leur mise hors de cause s'il juge leur présence inutile dans les opérations d'expertise.

Sur le dépôt d'un pré-rapport :

8. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité. Il suit de là que les conclusions tendant à ce que l'expert établisse un pré-rapport communicable aux parties ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les réserves exprimées :

9. Il n'appartient pas au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions citées au point 1 de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.

Sur la demande tendant à déterminer les débours :

10. En l'état de l'instruction, la production du relevé détaillé des débours et frais médicaux de la caisse primaire d'assurance maladie ne présente pas un caractère d'utilité eu égard à la mission de l'expert telle que fixée par la présente ordonnance. Il appartiendra à l'expert de la solliciter, s'il l'estime nécessaire. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par l'hôpital Novo, l'ONIAM et le centre hospitalier privé Sainte-Marie relatives à la détermination des débours et frais médicaux.

Sur les dépens :

11. Aux termes de l'article R.761-4 du code de justice administrative : " La liquidation des dépens, y compris celle des frais et honoraires d'expertise () est faite par ordonnance du président de la juridiction, () ". Dès lors, il n'appartient pas au juge des référés de statuer sur les conclusions tendant à ce que les frais d'expertise soient mis à la charge de Mme H ou de se prononcer sur les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : M. G C, exerçant au 26 avenue du Docteur B D à Paris (75012), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :

1/ se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme H et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins et aux diagnostics pratiqués sur elle lors de sa prise en charge par l'établissement public de santé hôpital Novo et le centre hospitalier privé Sainte-Marie ; convoquer et entendre les parties et tous sachants ; recueillir les doléances ; procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de Mme H ainsi qu'éventuellement à son examen clinique ;

2/ rappeler les antécédents médicaux et chirurgicaux de Mme H et décrire son état à la date de l'expertise ;

3/ décrire les conditions dans lesquelles Mme H a été prise en charge par les services de l'établissement public de santé hôpital Novo ;

4/ donner son avis sur le point de savoir si les diagnostics établis et les traitements, interventions et soins prodigués et leur suivi au sein de l'établissement public de santé hôpital Novo ont été consciencieux, attentifs, diligents et s'ils étaient adaptés à l'état de Mme H et aux symptômes qu'elle présentait, en particulier :

A/ aux règles de l'art et aux données acquises de la science à l'époque du fait générateur, en particulier :

a. dans l'établissement du diagnostic initial,

b. dans le choix de l'acte ou du traitement proposé compte tenu des bénéfices escomptés et des risques encourus en précisant les alternatives envisageables compte tenu de l'état de la patiente,

c. dans la réalisation de l'acte,

d. dans la surveillance de la patiente,

e. dans l'établissement du diagnostic de la complication,

f. dans les investigations réalisées et le traitement mis en place,

g. en cas d'infection, si le diagnostic et le traitement ont été conduits conformément aux règles de l'art et aux données acquises de la science à l'époque des faits où ils ont été dispensés,

h. en cas de retard de diagnostic et de soins, la durée de ce retard sera précisée ;

B/ aux obligations d'information et de recueil du consentement en précisant si la patiente a été personnellement informée sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus.

En cas d'absence d'information ou d'information incomplète du patient, l'expert précisera :

a. si le médecin ou l'équipe médicale est intervenu(e) dans une situation d'urgence et/ou d'impossibilité d'informer ;

b. évaluera la probabilité pour la patiente dûment informée de se soustraire à l'acte dommageable.

5/ de relever les éventuels défauts d'organisation et les dysfonctionnements par l'établissement public de santé hôpital Novo.

6/ en présence de comportements non-conformes aux règles de l'art et aux données acquises de la science à l'époque du fait générateur, de préciser :

a. s'ils sont directement à l'origine du dommage subi par la patiente,

b. ou s'ils ont fait perdre une chance à la patiente d'éviter le dommage, cette perte étant évaluée en pourcentage, en se fondant sur des données statistiques et bibliographiques,

c. en cas de pluralité de ces comportements l'expert évaluera la part respectivement imputable à chacun des intervenants, interventions subies dans la survenue du dommage.

7/ il appartiendra à l'expert de :

A. dire si le dommage subi par la patiente a été occasionné par la survenue d'un événement indésirable ou d'une complication imputable à un acte de prévention de diagnostic ou de soins en en précisant la nature et le mécanisme ;

B. préciser, dans la négative, si le dommage résulte d'un échec du traitement entrepris ;

C. dire si le dommage de la patiente a été occasionné par la survenue d'une affection iatrogène ;

D. rechercher si, compte tenu de l'état de santé antérieur et du contexte médical, la patiente était particulièrement exposée à l'événement indésirable ou la complication en précisant :

a. s'il s'agit d'une complication prévisible de la pathologie en cause et de son traitement en en soulignant la fréquence évaluée en pourcentage,

b. dire si on est en présence de conséquences anormales au regard de l'état de santé de la patiente et de l'évolution prévisible de son état,

c. préciser quelle aurait été, en l'absence de l'acte en cause, l'évolution spontanée de l'état de santé de la patiente à plus ou moins long terme. Il importe notamment de préciser, en s'appuyant sur des données statistiques et bibliographiques, quelle aurait été l'évolution de l'état de santé de Mme H en cas de prise en charge dans les règles de l'art,

E. donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté présente un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement imputable à l'hôpital Novo, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale et son évolution ou avec toute autre cause étrangère à la prise en charge de Mme H par l'établissement ;

F. si la survenue du dommage est plurifactorielle, de déterminer la part respectivement imputable à chacune des causes retenues en tenant compte de l'incidence de l'état antérieur ou de toute autre cause étrangère à la prise en charge de Mme H par l'établissement public de santé hôpital Novo.

8/ de fixer la date de consolidation des lésions, dans la mesure où l'expert estime qu'elle est acquise, en expliquant les motifs ayant conduit à retenir cette date.

9/ de décrire les troubles dans les conditions d'existence subis par la patiente en précisant leur caractère temporaire ou définitif.

10/ de procéder à l'évaluation du dommage corporel :

A/ Préjudices temporaires (jusqu'à la consolidation)

- Préjudices extrapatrimoniaux :

a) déficit fonctionnel temporaire : durée des gênes temporaires constitutives d'un déficit fonctionnel temporaire en indiquant précisément les dates des périodes de déficit fonctionnel temporaire avec les pourcentages de déficit correspondants et en précisant la période de déficit fonctionnel temporaire qui aurait suivi l'acte en cause en l'absence de toute complication pour en déduire le déficit fonctionnel temporaire (durée et pourcentages) strictement imputable à la prise en charge de Mme H au sein de l'hôpital Novo ;

b) souffrances endurées : préciser les souffrances physiques, psychiques on morales endurées par la victime sur une échelle de 1 à 7 degrés.

c) préjudice esthétique temporaire : préciser la nature et l'importance du dommage esthétique subi temporairement jusqu'à la date de consolidation et l'évalueront sur une échelle de 1 à 7 degrés.

- Préjudices patrimoniaux :

a) dépenses de santé actuelles : décrire les soins médicaux et paramédicaux mis en œuvre jusqu'à la consolidation et qui sont imputables aux dommages (nature, durée, dates et lieux d'hospitalisation) ;

b) frais divers : préciser si le patient a dû avoir recours à une aide temporaire humaine et / ou matérielle, en indiquant la nature et la durée ;

c) perte de gains professionnels actuels : préciser l'arrêt temporaire des activités professionnelles, en indiquant les périodes (y compris la date du début et la date de fin de chaque période) pendant lesquelles la victime a été dans l'incapacité d'exercer totalement ou partiellement une activité professionnelle.

La durée de la période temporaire d'interruption des activités professionnelles qui aurait découlé de l'évolution spontanée de l'état de santé de Mme H si elle avait été prise en charge conformément aux règles de l'art sera indiquée.

B/ Préjudices permanents (après consolidation)

- Préjudices extrapatrimoniaux :

a) déficit fonctionnel permanent,

b) préjudice d'agrément,

c) préjudice esthétique permanent,

d) préjudice sexuel,

e) préjudice d'établissement,

f) préjudice permanent exceptionnel ou préjudice lié à une pathologie évolutive.

- Préjudices patrimoniaux :

a) dépenses de santé futures,

b) frais de logement adapté,

c) frais de véhicule adapté,

d) assistance d'une tierce personne,

e) perte de gains professionnels futurs et incidence professionnelle.

11/ de manière générale, réunir tous les éléments permettant de déterminer si des fautes médicales, des fautes de soins ou des fautes dans l'organisation des services ont été commises lors de l'hospitalisation de Mme H.

Article 2 : L'expertise aura lieu contradictoirement en présence de l'établissement public de santé hôpital Novo, de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, du centre hospitalier privé Sainte-Marie, du Dr. A et de la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines.

Article 3 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 4 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe par voie électronique, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5 du code de justice administrative, dans les meilleurs délais. Des copies du rapport seront notifiées aux parties intéressées par l'expert et, avec leur accord, par voie électronique dans les conditions prévues à l'article R. 621-7-3 du même code.

Article 5 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E H, à l'établissement public de santé hôpital Nord-ouest - Val d'Oise, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines, au centre hospitalier privé Sainte-Marie, à M. F A et à M. G C, expert.

Fait à Cergy-Pontoise, le 23 septembre 2024.

La juge des référés,

Signé

C. Grenier

La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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