LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2314830

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2314830

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2314830
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDESFARGES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2023, et des pièces, enregistrées le 24 octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 13 septembre 2022 en tant que la caisse d'allocations familiales (CAF) du Val-d'Oise a mis à sa charge, sur recours préalable obligatoire, un indu total de 609 euros, correspondant au versement de la prime exceptionnelle de fin d'année pour 2019 versée en janvier 2020 pour la somme de 274 euros et de la prime exceptionnelle de fin d'année pour 2020 versée en décembre 2020 pour la somme de 335 euros.

2°) à titre subsidiaire, de lui accorder une remise gracieuse de sa dette ;

3°) de mettre à la charge de l'État au bénéfice de son conseil la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :

- la décision du 20 mars 2023 par laquelle le président du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Pontoise a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

- la décision par laquelle le président du tribunal administratif a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2019-1323 du 10 décembre 2019 ;

- le décret n°2020-1746 du 29 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : ()/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / 7°Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'objet du litige :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental ". Cette obligation s'applique aux décisions prises par le président du conseil départemental, ou par délégation de celui-ci, en matière de revenu de solidarité active. Les décrets relatifs aux prime exceptionnelle de fin d'année attribuées à certains allocataires du revenu de solidarité active (RSA), visés dans le présent jugement, prévoient qu'une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre des mois de novembre ou décembre 2019 ainsi qu'au titre des mois de novembre ou décembre 2020, à condition que les ressources du foyer n'excèdent pas un certain montant. Ils précisent que cette aide est à la charge de l'État et versée par l'organisme débiteur du revenu de solidarité active. Cette prime exceptionnelle est ainsi attribuée au nom de l'État et, par suite, les litiges relatifs à son attribution ou à la récupération d'un paiement indu à ce titre n'entrent pas dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.

3. D'autre part, s'il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.

4. La CAF du Val-d'Oise a, notamment, mis à la charge de Mme B deux indus de prime exceptionnelle de fin d'année pour la somme totale de 609 euros comme en témoignent les copies d'écran de son compte allocataire produites à l'instance. Mme B a formé une contestation contre cette décision, qui doit être regardée comme un recours gracieux dès lors que, comme il a été dit au point 2, la contestation d'un indu d'une prime exceptionnelle de fin d'année n'entre pas dans le champ du recours préalable obligatoire. Par suite, en demandant l'annulation de la décision du 13 septembre 2022 ayant rejeté ce recours gracieux, Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision initiale ayant mis à sa charges les deux indus de prime exceptionnelle de fin d'année en litige.

5. Par ailleurs, si Mme B soutient que la décision du 12 avril 2022 a mis à sa charge ces indus, il ne ressort pas des termes de cette décision qu'elle ait cet objet. Toutefois, Mme B, qui verse à l'instance une copie d'écran de son compte allocataire faisant apparaître les dettes en litige, doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision ayant mis à sa charge deux indus de prime exceptionnelle de fin d'année pour la somme totale de 609 euros, décision ayant été révélée par la consultation de son compte allocataire.

En ce qui concerne les moyens soulevés :

6. En premier lieu et comme il a été dit au point 5, la décision du 12 avril 2022 n'a ni pour objet, ni pour effet de mettre à la charge de Mme B deux indus de prime exceptionnelle de fin d'année. Les moyens tirés du défaut de motivation de la décision du 12 avril 2022 et de son défaut de signature sont donc inopérants.

7. En deuxième lieu et à la supposée avérée, la circonstance que la décision mettant à la charge de Mme B les indus en litige ne mentionne ni le délai pour s'acquitter des sommes dues, ni l'existence d'un droit d'option entre le recouvrement par retenue sur les prestations et le remboursement direct en un seul versement, qui a trait aux conditions de notification de la décision attaquée, est sans incidence sur la régularité ou le bien-fondé de cet indu. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale est par suite inopérant.

8. En troisième lieu, si Mme B soutient que la CAF du Val-d'Oise aurait illégalement procédé à des retenues sur d'autres prestations à échoir pour obtenir le remboursement des indus de prime exceptionnelle de fin d'année, cette circonstance, qui est relative aux conditions d'exécution de la décision attaquée, est sans incidence sur la légalité de cette dernière. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles est donc également inopérant.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ", l'article L. 121-2 du même code précise que : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / () 4° Aux décisions prises par les organismes de sécurité sociale () sauf lorsqu'ils prennent des mesures à caractère de sanction (). ".

10. Contrairement à ce que soutient Mme B, la décision en litige, prise par le directeur de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise, qui est un organisme de sécurité sociale, n'est pas soumise au respect des dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant.

11. En cinquième lieu, si Mme B soutient que la décision du 13 septembre 2022, par laquelle il a été statué sur son recours gracieux, est entachée d'un vice de forme, faute d'être revêtue des nom, prénom, qualité et signature de son auteur, et d'un vice de compétence, ces moyens, relatifs aux vices propres d'une décision ayant statué sur un recours gracieux sont inopérants.

12. En dernier lieu, en application de l'article 3 du décret du 10 décembre 2019 visé ci-dessus, la prime exceptionnelle de fin d'année pour l'année 2019 est versée aux bénéficiaires du revenu de solidarité active qui perçoivent cette allocation pendant les mois de novembre ou décembre de l'année concernée. En outre, aux termes du I de l'article 6 de ce même décret : " Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'Etat par l'organisme chargé du service de celle-ci ". Des dispositions identiques gouvernent le versement de la prime exceptionnelle de fin d'année au titre de l'année 2020 en application du décret du 29 décembre 2020.

13. En l'espèce, il est constant que les droits de Mme B aux primes exceptionnelles avaient été ouverts compte tenu de ses droits au RSA. En outre, il ressort des pièces du dossier que la CAF du Val-d'Oise a estimé que Mme B n'avait aucun droit au bénéfice de ces aides dès lors qu'elle n'avait aucun droit au RSA depuis le mois d'octobre 2019, n'ayant jamais cessé de mener vie commune avec un tiers, père de ses enfants, situation qu'elle n'avait pas déclarée à la CAF. Il ressort des pièces du dossier que la CAF a déduit cette communauté de vie de l'existence d'une communauté d'adresse, d'une communauté financière et d'une communauté affective, compte tenu de la naissance d'un enfant de leur union en 2019 alors que le couple se disait séparé depuis 2013. Pour contester motif, Mme B, qui est représentée par un avocat, se borne à soutenir dans sa requête, en des termes non-circonstanciés, qu'elle n'a plus de relation avec le père de ses trois enfants qui ne ferait que l'héberger à titre gratuit. En tout état de cause, et à supposer que Mme B se prévale des termes de son courrier du 30 octobre 2021 qu'elle a joint à sa requête, ce courrier confirme la communauté d'intérêt de Mme B avec le père de ses enfants, se borne à contester sans précision l'existence d'une communauté affective et à affirmer que le père de ses enfants ne réside pas avec elle sans produire aucune pièce sur ce point. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'indu ne serait pas fondé n'est manifestement pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation de Mme B, à l'appui desquelles elle ne présente que des moyens de légalité externe manifestement non fondés, des moyens inopérants ou qui ne sont manifestement pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, ne peuvent qu'être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les conclusions à fin de remise gracieuse :

15. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative: " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".

16. Mme B demande, à titre subsidiaire, que lui soit accordée une remise totale de sa dette de l'aide exceptionnelle de solidarité. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction qu'il ait formé auprès de la CAF du Val-d'Oise une demande de remise de dette qui aurait été implicitement ou explicitement rejetée, avant de saisir le tribunal, y compris après avoir été mise à même de régulariser sa requête par le tribunal sur ce point, la requérante s'étant bornée à produire une lettre du 30 octobre 2021 par laquelle elle conteste le bien-fondé de l'indu. Il ne ressort pas davantage des décisions produites par la requérante que cet organisme ait statué d'office sur une telle demande. Par suite, les conclusions de Mme B à fin de remise de dette présentées dans l'instance sont irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

17. Le présent jugement rejetant l'ensemble des conclusions présentées par Mme B, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne pourront par voie de conséquence qu'être rejetées.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Desfarges et au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 7 novembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

M. Monteagle

La République mande et ordonne à la ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions