LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2315087

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2315087

mercredi 22 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2315087
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantCHABANE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par deux requêtes et un mémoire enregistrés le 6, le 8 et le 16 novembre 2023, M. A, représenté par Me Chabane, avocate commise d'office, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de lui accorder, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 5 novembre 2023 par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office ;

3°) d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour 45 jours, renouvelable une fois ;

4°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en attendant la remise de sa carte de résident ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soit être regardé comme soutenant que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision contestée a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'il n'est démontré que la personne ayant procédé à la consultation du fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) était habilitée pour le faire

- elle est entachée d'un défaut d'examen et est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne l'assignation à résidence :

- la décision méconnaît l'article R. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et fait valoir que ses moyens sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant,

- l'accord franco-tunisien du

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Dupin, vice-présidente, conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 novembre 2023 :

- le rapport de M. Dupin, magistrat désigné ;

- les observations de Me Chabane, avocate commise d'office, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant tunisien né le 3 janvier 1987, est entré en France durant l'année 2023 selon ses déclarations. Suite à son interpellation le 5 novembre 2023 notamment pour des faits de conduite sans permis, l'irrégularité de son séjour a été constatée. Par un arrêté du 5 novembre 2023, pris sur le fondement des dispositions de l'article L. 611-1, 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé son pays de destination. Par un second arrêté en date du 8 novembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour une durée de 45 jours renouvelable une fois. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président) ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme C D, sous-préfète, laquelle était compétente à cet effet en vertu d'une délégation de signature consentie par le préfet de la Somme aux termes d'un arrêté du 23 novembre 2022 régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté comme manquant en fait.

4. En deuxième lieu, M. A ne saurait utilement soutenir que le préfet a méconnu les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale relatif aux personnels et agents habilités à consulter le fichier du traitement d'antécédents judiciaires, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que, si le préfet de la Somme fait état dans l'arrêté en litige des nombreux antécédents judiciaires du requérant, l'arrêté attaqué, pour fonder le trouble à l'ordre public, vise uniquement le jugement du 5 mai 2021 de la Cour d'appel de Chambéry qui l'a condamné à une peine de 18 mois d'emprisonnement délictuel, 5 000 euros d'amende et 10 ans d'interdiction judiciaire de retour sur le territoire français, tel qu'issu du bulletin n° 2 de son casier judiciaire, dont l'accès est autorisé aux administrations publiques de l'Etat chargées de la police des étrangers en application de l'article R. 79 du même code. Par suite le vice de procédure allégué ne peut qu'être écarté.

5. En troisième lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Et l'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. ".

6. Il résulte de l'examen de l'arrêté attaqué, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé, que le préfet a mentionné les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation du requérant, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et a rappelé les éléments de sa situation administrative, familiale et personnelle notamment sa nationalité, l'absence d'entrée régulière sur le territoire français, ses antécédents judiciaires, et sa condamnation par la Cour d'appel de Chambéry du 5 mai 2021 à une peine de 18 mois d'emprisonnement délictuel, 5 000 euros d'amende et 10 ans d'interdiction judiciaire de retour sur le territoire français. Il précise en outre que l'intéressé est célibataire, père d'un enfant dont il ne démontre pas contribuer à l'entretien et à l'éducation. De même, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni des autres éléments du dossier que le préfet aurait procédé à un examen insuffisamment circonstancié de la situation personnelle de M. A. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen particulier de sa situation doivent être écartés.

7. En quatrième lieu, les stipulations du c) de l'article 10 de l'accord franco-tunisien susvisé déterminent les conditions de délivrance d'un titre de séjour au ressortissant tunisien père d'un enfant français. Il demeure constant toutefois que M. A est entré de manière irrégulière sur le territoire et ne justifie, en tout état de cause, à la date de l'arrêté contesté d'aucune demande de titre de séjour attestée par la délivrance d'un récépissé. Par suite le moyen tiré de ces stipulations est inopérant dans un litige relatif à une mesure d'éloignement et ne peut par suite qu'être écarté.

8. En cinquième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

9. En l'espèce, si M. A déclare être le père d'un enfant français, il n'apporte à l'appui de cette allégation aucune pièce de nature à en démontrer le bien-fondé, et en tout état de cause n'établit nullement participer à son entretien et son éducation. Il est constant par ailleurs qu'il est célibataire, qu'il ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, et qu'il a été condamné à 10 ans d'interdiction de séjour sur le territoire français par la Cour d'appel de Chambéry, par un jugement en date du 5 mai 2021. Dans ces conditions, il ne démontre nullement avoir constitué des relations stables, anciennes et intenses sur le territoire français, en sorte que le préfet de la Somme ne peut être regardé comme ayant porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré des stipulations précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation relative à sa situation personnelle ne peut qu'être écarté.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

11. Il résulte de ce qui a été dit au point 9 du présent jugement, et pour les mêmes motifs, que M. A ne démontre pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant, en sorte que la présente décision ne peut être regardée comme portant atteinte à l'intérêt supérieur de ce dernier. Par suite le moyen tiré des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

12. Il résulte de ce qui a été dit au point 9 du présent jugement, et pour les mêmes motifs, que le préfet de la Somme n'a nullement commis d'erreur manifeste d'appréciation relative à sa situation personnelle en édictant la décision contestée. Le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne l'assignation à résidence :

13. Aux termes des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1)° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour lequel le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; ()7° L'étranger doit être éloigné en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire prononcée en application du deuxième alinéa de l'article 131-30 du code pénal : ()". Aux termes de l'article R. 732-1 du même code : " L'autorité administrative compétente pour assigner un étranger à résidence en application de l'article L. 731-1 est le préfet de département où se situe le lieu d'assignation à résidence et, à Paris, le préfet de police. ". Aux termes de l'article R. 732-4 du même code : " L'autorité administrative compétente pour assigner un étranger à résidence, en application des 7° ou 8° de l'article L. 731-3 ou de l'article L. 731-5 est le ministre de l'intérieur ".

14. La décision litigieuse a été prise sur le fondement du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il est constant que le préfet de la Somme a édicté à l'encontre de M. A une obligation de quitter le territoire français sans délai en date du 5 novembre 2023. Par suite, le requérant ne peut utilement soutenir que la décision en litige relevait de la seule compétence du ministre de l'intérieur au regard des dispositions de l'article R.732-4 de code, qui sont uniquement applicables aux assignations à résidence prononcées sur le fondement des 7° ou 8° de l'article L. 731-3 ou de l'article L. 731-5 du même code. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 5 novembre 2023 par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office, ainsi que de celle de l'arrêté du 8 novembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour 45 jours, renouvelable une fois.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais du litige :

16. Les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A devant être rejetées, il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction et de celles tendant à l'application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Le bénéfice de l'aide juridictionnelle est accordé, à titre provisoire, à M. A.

Article 2 : La requête de M. A est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Chabane, au préfet de la Somme et au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2023.

Le magistrat désigné,

signé

F. Dupin

Le greffier,

signé

M. ELa République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine et au préfet de la Somme en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°23150870

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions