Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2315642
vendredi 9 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2315642 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête enregistrée le 27 septembre 2023 sous le n° 2312829, Mme B C A, ép. Donze, représentée par Me Pere, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 juillet 2023 par laquelle le préfet du Val d'Oise a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de sa fille ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, à titre principal, de lui délivrer une autorisation de regroupement familial au bénéfice de sa fille, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 décembre 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Par un courrier du 30 janvier 2024, le président de la 2ème chambre du tribunal, au vu notamment de l'ordonnance n° 2312826 du 16 octobre 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, a, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité Mme A à maintenir ses conclusions dans un délai d'un mois à peine de désistement d'office.
Par un mémoire, enregistré le 26 février 2024, Mme A, qui fait valoir avoir obtenu satisfaction sur le fond, déclare maintenir uniquement ses conclusions au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II- Par une requête enregistrée le 21 novembre 2023 sous le n° 2315642, Mme A, ép. Donze, représentée par Me Pere, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 31 octobre 2023 par laquelle le préfet du Val d'Oise a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de sa fille ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, à titre principal, de lui délivrer une autorisation de regroupement familial au bénéfice de sa fille, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du 13 juin 2024, le président de la 2ème chambre du tribunal, au notamment de l'ordonnance n° 2315619 du 19 décembre 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, a, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité Mme A à maintenir ses conclusions dans un délai d'un mois à peine de désistement d'office.
Par un mémoire, enregistré le 15 juillet 2024, Mme A, qui fait valoir avoir obtenu satisfaction sur le fond, déclare maintenir uniquement ses conclusions au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
Les requêtes susvisées n° 2312829 et n° 2315642, présentées par Mme A ép. Donze ont le même objet et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
Sur les conclusions des requêtes :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ". /
2. En premier lieu, par une décision du 22 décembre 2023, le préfet du Val-d'Oise a fait droit à la demande de regroupement familial présentée par Mme A. Par suite, et comme le souligne d'ailleurs la requérante, ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat au profit de Mme A, au titre des deux présentes instances, une somme globale de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme A.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes, présenté sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C A, ép. Donze et au préfet du Val-d'Oise.
Fait à Cergy-Pontoise, le 9 août 2024
Le président de la 2e chambre,
signé
C. Huon
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2312829 et 2315642