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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2316124

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2316124

mercredi 24 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2316124
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSEBAN ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er décembre 2023, la société On Tower France, représentée par Me Martin, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ;

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 30 mars 2023 par laquelle le maire de la commune de Pontoise a fait opposition à la déclaration préalable de travaux DP 95 500 23 00031 déposée le 16 février 2023 en vue de la modification d'une station relais par l'ajout de trois antennes et de l'agrandissement des fausses cheminées sis, 1 rue de la Fontaine d'Amour à Pontoise (95300) ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au maire de la commune de Pontoise de lui délivrer une décision de non-opposition dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, de réinstruire sa déclaration préalable en prenant une décision dans le délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) mettre à la charge de la commune de Pontoise la somme de 5 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision attaquée porte une atteinte grave et suffisamment caractérisée, d'une part, à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire de la commune de Pontoise par les réseaux de téléphonie mobile 5G et compte tenu des obligations mises à la charge des opérateurs de téléphonie mobile et, d'autre part, aux intérêts propres de l'opérateur, la société Free Mobile, en ce qu'elle fait obstacle au déploiement du réseau de téléphonie mobile et est ainsi de nature à compromettre le respect de ses engagements en matière de couverture du territoire national en réseau 5G ; par ailleurs, elle porte une atteinte grave à ses intérêts propres, en ce qu'elle est liée à l'opérateur par un contrat cadre aux termes duquel elle est chargée de la réalisation des travaux d'aménagement et de l'obtention des autorisations d'urbanisme ; enfin, la partie du territoire concernée par le projet n'est pas couverte par son réseau 5G, tel que démontré par les cartes de couverture réseau jointes au dossier, de sorte que la station relais concernée est nécessaire au déploiement du réseau ; enfin, la condition d'urgence s'apprécie de la même manière lorsqu'est en cause l'édification d'infrastructures passives par une TOWERCO ou bien l'édification d'une station relais par un opérateur de téléphonie mobile.

- il existe plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :

- il a été pris par une autorité incompétente, dès lors que sa compétence n'a pas été établie ;

- il est entaché d'un défaut d'instruction, dès lors qu'il reprend strictement l'avis de l'architecte des bâtiments de France, s'estimant en situation de compétence liée, alors qu'il s'agit d'un avis simple, entachant sa décision d'une incompétence négative ;

- il est entaché d'un défaut d'incompatibilité du projet avec le site, qui au contraire, s'y intègre.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 décembre 2023, le maire de la commune de Pontoise conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie ;

- il n'existe aucun moyen de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Par un mémoire enregistré le 18 décembre 2023, la société On Tower France persiste dans ses conclusions.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2307806, enregistrée le 30 mai 2023, par laquelle la société On Tower France demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 18 décembre 2023 à

10h00.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Soulier greffière d'audience :

- le rapport de M. Thobaty, juge des référés ;

- les observations de Me Candelier substituant Me Martin, représentant la société On Tower France qui maintient les conclusions de Me Martin et de la requérante.

- les observations de Me Roulette, substituant Me Lherminier, représentant la commune de Pontoise, qui indique que le projet consiste en une augmentation en hauteur de 13 centimètres et renvoie à ses écritures et demande une substitution de motifs tiré de ce que le projet est irrégulier au regard des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. La société On Tower France (OTF) a déposé, le 16 février 2023, une déclaration préalable en vue de la modification d'une station relais par l'ajout de trois antennes relais et de l'agrandissement de trois fausses cheminées sur le toit d'un bâtiment sis, 1 rue de la Fontaine d'Amour à Pontoise. Par un arrêté du 30 mars 2023, l'adjoint au maire de la commune de Pontoise a fait opposition à cette déclaration préalable. Par la présente requête, la société On Tower France demande au juge des référés, statuant par application de l 'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

En ce qui concerne l'urgence :

3. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

4. Il résulte de l'instruction et notamment des cartes de couverture de la commune de Pontoise produites par les parties, que la zone du territoire de la commune affectée par la nouvelle antenne 5G n'est pas couverte par le réseau 5G, et que l'installation en litige permettra ainsi d'améliorer la couverture d'une zone actuellement insuffisamment couverte, par l'installation de la technologie de réseau 5G équipée en bande 3,5 Ghz. Dans ces circonstances et eu égard à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile et la nécessité d'une transition des infrastructures de téléphonie vers la technologie 5G, aux intérêts propres de la société On Tower France qui s'est engagée par contrats cadres à réaliser les travaux nécessaires au déploiement du réseau de la société Free Mobile, ainsi qu'aux intérêts propres de la société Free Mobile qui est soumise à des engagements nationaux, la condition d'urgence, au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, doit être regardée comme satisfaite.

En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :

5. Aux termes de l'article L. 632-1 du code du patrimoine : " Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties extérieures des immeubles bâtis, y compris du second œuvre, ou des immeuble non bâtis () ". Aux termes de l'article L. 632-2 de ce code : " I. - L'autorisation prévue à l'article L. 632-1 est, sous réserve de l'article L. 632-2-1, subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées (). ". Toutefois, aux termes de l'article L. 632-2-1 du même code : " Par exception au I de l'article L.632-2, l'autorisation prévue à l'article L.632-1 est soumise à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France lorsqu'elle porte sur : 1°/ Des antennes relais de radiotéléphonie mobile ou de diffusion du très haut débit par voie hertzienne et leurs systèmes d'accroche ainsi que leurs locaux et installations techniques () ". Il résulte de ces dispositions que l'avis de l'architecte des bâtiments de France portant sur un projet d'antenne relais de téléphonie mobile est un avis simple et non conforme.

6. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué du 30 mars 2023 que l'auteur s'est borné, d'une part, à citer l'avis de l'architecte des bâtiments de France du 20 mars 2023 en précisant que la " demande de projet susvisé est refusée, celle-ci ayant reçu un avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France ". Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le maire de la commune de Pontoise s'est cru à tort lié par cet avis, est, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige, la décision étant entachée d'une incompétence négative.

7. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". L'architecte des bâtiments de France et le maire de la commune de Pontoise ont considéré que le projet était de nature à porter atteinte à son milieu environnant et plus spécifiquement au point de vue remarquable de la cathédrale

Saint Maclou de Pontoise.

8. Il ressort des pièces du dossier que le projet consiste à procéder à une extension limitée d'une cheminée de 13 centimètres environ en hauteur et 70 centimètres en largeur. Compte tenu du volume nouveau autorisé en hauteur, le changement de dimension de la cheminée est imperceptible à l'œil nu du point de vue situé dans la rue de la Fontaine d'Amour à Pontoise, alors que l'immeuble situé 1 rue de la Fontaine d'Amour sur lequel est implantée la cheminée abritant l'antenne ne présente aucun intérêt remarquable et environnemental.

9. En outre, la commune de Pontoise qui invoque en défense les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, doit être regardée comme entendant demander au tribunal de procéder à une substitution de motifs. Toutefois, il ne ressort des éléments du dossier, en l'état de l'instruction, que ce motif est susceptible de fonder légalement l'arrêté attaqué. Il ne peut, dès lors, être procédé à la substitution de motifs demandée pour apprécier s'il y a lieu d'ordonner la suspension de cet arrêté.

10. Dans ces conditions, en l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que le motif d'atteinte à la perception visuelle d'un site patrimonial remarquable ne permet pas de refuser la déclaration de travaux et est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

11. Aux termes de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Aucun autre moyen n'est susceptible de fonder, en l'état du dossier, la suspension de la décision attaquée.

12. Il résulte de tout ce qui précède que la société On Tower France est fondée à demander la suspension de l'exécution de décision du 30 mars 2023 prise par le maire de la commune de Pontoise jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".

14. Aux termes de L. 424-3 du Code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L 421-6 ". Aux termes de l'article R. 424-13 de ce code : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit. Ce certificat mentionne la date d'affichage en mairie ou la date de publication par voie électronique de l'avis de dépôt prévu à l'article R. * 423-6. En cas de permis tacite, ce certificat indique la date à laquelle le dossier a été transmis au préfet ou à son délégué dans les conditions définies aux articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales ".

15. Les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaitre tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision. Il ressort des travaux parlementaires de la loi du 6 août 2015 que ces dispositions ont pour objet de permettre d'accélérer la mise en œuvre de projets conformes aux règles d'urbanisme applicables en faisant obstacle à ce qu'en cas d'annulation par le juge du refus opposé à une demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable, et compte tenu de ce que les dispositions de l'article L. 600-2 du même code cité au point 2 conduisent à appliquer le droit en vigueur à la date de la décision annulée, l'autorité compétente prenne une nouvelle décision de refus ou d'opposition.

16. Il résulte de ce qui précède que, lorsque le juge suspend l'exécution d'un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 citées au point 2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

17. Eu égard à l'illégalité du seul motif opposé dans la décision attaquée, à la circonstance que le motif dont la substitution est demandée ne peut fonder le refus d'autorisation d'urbanisme attaqué et en l'absence de motif non relevé par l'administration qui permettrait de le fonder, la suspension de l'exécution de la décision du 30 mars 2023 par laquelle le maire de la commune de Pontoise a fait opposition à la déclaration préalable de travaux DP 95 500 23 00031 déposée le 16 février 2023 par la société On Tower France implique nécessairement la délivrance d'une décision provisoire de non opposition à déclaration préalable. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'enjoindre au maire de la commune de Pontoise de délivrer à la société On Tower France, dans un délai de quinze jours à compter de la mise à disposition de la présente ordonnance, une décision provisoire de non opposition à la déclaration préalable de travaux DP 95 500 23 00031 déposée le 16 février 2023 par la société On Tower France, jusqu'à ce que le tribunal statue sur la requête au fond. En revanche, il n'y a pas lieu de prononcer une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

18. Il résulte des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée, et peut, même d'office, ou pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.

19. Ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions dirigées contre la société On Tower France qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Pontoise la somme de 800 euros au titre des frais liés à l'instance exposés par la société On Tower France en application de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision du 30 mars 2023 par laquelle le maire de la commune de Pontoise a fait opposition à la déclaration préalable de travaux déposée le 16 février 2023 par la société On Tower France est suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête tendant à son annulation.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Pontoise de délivrer à la société On Tower, France, dans un délai de quinze jours à compter de la mise à disposition de la présente ordonnance, une décision provisoire de non opposition à la déclaration préalable de travaux DP 95 500 23 00031 déposée le 16 février 2023 par la société On Tower France, jusqu'à ce que le tribunal statue sur la requête au fond

Article 3 : La commune de Pontoise versera à la société On Tower France la somme de 800 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions de la commune de Pontoise au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la société On Tower France et à la commune de Pontoise.

Fait, à Cergy, le 24 janvier 2024.

Le juge des référés,

signé

G. Thobaty

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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