Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2316384

mardi 30 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2316384
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantTORDO

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 30 juillet 2024, a donné acte du désistement de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois et l'obligation de se soumettre à une visite médicale. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, malgré une demande en ce sens adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté. Cette solution a été retenue en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2315092/3-2, la vice-présidente de la 3ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, sur le fondement des articles R. 351-3 et 312-8 du code de justice administrative, la requête de M. B A enregistrée le 27 juin 2023 sous le numéro susvisé.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise sous le n° 2316384, M. A, représenté par Me Tordo, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler la décision par laquelle le préfet de police de Paris a suspendu son permis de conduire pour une durée de six mois et celle l'obligeant à se soumettre, avant la fin de cette mesure de suspension, à une visite médicale devant un médecin agréé pour prononcer un avis sur son aptitude médicale à la conduite ;

2°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de police de Paris de réexaminer sa situation sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du préfet de police de Paris la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2024, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.

Une demande de maintien de ses conclusions a été adressée à M. A le 12 juin 2024 en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".

2. L'article R. 612-5-1 du code de justice administrative dispose que : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".

3. En l'état du dossier, M. A a été, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, par un courrier de la présidente de la formation de jugement en date du 12 juin 2024, adressé à son conseil au moyen de l'application " Télérecours ". Ce courrier l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté d'office. En dépit de cette demande, dont il a été accusé réception le jour même, aucune confirmation n'est parvenue à la juridiction dans le délai d'un mois. M. A doit donc être réputé s'être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie sera adressée au préfet de police de Paris.

Fait à Cergy, le 30 juillet 2024.

La présidente de la 7ème chambre

signé

E. Drevon-Coblence

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2316384