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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2316841

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2316841

vendredi 30 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2316841
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème Chambre
Avocat requérantTOIHIRI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un refus implicite de titre de séjour et des arrêtés portant obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence. M. B s’est désisté de ses conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l’instance sur ce point, sans se prononcer sur le fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 et 21 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Toihiri, demande au Tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision implicite de refus de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise ;

2°) d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

3°) d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a assigné à résidence dans le département du Val-d'Oise pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable une fois ;

4°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Toihiri en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

- la décision portant refus de séjour est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été préalablement saisie par le préfet, comme il le devrait lorsqu'un étranger qui justifie de 10 ans de présence continue sur le territoire dépose une demande de titre de séjour :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré 20 juin 2024, M. B, représenté par Me Verpont, déclare se désister des conclusions aux fins d'annulation de la décision de refus de titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Bertoncini, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant tunisien, a demandé au préfet du Val-d'Oise, le 15 décembre 2022, la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par deux arrêtés du 12 décembre 2023, le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, et, d'autre part, prononcé son assignation à résidence. Par le jugement n° 2316841 du 22 décembre 2023, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour sur le territoire et fixant le pays de destination, ainsi que celles portant assignation à résidence, enjoint au préfet du Val-d'Oise de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, et rejeté le surplus des conclusions de la requête à l'exception de celles tendant à l'annulation la décision portant refus de titre de séjour qu'elle a renvoyées à une formation collégiale. Seules les conclusions ainsi renvoyées devant la formation collégiale demeurent en litige.

2. Par un mémoire enregistré le 20 juin 2024 M. B déclare se désister des conclusions de sa requête demeurant en litige. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D É C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 3 juillet 2024, à laquelle siégeaient :

M. Bertoncini, président,

Mme Saïh, première conseillère,

Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 août 2024.

Le président-rapporteur,

Signé

T. BertonciniL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

Signé

Z. Saïh

La greffière,

Signé

N. Magen

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise, ou au préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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