jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2316938 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CALVO PARDO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 et 27 décembre 2023, Mme C A, représentée par Me Calvo Pardo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre, à titre principal au préfet de lui délivrer un délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) d'enjoindre au préfet qu'il soit mis fin à son signalement au sein du système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence ;
- il est entaché d'un vice de procédure ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français sont entachées d'une erreur de fait ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit en tant qu'elles méconnaissent les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit en tant qu'elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'un vice de forme tiré de l'insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 4 décembre 2003 conclu entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne relatif aux échanges de jeunes professionnels
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ausseil ;
- et les observations de Me Garrigue, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante tunisienne née le 20 août 1990, est entrée en France le 20 septembre 2022 munie d'un visa long séjour portant la mention " échange de jeunes professionnels " valable du 31 août 2022 au 31 août 2023. Le 12 septembre 2023, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié en matière de séjour et du travail. Par un arrêté du 4 décembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an. Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions contestée :
2. En premier lieu, l'arrêté litigieux a été signé par Monsieur B D, sous-préfet d'Antony et de Boulogne-Billancourt, qui a reçu délégation de signature par arrêté SGAD n° 2023-060 du 25 septembre 2023 publié au numéro spécial du recueil des actes administratifs du même jour, à l'effet de signer toutes décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, les moyens tirés du vice de procédure et du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de Mme A ne sont pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français attaquées :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. À cet effet, doivent être motivées les décisions qui () restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5. La décision de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français contestés visent les textes dont le préfet des Hauts-de-Seine a entendu faire l'application, notamment les accords franco-tunisiens, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de l'intéressée ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, il relève la circonstance que Madame A a été autorisée au séjour sous le motif de " jeune professionnel " et qu'elle ne pouvait ainsi prétendre à une régularisation de sa situation dès lors qu'elle n'a pas honoré les obligations inhérentes à ce séjour prévues par l'accord franco-tunisien du 4 décembre 2008. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour est suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
6. En deuxième lieu, en soutenant que les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français attaquées méconnaissent les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, la requérante doit être regardée comme soulevant un moyen tiré d'une erreur de droit. Toutefois, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée qu'elles sont fondées sur les stipulations de l'article 3 de l'accord du 4 décembre 2003 conclu entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne relatif aux échanges de jeunes professionnels aux termes duquel " les jeunes professionnels français et tunisiens doivent s'engager à ne pas poursuivre leur séjour dans l'Etat d'accueil à l'expiration de la période autorisée, ni à prendre un emploi autre que celui prévu aux termes des conditions de leur entrée dans l'Etat d'accueil " qui dérogent aux stipulation de l'accord l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 qui stipulent que " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention "salarié " ". Par ailleurs, en tout état de cause, aux termes de l'article 2.3.3 du protocole du 28 avril 2008 relatif à la gestion concertée des migrations : " Le titre de séjour portant la mention ''salarié'', prévu par le premier alinéa de l'article 3 de l'Accord du 17 mars 1988 modifié, est délivré à un ressortissant tunisien en vue de l'exercice, sur l'ensemble du territoire français, de l'un des métiers énumérés sur la liste figurant à l'Annexe I du présent Protocole, sur présentation d'un contrat de travail visé par l'autorité française compétente ()". Toutefois, dès lors que le métier d'infographiste 3D pour lequel Mme A avait signé un contrat de travail ne figure pas sur cette liste, le moyen doit être écarté.
7. En troisième lieu, la requérante soutient que les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français sont entachées d'une erreur de fait en tant qu'elles ne mentionnent ni le fait qu'elle avait auparavant été titulaire d'un titre de séjour de travailleur temporaire, ni qu'elle disposait d'une autorisation de travail de la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités pour occuper le poste d'infographiste 3D au sein de la société CCPG. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que ces décisions attaquées sont fondées sur le fait que la requérante a méconnu les stipulations de l'article 3 de l'accord du 4 décembre 2003 conclu entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne relatif aux échanges de jeunes professionnels. Par suite, ces imprécisions relevées par Mme A n'affectent pas le motif des décisions contestées et ne sont donc pas de nature à les entacher d'illégalité.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Si Mme A, fait valoir que son père séjourne régulièrement en France et qu'elle s'est rapidement insérée dans la société française, il ne ressort pas des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions de séjour de Mme A en France, qui est célibataire sans charge de famille et qui ne démontre pas l'absence d'attache dans son pays d'origine, où elle a vécu, au moins jusqu'à l'âge de 32 ans, le préfet des Hauts-de-Seine, en prenant l'arrêté attaqué, ait porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels a été pris ledit arrêté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français.
Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
11. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
12. Mme A est entrée régulièrement en France, où son père réside régulièrement. Par ailleurs, elle est insérée professionnellement et socialement en France dans la mesure où elle exerce une activité professionnelle qui a été déclarée par son employeur auprès des organismes sociaux, et elle ne constitue pas une menace à l'ordre public. Dans ces conditions, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'une année prise à son encontre est entachée d'une erreur d'appréciation.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens invoqués contre cette décision, que l'interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 4 décembre 2023 en tant seulement qu'il prononce une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'une année. Elle n'est en revanche pas fondée à demander l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
15. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
16. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, qu'il soit enjoint au préfet du Val d'Oise de procéder, dans un délai de deux mois, à l'effacement du signalement de Mme A aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
17. L'exécution du présent jugement n'impliquant aucune autre mesure d'exécution, les autres conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 4 décembre 2023 est annulé en tant qu'il prononce une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'une année.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de faire procéder, dans un délai de deux mois, à l'effacement du signalement de Mme C A aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 5 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Buisson, président ;
- M. Ausseil, conseiller ;
- Mme L'Hermine, conseillère ;
assistés de Mme Duroux, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
Le rapporteur,
signé
M. Ausseil
Le président,
signé
L. Buisson
La greffière,
signé
C. Duroux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2316938
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026