LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2400356

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2400356

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2400356
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC+
Formation6ème Chambre
Avocat requérantERNST & YOUNG SOCIETE D'AVOCATS PARIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 janvier 2024 et le 22 mai 2024, la société anonyme Réseau de transport d'électricité (RTE), représentée par Me Santoni, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision de l'autorité environnementale du 9 novembre 2023, confirmant la décision de soumission à évaluation environnementale du projet de création du poste électrique 225/20 kV RTE-SRD de Sud-Vienne sur la commune de Payroux et de son raccordement par une liaison souterraine 225 kV au poste de Rom ;

2°) de juger que le projet de création du poste électrique 225/20 kV RTE - SRD de Sud-Vienne sur la commune de Payroux et de son raccordement par une liaison souterraine 225 kV au poste de Rom (79) doit être dispensé d'évaluation environnementale ;

3°) d'enjoindre à l'Autorité environnementale de prendre cette décision de dispense dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;

4°) de mettre à la charge de la commune de l'Autorité environnementale la somme de 2 000 euros à verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- l'Autorité environnementale n'a pas suffisamment pris en considération certaines caractéristiques du projet ; les liaisons souterraines ne sont pas soumises à évaluation environnementale et les choix de préférer une liaison souterraine à une liaison aérienne constitue en soi une mesure d'évitement et de réduction ; la méthodologie qu'elle a mise en œuvre dans le cadre de l'exécution de son projet constitue une mesure d'évitement et de réduction qui n'a pas été correctement appréciée ;

- il n'existe pas d'incompatibilités ou d'incidences notables des liaisons souterraines avec les zones humides qui pourraient être identifiées ; ces incidences seront, en tout état de cause, évitées, ou, dans l'hypothèse rare où elles ne pourraient être évitées, les zones humides seraient modérément impactées ;

- la traversée du projet sur les cours d'eau ne présente aucun impact pour les habitats ou espèces ;

- les incidences du projet sur la faune et la flore ne justifient pas sa soumission à évaluation environnementale ;

- l'Autorité environnementale ne pouvait pas exiger au stade de l'examen au cas par cas un bilan carbone, qui n'est pas requis par l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement et son annexe ; les incidences du projet sur les gaz à effet de serre sont très réduites et ne justifient pas sa soumission à évaluation environnementale.

Par un courrier du 12 janvier 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de ce que l'instruction était susceptible d'être close à compter du 15 mars 2024.

Par un mémoire, enregistré le 19 mars 2024, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.

Un mémoire présenté par le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a été enregistré le 20 juin 2024. (non communiqué)

Par ordonnance du 1er juillet 2024, l'instruction a été close avec effet immédiat.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme L'Hermine, conseillère ;

- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public ;

- les observations de Me Santoni, avocat de la société réseau de transport d'électricité.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite d'une demande d'examen au cas par cas présentée par la société réseau de transport d'électricité (RTE), l'Autorité environnementale a décidé de la soumission à évaluation environnementale du projet de création d'un poste électrique 225/20 kV RTE-SRD de Sud-Vienne sur la commune de Payroux et de son raccordement par une liaison souterraine 225 kV au poste de Rom, par une décision du 13 juillet 2023. Par une décision du 9 novembre 2023, dont la société RTE demande l'annulation, l'Autorité environnementale a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par la société RTE et confirmé la soumission du projet à évaluation environnementale.

Sur le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision du 9 novembre 2023 :

2. Le point III de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement prévoit que : " () L'autorité chargée de l'examen au cas par cas indique les motifs qui fondent sa décision au regard des critères pertinents énumérés à l'annexe du présent article, ainsi que des mesures et caractéristiques du projet présentées par le maître d'ouvrage et destinées à éviter ou réduire les effets négatifs notables de celui-ci sur l'environnement et la santé humaine. () ". L'annexe visée à cet article précise les critères de l'examen au cas par cas à savoir les caractéristiques des projets, la localisation des projets, le type et les caractéristiques des incidences potentielles. En outre, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ".

3. Si la société RTE soutient que l'Autorité environnementale n'a pas indiqué, dans sa décision, les critères énumérés à l'annexe de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement sur lesquels elle a fondé sa décision, il résulte des termes mêmes de la décision attaquée que l'Autorité environnementale a analysé, les incidences du projet sur l'environnement au regard des trois critères définis par l'annexe à l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement en tenant compte des nouveaux éléments produits par la société RTE dans le cadre de son recours administratif préalable obligatoire. En conséquence, la décision attaquée est suffisamment motivée.

Sur le moyen tiré de l'erreur d'appréciation de l'Autorité environnementale :

4. Aux termes de l'article L. 122-1 du code de l'environnement : " II.- Les projets qui, par leur nature, leur dimension ou leur localisation, sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine font l'objet d'une évaluation environnementale en fonction de critères et de seuils définis par voie réglementaire et, pour certains d'entre eux, après un examen au cas par cas. / () Lorsque l'autorité chargée de l'examen au cas par cas décide de soumettre un projet à évaluation environnementale, la décision précise les objectifs spécifiques poursuivis par la réalisation de l'évaluation environnementale du projet. / III.- L'évaluation environnementale est un processus constitué de l'élaboration, par le maître d'ouvrage, d'un rapport d'évaluation des incidences sur l'environnement, dénommé ci-après " étude d'impact " () / Lorsqu'un projet est constitué de plusieurs travaux, installations, ouvrages ou autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage, il doit être appréhendé dans son ensemble, y compris en cas de fractionnement dans le temps et dans l'espace et en cas de multiplicité de maîtres d'ouvrage, afin que ses incidences sur l'environnement soient évaluées dans leur globalité. / IV. - Lorsqu'un projet relève d'un examen au cas par cas, l'autorité en charge de l'examen au cas par cas est saisie par le maître d'ouvrage d'un dossier présentant le projet afin de déterminer si celui-ci doit être soumis à évaluation environnementale. () " Aux termes de l'article R. 122-2 du même code : " I. - Les projets relevant d'une ou plusieurs rubriques énumérées dans le tableau annexé au présent article font l'objet d'une évaluation environnementale, de façon systématique ou après un examen au cas par cas, en application du II de l'article L. 122-1, en fonction des critères et des seuils précisés dans ce tableau. () " Le tableau annexé à cet article prévoit, dans sa rubrique 32 relative aux constructions de lignes électriques aériennes en haute et très haute tension, que les postes de transformation dont la tension maximale de transformation est égale ou supérieure à 63 kilovolts, à l'exclusion des opérations qui n'entraînent pas d'augmentation de la surface foncière des postes sont soumis à examen au cas par cas. Enfin, aux termes de l'article R. 122-3-1 du même code : " () IV.-L'autorité chargée de l'examen au cas par cas apprécie, dans un délai de trente-cinq jours à compter de la date de réception du formulaire complet, sur la base des informations fournies par le maître d'ouvrage, si les incidences du projet sur l'environnement et la santé humaine sont notables au regard des critères pertinents énumérés à l'annexe du présent article. Le cas échéant, elle tient compte des résultats disponibles d'autres évaluations pertinentes des incidences sur l'environnement requises au titre d'autres législations applicables. () ".

En ce qui concerne les caractéristiques des projets :

5. L'annexe visée à l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement, qui définit les critères de l'examen au cas par cas, précise que : " () Les caractéristiques des projets doivent être considérées notamment par rapport : / a) A la dimension et à la conception de l'ensemble du projet ; / b) Au cumul avec d'autres projets existants ou approuvés ; / c) A l'utilisation des ressources naturelles, en particulier le sol, les terres, l'eau et la biodiversité ; () / 2. Localisation des projets () ".

6. D'une part, il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement du recours administratif préalable obligatoire formé par la société RTE qu'il existe un lien fonctionnel entre le poste électrique RTE-SRD situé à Payroux dont la réalisation est projetée et la liaison souterraine permettant le raccordement de ce poste au poste électrique existant situé à Rom. Dans ces conditions, l'Autorité environnementale devait tenir compte de cette liaison souterraine pour apprécier si le projet de création de poste électrique était susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement et la santé humaine alors même que la création d'une liaison souterraine ne serait pas soumise à évaluation environnementale. Si la société RTE fait valoir que le choix d'une liaison souterraine a des impacts moindres sur l'environnement qu'une ligne aérienne, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que le projet soit susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement et la santé humaine. Dans ces conditions, la société RTE n'est pas fondée à soutenir que l'Autorité environnementale a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte des caractéristiques de la liaison souterraine projetée.

7. D'autre part, si la société RTE soutient que l'Autorité environnementale a estimé que l'absence de connaissance du tracé détaillé du projet au stade de la demande d'examen au cas par cas justifie à elle seule la soumission du projet à une évaluation environnementale, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que cette circonstance a justifié la décision de l'Autorité environnementale de soumettre le projet à une évaluation environnementale. Le moyen doit dès lors être écarté.

En ce qui concerne les incidences du projet sur les zones humides :

8. L'annexe de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement précise que, parmi les critères de l'examen au cas par cas, figure : " 2. Localisation des projets / La sensibilité environnementale des zones géographiques susceptibles d'être affectées par le projet doit être considérée en prenant notamment en compte : / () c) La capacité de charge de l'environnement naturel, en accordant une attention particulière aux zones suivantes : / i) Zones humides, rives, estuaires ; () ".

9. Si la société RTE fait valoir qu'aucune zone humide n'est identifiée au droit de la liaison souterraine mais dans le fuseau de moindre impact de cette liaison, que le tracé de liaison sera adapté pour éviter les zones humides identifiées par les études de sol et que les incidences éventuelles du projet sur les zones humides ne sont pas notables, il ressort des pièces du dossier que le tracé détaillé de la liaison souterraine n'était pas défini à la date à laquelle la société RTE a formé son recours administratif préalable obligatoire et que le projet est dès lors susceptible d'avoir des incidences notables sur les zones humides du secteur. Si la société RTE soutient que les mesures " ERC " prévues permettent d'éviter toutes incidences notables, l'absence de tracé précis de la liaison fait obstacle à ce que ces seules mesures générales puissent être regardées comme évitant toute incidence notable du projet sur les zones humides. Par suite, l'Autorité environnementale n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le projet était susceptible d'avoir des incidences notables sur les zones humides.

En ce qui concerne les incidences du projet sur les cours d'eau, la faune et la flore :

10. Aux termes de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement : " IV.-L'autorité chargée de l'examen au cas par cas apprécie, dans un délai de trente-cinq jours à compter de la date de réception du formulaire complet, sur la base des informations fournies par le maître d'ouvrage, si les incidences du projet sur l'environnement et la santé humaine sont notables au regard des critères pertinents énumérés à l'annexe du présent article. () " L'annexe de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement relative aux critères dont il est tenu compte lors de l'examen au cas par cas : " 2. Localisation des projets / La sensibilité environnementale des zones géographiques susceptibles d'être affectées par le projet doit être considérée en prenant notamment en compte : / () b) La richesse relative, la disponibilité, la qualité et la capacité de régénération des ressources naturelles de la zone (y compris le sol, les terres, l'eau et la biodiversité) et de son sous-sol ; () ".

11. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet de liaison souterraine implique de traverser deux cours d'eau, le Bé et le ruisseau de Fontegrive. Si la société RTE précise que le passage de ces cours d'eau doit être réalisé au début de ceux-ci, dans une zone complètement à sec, et concernant le ruisseau de Fontegrive, au niveau d'un gué déjà utilisé par les engins agricoles, elle n'établit ni avoir porté ces éléments à la connaissance de l'Autorité environnemnetale qui se prononce sur la base des informations fournies par le maître d'ouvrage, ni, au demeurant, que ces mesures seraient de nature à éviter des incidences notables sur l'habitat et les espèces des cours d'eau. Par suite, l'Autorité environnementale n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le projet était susceptible d'avoir des incidences notables sur la faune des cours d'eau.

12. D'autre part, il ressort du diagnostic écologique faune, flore et habitats réalisé sur l'aire d'étude rapprochée du projet, produit par la société RTE dans le cadre de la présente instance et daté du 2 novembre 2023, et plus particulièrement de la synthèse des enjeux écologiques et de l'atlas cartographique, qu'un enjeu " très fort " a été identifié pour plusieurs espèces patrimoniales ou protégées telles que, notamment, le vison d'Europe et le campagnol amphibie, sur l'aire d'étude rapprochée. Dans ces conditions, l'Autorité environnementale n'a commis aucune erreur d'appréciation en estimant que le projet était susceptible d'avoir des incidences notables sur la faune, la flore et les habitats.

En ce qui concerne les incidences du projet sur l'environnement en raison des gaz à effet de serre :

13. D'une part, si la société RTE soutient qu'au stade de l'examen au cas par cas, aucun bilan carbone ne peut lui être demandé et que l'absence d'un tel bilan ne peut justifier la soumission du projet à évaluation environnementale, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que l'Autorité environnementale se soit fondée sur ce motif pour décider de la soumission du projet à évaluation environnementale. Par suite, la société RTE n'est pas fondée à soutenir que l'Autorité environnementale aurait méconnu les dispositions de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement.

14. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le projet est susceptible de conduire au rejet d'hexafluorure de soufre (SF6), utilisé dans les enveloppes des disjoncteurs. Dans ces conditions, en estimant que le projet était susceptible d'avoir des conséquences notables sur l'environnement en raison du rejet par le projet de SF6, l'Autorité environnementale n'a pas commis d'erreur d'appréciation.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la société RTE n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 9 novembre 2023 de l'Autorité environnementale. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent qu'être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de la société RTE est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société réseau de transport d'électricité et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Buisson, président ;

Mme Mettetal-Maxant, première conseillère ;

Mme L'Hermine, conseillère ;

Assistés de Mme Pradeau, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

La rapporteure,

signé

M. L'Hermine

Le président,

signé

L. Buisson

La greffière,

signé

A. Pradeau

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions