jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2400459 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SERRE ODIN EMMANUELLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2024, Mme F épouse C, représentée par Me Boudjellal, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur les moyens communs aux décisions portant refus de certificat de résidence et obligation de quitter le territoire français :
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles ont été prises en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles ont été prises en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 avril 2024 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de procédure pénale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lusinier, conseillère ;
- et les observations de Me Zanjantchi, substituant Me Boudjellal, représentant Mme F épouse C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F épouse C, ressortissante algérienne née le 20 septembre 1976, déclare être entrée sur le territoire français le 30 mars 2016 munie d'un visa C valable pour l'Espagne du 25 mars au 23 avril 2016. Le 6 septembre 2023, elle a sollicité le renouvellement de son certificat de résidence sur le fondement des stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de faire droit à cette demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les décisions portant refus de certificat de résidence et obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait " qui en constituent le fondement.
3. L'arrêté attaqué vise les dispositions légales sur lesquelles il se fonde et mentionne les considérations de fait qui ont conduit à son édiction. A cet égard, le préfet n'était pas tenu de faire état de tous les éléments de la vie personnelle de Mme F épouse C, alors même, au demeurant, qu'elle a demandé un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation manque en fait et doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". D'autre part, selon l'article 40 alinéa 2 du code de procédure pénale : " Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. ".
5. Les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont relatives aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Ces conditions sont cependant régies de manière exclusive, en ce qui concerne les ressortissants algériens, par l'accord du 27 décembre 1968. Un ressortissant algérien ne saurait dès lors utilement invoquer les dispositions précitées de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national.
6. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet des Hauts-de-Seine, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
7. Pour refuser de faire usage de son pouvoir de régularisation à titre discrétionnaire, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur le signalement du préfet des Hauts-de-Seine réalisé le 26 octobre 2023 auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire de Nanterre, en vertu de l'article 40 alinéa 2 du code de procédure pénale, pour obtention frauduleuse d'un certificat de résidence algérien d'un an valable du 18 août 2022 au 17 août 2023, par usurpation d'identité d'une personnalité pour intervenir en faveur de la régularisation à titre discrétionnaire de la requérante, et sur ce que l'intéressée, qui ne le conteste pas, a réitéré ce procédé frauduleux afin d'obtenir le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " qu'elle sollicite dans la présente requête. Le préfet des Hauts-de-Seine a également relevé, sans être davantage contesté, qu'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel n'était de nature à permettre la régularisation de la situation de Mme F épouse C, qui ne travaille pas et dont cinq des six enfants résident dans son pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard du pouvoir de régularisation même sans texte du préfet doit être écarté. En tout état de cause, le préfet n'était pas tenu d'examiner les conséquences de sa décision sur la situation personnelle de la fille majeure de la requérante.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. Mme F épouse C se prévaut de sa qualité d'accompagnant de sa fille malade née le 29 septembre 2001. Si la pathologie de sa fille n'est pas contestée, il ressort néanmoins des pièces du dossier que celle-ci, majeure depuis quatre ans à la date de la décision attaquée, suit une scolarité normale en tant qu'étudiante à l'institut universitaire de technologie de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) et qu'elle n'a pas besoin d'accompagnement spécifique, sa pathologie étant stabilisée par un traitement approprié et régulier. Est à cet égard sans incidence la circonstance qu'elle soit reconnue travailleur handicapé dès lors que ce statut, qui la protège, ne l'empêche pas d'exercer une activité professionnelle. La requérante se prévaut également de sa vie maritale avec un compatriote en situation régulière. Or il ressort des pièces du dossier que seul un avenant, signé le 22 novembre 2022, au bail conclu le 8 septembre 2022 par M. C, en son seul nom, fait apparaître celui de Mme C comme résidant à la même adresse, 7 rue des Camélinats à Nanterre. Les documents produits par la requérante, pour la période précédente, font état de cinq adresses différentes sur lesquelles le nom de son mari n'apparaît pas. Elle a d'abord résidé chez Mme D, au 124 avenue Pablo Picasso à Nanterre, jusqu'en août 2020 au moins, d'après un courrier de l'assurance maladie envoyée le 6 août 2020, puis au 50 rue des Vignes à Nanterre jusqu'en août 2021 au moins, d'après l'attestation d'assurance délivrée le 16 août 2021, puis chez M. F, au 191 rue Jean Jaurès à Nanterre, jusqu'en avril 2021 au moins, d'après l'autorisation provisoire de séjour délivrée le 12 avril 2021, puis chez Emmaüs Nanterre, au 124 rue Pablo Picasso, jusqu'en août 2022 au moins, d'après les analyses de sang réalisées le 12 août 2022 et, enfin, à l'association de solidarité avec les travailleurs immigrés (ASTI) de Colombes, au 549 rue Gabriel Péri, jusqu'en septembre 2022 au moins, d'après le courrier de la banque postale envoyée le 2 septembre 2022. A cet égard, sa fille B a également indiqué, dans sa demande de dossier social étudiant pour 2022/2023 déposée le 4 mai 2022, que ses parents sont célibataires et que sa mère réside au 549 rue Gabriel Péri à Colombes. Il en résulte que les documents versés à l'instance, qui ne démontrent aucune communauté de vie de Mme F épouse C avec son époux, sont de nature à remettre en cause la présomption de vie commune attachée à leur mariage. Enfin, l'intéressée n'est pas dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où résident cinq de ses six enfants et où elle a vécu jusqu'à l'âge de quarante ans. Par suite, en ne démontrant pas l'intensité de ses liens familiaux et en ne justifiant d'aucune insertion professionnelle dans la société française, Mme F épouse C n'est pas fondée à soutenir que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. Enfin, pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être évoqués, Mme F épouse C n'est pas fondée à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine a entaché les décisions attaquées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français qui ne peut excéder deux ans () ". Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
12. L'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'examen de l'un d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse, à sa seule lecture, en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
13. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne, d'une part, que l'intéressée déclare être présente en France depuis sept ans, mariée et parent d'un enfant majeur et, d'autre part, que ses attaches sur le territoire français ne sont pas fortes, stables et anciennes, notamment parce qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de quarante ans. L'arrêté indique également que la requérante a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'un an le 13 avril 2022, notifiée le 7 mai 2022, dont il n'est pas établi qu'elle aurait été exécutée. Enfin, l'arrêté ajoute que Mme F épouse C a fait l'objet le 26 octobre 2023 d'un signalement sur le fondement de l'article 40 alinéa 2 du code de procédure pénale auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire de Nanterre pour avoir obtenu frauduleusement un certificat de résidence algérien d'un an valable du 18 août 2022 au 17 août 2023. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté comme manquant en fait.
14. En second lieu, au vu des motifs sur lesquelles la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est fondée, rappelés au point 13 ci-dessus, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme F épouse C ne peut être accueilli.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par
Mme F épouse C doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction et de celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de Mme F épouse C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F épouse C et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente, et Mmes E et Lusinier, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
V. LUSINIER
La présidente,
Signé
C. ORIOLLa greffière,
Signé
V. RICAUD
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026