Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2400732

mardi 19 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2400732
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantANCEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 15 et 29 janvier 2024, la SCI L.A. CITY, représentée par Me Ancel, demande au tribunal d'annuler la décision du 9 novembre 2023 par laquelle le maire de la commune de Saint-Ouen l'Aumône a demandé à la société requérante la communication de pièces complémentaires dans le cadre de l'instruction de sa déclaration préalable portant sur une façade et une clôture et l'a informée que le projet n'était pas conforme à l'article UG 2.2.1. d) du plan local d'urbanisme.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ; / () ".

2. La requête présentée par la SCI L.A. CITY est dirigée contre la lettre du 9 novembre 2023 par laquelle le maire de la commune de Saint-Ouen l'Aumône a demandé à la société requérante la communication de pièces complémentaires dans le cadre de l'instruction de sa déclaration préalable portant sur une façade et une clôture et l'a informée que le projet n'était pas conforme à l'article UG 2.2.1. d) du plan local d'urbanisme. Une telle lettre se borne à indiquer à la société requérante qu'il y a des pièces manquantes dans le dossier qu'elle a déposé et qu'en l'état, le projet en question n'est pas conforme à la règlementation en vigueur. Ainsi, ce courrier, qui n'emporte, en lui-même, aucune conséquence pour la société requérante et ne modifie pas sa situation ne comporte, en elle-même, aucune décision lui faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et peut être rejetée, par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la SCI L.A. CITY est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI L.A. CITY.

Fait à Cergy, le 19 mars 2024.

Le Président,

Signé

J-P. Dussuet

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.