Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2400737

lundi 6 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2400737
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. B..., agent communal, de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision de la commune de Taverny de le placer en maladie ordinaire plutôt qu’en congé pour invalidité imputable au service. Le tribunal a toutefois condamné la commune à verser 1 500 euros à M. B. au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, tout en rejetant la demande reconventionnelle de la commune. La solution a été rendue par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

 

Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2024, M. A... B..., représenté par Me Laplante, demande au tribunal :

 

1°) d’annuler la décision du 17 novembre 2023 par laquelle la commune de Taverny a cessé de prendre en charge les arrêts et soins au titre de la maladie professionnelle et l’a placé en maladie ordinaire à compter du 9 novembre 2022 ;

 

2°) d’enjoindre à la commune de Taverny de le placer en congés pour invalidité imputable au service à compter du 8 novembre 2022 et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de le placer dans l’attente en congés pour invalidité temporaire imputable au service, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Taverny la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier du 14 mai 2024, le tribunal a proposé aux parties de régler leur litige par une médiation.

 

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2024, la commune de Taverny conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, à titre subsidiaire, au rejet du surplus des conclusions de la requête de M. B..., et, enfin, à ce qu’il soit mis à la charge du requérant la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Une invitation à se désister a été adressée à M. B... le 10 septembre 2024.

Une demande de maintien de la requête a été adressée à M. B... le 31 mars 2025 en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2025, M. B... déclare se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction et maintenir ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 12 mai 2025, la commune de Taverny prend acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B... et informe le tribunal qu’elle maintient ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

 

Vu les autres pièces du dossier.

 

Vu le code de justice administrative.

 

Considérant ce qui suit :

 

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance :

1° Donner acte des désistements (…) ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des

dépens (…) ».

 2. L’article R. 612-5-1 du code de justice administrative dispose que : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article

R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux (…) ».

 

2. En l’état du dossier, M. B... a été, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, par un courrier de la présidente de la formation de jugement en date du 31 mars 2025, adressé au moyen de l’application « Télérecours citoyen ». Ce courrier l’informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté d’office. Par un mémoire, enregistré le 12 mai 2025, M. B... déclare se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

 

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative précitées et de mettre à la charge de la commune de Taverny la somme de 1 500 euros à verser à M. B....

4.  Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. B... la somme demandée par la commune de Taverny en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

 

 

O R D O N N E :

 

 

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....

Article 2 : La commune de Taverny versera la somme de 1 500 euros à M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

 

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Taverny au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

 

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la commune de Taverny.

 

Fait à Cergy, le 6 octobre 2025.

 

 

Le président de la 7ème chambre

 

signé

 

 

E. Lamy

 

 

La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.