jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2401065 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 11ème Chambre |
| Avocat requérant | LANGLOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaires enregistrés les 24 janvier 2024,
2 avril 2024 et 22 juin 2024, Mme D A, représentée par Me Langlois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 janvier 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", ou " étudiant " ou " recherche d'emploi- première expérience professionnelle " et de la munir d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de la munir d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et à voyager dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder à l'effacement du signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait au regard de sa situation familiale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru, à tort en situation de compétence liée et n'a pas usé de son pouvoir discrétionnaire de régularisation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et méconnait les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et méconnait les dispositions de l'article
L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet s'est estimé en situation de compétence liée pour édicter sa décision ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
- elle est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait le principe général du droit d'être entendue ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 mars 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête de Mme A.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. d'Argenson, président, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante chinoise née le 29 mars 1988, est entrée en France
le 23 juillet 2021 sous couvert d'un visa long séjour mention " étudiant " valable
du 15 janvier 2021 au 15 juillet 2022. Elle a été munie, par la suite, d'un titre de séjour étudiant valable du 16 juillet 2022 au 15 juillet 2023. Elle en a sollicité le renouvellement le 20 juin 2023 sur le fondement des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 8 janvier 2024, dont elle demande l'annulation, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. L'arrêté attaqué comporte l'énoncé suffisamment précis des circonstances de droit et de fait qui le fondent. Par conséquent, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions attaquées doit être écarté.
3. Il ne ressort pas des pièces des dossiers ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de
Mme A et aurait commis une erreur de droit en estimant être à tort en situation de compétence liée. Le préfet, qui n'était pas tenu d'exercer son pouvoir discrétionnaire de régularisation, a examiné la situation de Mme A au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, les moyens tirés du défaut d'examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale de la requérante et de l'erreur de droit résultant de ce que le préfet se serait cru en situation de compétence liée doivent être écartés.
4. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Mme A, en soutenant être entrée en France au début de l'année 2020, se prévaut d'une ancienneté de séjour de seulement quatre années à la date de l'arrêté en litige. Par ailleurs, ainsi qu'elle le reconnait elle-même, elle est retournée en Chine pendant la pandémie de la covid 19 et est revenue sur le territoire français le 23 juillet 2021 sous couvert d'un visa de long séjour pour y poursuivre ses études supérieures. En outre, sa qualité d'étudiant ne lui donne pas vocation à s'installer durablement sur le territoire français. Si la requérante se prévaut de sa relation amoureuse avec un ressortissant français depuis le mois de janvier 2020 avec qui elle a conclu un pacte de solidarité civile le 15 septembre 2023, ainsi qu'il a été dit précédemment, son ancienneté de séjour en France est insuffisante. De surcroit, elle ne prouve pas l'existence de sa relation avec son partenaire depuis 2020. Mme A, sans enfant à charge en France ne démontre pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine. Enfin, elle ne justifie pas d'une insertion particulière à la société française. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences des décisions contestées sur sa situation personnelle et familiale ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
6. Par arrêté n°2023-078 du 4 décembre 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine le 19 décembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a donné délégation à M. C, adjoint au chef du bureau du séjour des étrangers des Hauts-de-Seine, à l'effet de signer, notamment, toutes décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français avec ou sans délai, fixant le pays d'éloignement et portant interdiction de retour sur le territoire français, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme B, directrice des migrations et de l'intégration, à laquelle cet arrêté donne délégation de signature à l'effet de signer ou de viser tous actes, décisions, pièces et correspondances, dans la limite des attributions dévolues à cette direction. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision portant refus de titre de séjour manque en fait et ne peut qu'être écarté.
7. Si la requérante soutient que le préfet des Hauts-de-Seine a commis une erreur de fait dès lors qu'il précise dans l'arrêté attaqué que Mme A est célibataire alors qu'elle est en couple avec un ressortissant français, l'intéressée, qui a seulement sollicité le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiante, ne démontre pas avoir communiqué cette information à l'administration. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
8. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article
L. 412-1. ".
9. Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'administration saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée par un étranger en qualité d'étudiant de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les études poursuivies par l'intéressé revêtent un caractère réel et sérieux et s'il justifie des moyens d'existence suffisants lui permettant de vivre et d'étudier en France.
10. Il ressort des pièces du dossier, que Mme A s'est prévalue à l'appui de sa demande de titre de séjour portant la mention " étudiant ", de son inscription, du 18 août 2023 au 17 août 2024 au sein de l'établissement Paris Executive Business School pour une formation à distance d'une durée de 250 heures en marketing communication et stratégie. Pour refuser de lui renouveler le titre de séjour demandé, le préfet des Hauts-de-Seine a considéré que cette formation était " non diplômante ", qu'elle ne se rattache pas à un cursus cohérent d'études, qu'elle comprend un très faible volume horaire et que ce type de formation ne nécessite pas de présence sur le territoire français. Il ressort en effet d'un courriel du
23 septembre 2023 de la directrice pédagogique de cet établissement que cette formation est non diplômante. Aussi, compte tenu de son faible volume horaire, la préparation d'une telle formation, à distance et non diplômante, ne requiert pas la présence en France de l'intéressée. Par ailleurs, il n'apparaît pas que cette formation, qui constitue un simple complément de sa formation initiale ne sanctionnant aucune progression dans un cursus scolaire et ne présente de liens avec ces études. La circonstance que l'intéressée complèterait sa formation par un stage au sein de la société Dewet mère et fille, entreprise fabriquant des vêtements et accessoires artisanalement en France est sans influence sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour dès lors que, ainsi qu'il a été dit, cette formation est non diplômante. Dans ces conditions, compte tenu de la nature de la formation suivie par la requérante et de son faible volume horaire, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que Mme A ne pouvait se voir délivrer un titre de séjour en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. La décision refusant à Mme A un titre de séjour n'étant pas illégale, le moyen dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, par la voie de l'exception d'illégalité, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire :
12. Les décisions refusant à Mme A un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégales, le moyen dirigé contre la décision octroyant un délai de départ volontaire, par la voie de l'exception d'illégalité, ne peut qu'être écarté.
13. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel il est fait obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l'obligation de quitter le territoire français. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas ".
14. La décision statuant sur l'octroi éventuel d'un délai de départ volontaire à l'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est l'accessoire de la décision d'éloignement dont elle constitue une simple mesure d'exécution. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que pour exécuter spontanément l'obligation de quitter le territoire français qui lui est faite, l'étranger dispose en principe d'un délai de trente jours à compter de la notification de la mesure d'éloignement.
15. En l'espèce, il ne ressort des pièces du dossier ni que Mme A aurait sollicité un délai supérieur au délai de départ volontaire de trente jours, ni qu'elle établisse l'existence de circonstances propres à son cas justifiant l'octroi d'un tel délai. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
16. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen dirigé contre la décision fixant le pays d'éloignement, par la voie de l'exception d'illégalité, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
17. Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L 612-8 (). ".
18. Il est constant que Mme A est entrée en France régulièrement le 23 juillet 2021 sous couvert d'un visa long séjour mention " étudiant " valable du 15 janvier 2021
au 15 juillet 2022. En outre, l'intéressée, qui établit être en couple avec un ressortissant français, n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement et sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, la durée d'un an de cette interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur d'appréciation. Il s'ensuit que la décision du 8 janvier 2024, par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an doit être annulée.
19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander l'annulation de la décision du 8 janvier 2024 portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
20. Le présent jugement, qui annule l'interdiction de retour sur le territoire français, implique nécessairement que le préfet des Hauts-de-Seine procède à l'effacement du signalement aux fins de non-admission de Mme A dans le système d'information Schengen, sans qu'il y ait lieu de prononcer une injonction à cet effet. Les autres conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent également être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
21. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État la somme réclamée par la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 8 janvier 2024 est annulé seulement en tant qu'il prononce une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à l'encontre de Mme A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. d'Argenson, président,
M. Robert, premier conseiller,
Mme Bocquet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
signé
P.-H. d'ArgensonL'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
signé
D. Robert
Le greffier,
signé
V. Guillaume
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2401065
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026