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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2401095

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2401095

jeudi 1 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2401095
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantZANOTTO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'APEI de Saint-Amand Montrond d'un recours en excès de pouvoir contre un refus d'autorisation de licenciement pour inaptitude de M. A. L'association requérante a toutefois déclaré se désister de sa requête. Par une ordonnance du 1er août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2024, l'association de parents d'enfants inadaptés (APEI) de Saint-Amand Montrond, représentée par Me Chenu, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 4 août 2023 par laquelle l'inspecteur du travail de la direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) d'Île-de-France a refusé d'autoriser le licenciement pour inaptitude de M. A, ensemble la décision du 29 novembre 2024 par laquelle la DRIEETS a rejeté son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de M. A et de la DRIEETS la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle n'est pas datée ;

- elle méconnaît le principe du contradictoire ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors que l'inaptitude de M. A n'a pas été constatée par le médecin du travail ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il n'appartient pas à l'inspecteur du travail de se prononcer sur l'origine de l'inaptitude de M. A ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la procédure de licenciement a été respectée.

Par un mémoire en intervention, enregistré le 5 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Zanotto, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'APEI d'une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2024, l'association de parents d'enfants inadaptés (APEI) de Saint Amand-Montrond a déclaré se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1 Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ".

2. Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2024, l'association de parents d'enfants inadaptés (APEI) de Saint Amand-Montrond a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de l'association de parents d'enfants inadaptés (APEI) de Saint Amand-Montrond.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'APEI, à la direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités et à M. B A.

Fait à Cergy le 1er août 2024.

La présidente de 9ème chambre

signé

H. LE GRIEL

La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

N°2401095

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