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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2401566

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2401566

jeudi 15 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2401566
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantGARCIA AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 2 février 2024, le président du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal de céans, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B C A :

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal de Versailles le 24 janvier 2024, M. C A demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 janvier 2024, par lequel le préfet du Val-d'Oise lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination où il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, et, dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement ;

4°) d'ordonner la communication de l'ensemble des documents sur lesquels s'est fondé le préfet du Val d'Oise pour prendre sa décision ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de l'arrêté pris dans son ensemble :

- l'arrêté a été pris au terme d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il a été privé du droit à être entendu consacré par les principes généraux du droit de l'Union européenne, l'article 6 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ; en particulier, il n'est pas fait mention d'une audition avec la garantie d'un avocat, et la décision a été prise à l'issue d'une procédure déloyale ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait l'article 3-1 de la convention sur les droits de l'enfant ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qu'elle méconnait les droits des enfants de M. A, citoyens français et européens et par ricochet, les siens en sa qualité de parents d'enfants européens ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste sur l'appréciation de la menace à l'ordre public qu'il représente ;

S'agissant du refus de lui accorder un délai de départ volontaire :

- la décision portant refus de délai de départ volontaire méconnaît les dispositions des articles 7 et 8 de la directive 2008/115/CE du 17 décembre 2008, sur le " risque de fuite " ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

-elle est illégale en ce qu'elle se fonde sur une décision portant obligation de quitter le territoire elle-même illégale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête, en raison du caractère infondé des moyens soulevés.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention internationale de New York sur les droits de l'enfant ;

- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;

- la directive 2008/115/CE du 17 décembre 2008 ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Bories, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-5,

L. 614-6 et L. 614-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Bories a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C A, ressortissant algérien né le 13 décembre 1995, a fait l'objet d'un contrôle le 23 janvier 2024 pour des faits de travail irrégulier, à la suite duquel le préfet du

Val-d'Oise a pris à son encontre le même jour, une obligation de quitter le territoire sans délai, sur le fondement du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'a assortie d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de deux ans ; M. C A sollicite l'annulation de cet arrêté du 23 janvier 2024 ;

Sur les conclusions tendant à la communication de l'entier dossier du requérant :

2. Aux termes de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui s'applique ici par renvoi de l'article L. 614-6 : "L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise". En l'espèce, le préfet du Val d'Oise a versé à l'instance le dossier sur le fondement duquel a été pris l'arrêté contesté, de telle sorte que le principe du contradictoire a été respecté et que l'affaire est en état d'être jugée ; par suite, les conclusions de M. C A tendant à la production de son dossier, dépourvues d'utilité, doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 23 janvier 2024 :

Sur le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :

3. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". En application de ces dispositions et du second paragraphe de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité de son séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Il résulte par ailleurs de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu dans toute procédure, tel qu'il s'applique dans le cadre de la directive 2008/115 et, notamment, de l'article 6 de celle-ci, doit être interprété en ce sens que le ressortissant d'un pays tiers en séjour irrégulier peut recourir, préalablement à l'adoption par l'autorité administrative nationale compétente d'une décision de retour le concernant, à un conseil juridique pour bénéficier de l'assistance de ce dernier lors de son audition par cette autorité, à condition que l'exercice de ce droit n'affecte pas le bon déroulement de la procédure de retour et ne compromette pas la mise en œuvre efficace de la directive 2008/115.

4. En l'espèce, il ressort des pièces produites en défense par le préfet, et notamment du procès-verbal d'audition du 23 janvier 2024 dressé par les services de police à 12h30, que le requérant a été entendu sur sa situation administrative au regard de son droit au séjour en France et sur la perspective d'une mesure d'éloignement pouvant être prise à son encontre. Dans ces conditions, l'intéressé a été mis en mesure de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard cette décision. Par ailleurs, il ressort des mentions du procès-verbal d'audition, en date du 18 juillet 2023, que le requérant, lorsqu'il a été entendu par les services de police, a demandé à ne pas être assisté d'un avocat et n'est dès lors pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance du droit d'être assisté par un conseil. Enfin, aucun élément ne donne à penser que l'arrêté aurait été pris au terme d'une procédure déloyale, dès lors que l'intéressé, qui avait le droit de communiquer avec des proches, a été informé qu'il pouvait fournir tout document utile avant son audition, ce dont témoigne un premier procès-verbal établi à 10h20. Ainsi, le moyen, pris en toute ses branches, doit être écarté.

Sur les moyens spécifiquement dirigés contre l'obligation de quitter le territoire :

5. En premier lieu, la décision contestée comporte l'énoncé suffisamment précis des circonstances de droit et de fait qui la fondent. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.

6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas, avant de prendre la décision contestée, procédé à un examen attentif et personnalisé de la situation de M. C A.

7. En troisième lieu, le requérant se prévaut des termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, relatif au droit de mener une vie privée et familiale normale, ainsi que des termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, pour soutenir que la mesure d'éloignement prise à son encontre porte une atteinte disproportionnée à ses droits et à ceux de ses enfants.

8. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant vit en concubinage avec une femme de nationalité algérienne, elle-même en situation irrégulière, dont il a une fille de 3 ans, et qu'ainsi, la famille peut se reconstituer dans leur pays d'origine commun, alors qu'aucun des deux parents ne dispose d'un droit au séjour en France ; par ailleurs, si le requérant est aussi le père de deux enfants français, nés d'une précédente union, il n'établit pas contribuer à leur entretien et leur éducation, en ne produisant que des virements et factures qui courent du 6 août 2019 au 11 novembre 2020, alors même qu'un jugement du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Nanterre, en date du 21 mai 2021 lui a accordé un droit de visite deux fois par mois dans les locaux d'une association et a fixé sa part contributive à une somme de 160 euros par mois, que le requérant n'établit pas verser à son ex-femme ; enfin, le requérant n'est arrivé en France qu'en 2015, à l'âge de 20 ans, et déclare avoir ses parents en Algérie.

9. Dans ces conditions, M. C A n'est fondé ni à soutenir que le préfet du

Val-d'Oise aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni à soutenir que la décision méconnait les stipulations de la convention relative aux droits de l'enfant ; par suite, les deux moyens doivent être écartés pour des motifs communs.

10. En quatrième lieu, le requérant soutient que la décision d'éloignement est contraire aux stipulations de l'article 20 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, relatif aux droits qui s'attachent à la citoyenneté de l'Union et dont peuvent aussi se prévaloir, sous conditions, les ressortissants d'Etats tiers parents d'enfants qui disposent de la nationalité de l'un des Etats membres ; toutefois, comme il a été dit au point 8, le requérant n'établit pas contribuer à l'éducation et à l'entretien de ses deux enfants français, nés d'une précédente union et ne peut donc prétendre au bénéfice d'une citoyenneté européenne par ricochet.

11. En dernier lieu, le requérant soutient que le préfet du Val-d'Oise a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la menace à l'ordre public qu'il représente ; toutefois, la mesure d'éloignement n'est pas fondée sur de telles considérations et se borne juste à mentionner qu'il a été interpellé pour travail irrégulier ; en tout état de cause, M. C A a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre le 24 octobre 2018 pour des faits réitérés de violence envers son ex compagne à 6 mois d'emprisonnement, et le fichier automatisé des empreintes digitales indique aussi que l'intéressé est connu des services de police pour des faits antérieurs identiques, un vol en réunion avec armes, des violences en réunion ou des faits de dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, faits qui vont de 2016 à 2022 ; ainsi, le requérant, qui a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 9 février 2022 pour des motifs d'ordre public, n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-d'Oise aurait commis une quelconque erreur d'appréciation et le moyen doit être écarté.

Sur le moyen dirigé contre le refus d'accorder un délai de départ :

12. Le requérant invoque les dispositions des articles 7 et 8 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 pour soutenir qu'il ne présente pas de " risque de fuite " et que la décision refusant de lui accorder un délai de départ est illégale ; toutefois, il ne peut utilement invoquer ces dispositions de la directive européenne, dès lors qu'elles ont été transposées, s'agissant des décisions relatives au délai de départ volontaire, aux actuels articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le requérant n'invoquant pas ces dispositions du droit interne, le moyen tiré de ce qu'il ne représenterait pas de " risque de fuite " ne peut qu'être écarté.

Sur le moyen dirigé contre la décision fixant le pays de destination :

13. M. C A soutient que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, ce moyen n'est pas assorti des précisions nécessaires permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.

Sur les moyens dirigés contre l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Dès lors, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.

15. En deuxième lieu, la décision contestée comporte l'énoncé suffisamment précis des circonstances de droit et de fait qui la fondent. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.

16. En troisième lieu, aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Par ailleurs, aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 (), l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

17. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code précité, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

18. En l'espèce, M. C A n'est en France que depuis 2015 et a fait l'objet de plusieurs signalements et condamnations, comme indiqué au point n°11. Il vit en couple avec une ressortissante algérienne elle-même en situation irrégulière et rien n'empêche la famille de se reconstituer en Algérie, pays d'origine commune du requérant et de sa compagne ; il n'établit pas, par ailleurs, comme il a été dit au point n°8, contribuer à l'éducation et à l'entretien des deux autres enfants qu'il a eus d'une précédente union. Enfin, l'intéressé a été débouté de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien et a fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire le 9 février 2022, précisément pour des motifs d'ordre public ; au regard des critères énumérés plus haut, le préfet du Val-d'Oise pouvait donc légalement assortir la mesure d'éloignement d'une interdiction de retour en France d'une durée de deux ans ;

19. Comme indiqué plus haut, la nature et l'état des liens de M. C A en France ne permettent pas de démontrer que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Par suite, doivent être écartés le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et pour les mêmes raisons, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet du Val-d'Oise.

20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. C A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, comme celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B C A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C A et au préfet du Val-d'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

A. BoriesLa greffière,

Signé

O. El Moctar La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 0

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