mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2402039 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 12 février 2024 sous le numéro 2402039, M. E C, représenté par Me Berbagui, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2024 par lequel le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;
Il doit être regardé comme soutenant que l'arrêté attaqué :
- a été signé par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivé ;
- est entaché d'un défaut d'examen de sa situation
- est illégal en ce qu'il n'a été précédé ni de l'examen de sa demande de titre de séjour, ni d'un examen de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile ou de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- est illégal en ce qu'il ne représente aucunement une menace pour l'ordre public ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est entaché d'une erreur de droit et d'un défaut de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2024, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
II. Par une requête, enregistrée le 12 février 2024 sous le numéro 2402040, M. E C, représenté par Me Berbagui, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2024 par lequel le préfet de police de Paris a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 24 mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;
Il doit être regardé comme soutenant que l'arrêté attaqué :
- a été signé par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivé ;
- est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;
- est illégal en ce qu'il n'a été précédé ni de l'examen de sa demande de titre de séjour, ni d'un examen de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile ou de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- est illégal en ce qu'il ne représente aucunement une menace pour l'ordre public ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est entaché d'une erreur de droit et d'un défaut de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2024, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le Président du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Beaufaÿs, premier vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 mars 2024 :
- le rapport de M. Beaufaÿs ;
- les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E C, ressortissant tunisien né le 8 mai 1997, est entré sur le territoire français en 2015 selon ses déclarations. Par un premier arrêté du 10 février 2024, le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné. Par un second arrêté du même jour, le préfet de police de Paris l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de 24 mois. M. C demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2402039 et n° 2402040, présentées par M. C, concernent la situation d'un même requérant, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 10 février 2024 (requête n° 2402039):
3. En premier lieu, par un arrêté n°2023-01598 du 28 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de police le même jour, le préfet de police a donné délégation à Mme B A, attachée d'administration de l'Etat, placée sous l'autorité de la cheffe de la division de l'immigration familiale, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement d'autres délégataires, sans qu'il ne ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'elle a signé les arrêtés attaqués. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il est, par suite, suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police de Paris n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. C avant de prendre la décision litigieuse. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
6. En quatrième lieu, M. C fait valoir qu'il a reçu le 28 novembre 2023 une convocation du préfet du Val-d'Oise à se rendre en préfecture le 3 mars 2025 en vue de l'examen de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, et que les dispositions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 sont susceptibles de lui permettraient d'obtenir un titre de séjour. Toutefois, d'une part, la circonstance que M. C a obtenu un rendez-vous en préfecture pour l'examen d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour ne lui confère aucun droit au séjour même provisoire, et, d'autre part, le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office si l'intéressé était susceptible de remplir les conditions en vue de la délivrance d'un titre sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, avant de prendre une mesure d'éloignement fondée sur le motif que le requérant ne justifiait pas d'une entrée ni d'un maintien en séjour réguliers sur le territoire. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté dans toutes ses branches.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux termes duquel : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet.". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
8. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. C, le préfet de police s'est fondé sur les dispositions précitées des 1 et 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur celles des 1° et 8° de l'article L. 612-3 du même code, en considérant que le comportement de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public et qu'il existait un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet dès lors, d'une part, qu'il ne pouvait justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'avait pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, et, d'autre part, qu'il ne justifiait pas de garanties de représentation suffisantes compte tenu de ce qu'il était démuni de tout document d'identité ou de voyage en cours de validité et ne justifiait pas disposer d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Or, en se bornant à soutenir que son comportement en France ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, alors que M. C a été interpellé le 9 février 2024 pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique et rébellion, le requérant ne conteste sérieusement aucun des motifs précités. Dans ces conditions, en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, le préfet de police n'a pas fait une inexacte application des dispositions citées au point précédent. Le moyen doit être écarté.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. M. C fait valoir qu'il est présent sur le territoire français depuis 2015 et qu'il y travaille, versant à ce titre 3 fiches de paie depuis juillet 2023. Toutefois, le requérant ne conteste pas qu'il est célibataire, ni n'allègue être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, et n'établit pas une présence en France antérieure à juillet 2023. Dans ces conditions, et nonobstant l'activité professionnelle exercée en situation irrégulière en France par M. C, le préfet de police de Paris n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale eu égard aux buts poursuivis. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté, de même et pour les mêmes motifs que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
11. En dernier lieu, si M. C soutient que l'arrêté est entaché d'une erreur de droit et d'un défaut de base légale, il n'apporte à l'appui de ce moyen aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 10 février 2024 (requête n° 2402040) :
12. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux points 3 à 5 du présent jugement, la décision portant interdiction de retour n'est pas entachée d'incompétence, est suffisamment motivée et la situation du requérant a fait l'objet d'un examen particulier des circonstances.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
14. M. C s'étant vu refuser un délai de départ volontaire, le préfet de police était tenu de prendre une interdiction de retour sur le territoire français, alors que le requérant ne fait valoir aucune circonstance humanitaire. En outre, pour fixer la durée de cette interdiction, le préfet de police s'est fondé sur les motifs que l'intéressé représente une menace pour l'ordre public, ayant été interpellé le 9 février 2024 pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique et rébellion, qu'il allègue être entré sur le territoire français en 2015, et qu'il ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés avec la France, étant constaté qu'il se déclare célibataire sans enfant à charge. Dans ces conditions, en prononçant à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois, le préfet de police de Paris n'a pas fait une inexacte application des dispositions citées au point précédent. Le moyen doit être écarté.
15. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 10 que M. C n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
16. En dernier lieu, si M. C soutient que l'arrêté est entaché d'une erreur de droit et d'un défaut de base légale, il n'apporte à l'appui de ce moyen aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions des requêtes de M. C aux fins d'annulation des deux arrêtés attaqués doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquences, ses conclusions à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°2402039 et 2402040 de M. C sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet de police de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024
Le magistrat désigné,
signé
F. Beaufaÿs Le greffier,
signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision., 2402040
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026