Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2402141
vendredi 27 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2402141 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 février 2024, la société par actions simplifiée (SAS) Naarea, représentée par M. A, demande au tribunal de prononcer le remboursement d'un reliquat crédit d'impôt recherche dont elle estime être titulaire au titre de l'année 2022.
Par un courrier du 27 février 2024 portant demande de régularisation, le greffier en chef du tribunal a demandé à la société Naarea de produire dans le délai de quinze jours, à peine d'irrecevabilité de sa requête, ses statuts et, le cas échéant, la délibération autorisant le signataire de la requête à ester devant le tribunal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-6 du code de justice administrative : " En matière fiscale, la représentation du contribuable est régie par les dispositions de l'article R. 200-2 du Livre des procédures fiscales () ". Selon l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales : " () les requêtes au tribunal peuvent être signées d'un mandataire autre que ceux qui sont mentionnés à l'article R. 431-2 du même code. En ce cas, les dispositions de l'article R. 197-4 sont applicables () ". L'article R. 197-4 du même livre dispose que : " Toute personne qui introduit ou soutient une réclamation pour autrui doit justifier d'un mandat régulier. Le mandat doit, à peine de nullité, être produit en même temps que l'acte qui l'autorise ou enregistré avant l'exécution de cet acte () ".
3. La requête de la SAS Naarea, qui est signée par M. A, n'est assortie, ni des statuts de la société, ni de l'indication des fonctions de M. A ou de la qualité l'autorisant à agir en son nom. Par un courrier du 27 février 2024, le tribunal a invité la société Naarea, sous un délai de quinze jours, à peine d'irrecevabilité, à lui faire parvenir ses statuts ou une délibération autorisant le signataire à ester en justice. Ce courrier, distribué à son destinataire le 1er mars 2024, est resté sans suite. Par suite, faute pour la société Naarea d'avoir justifié dans les délais prescrits de la qualité pour agir de M. A, sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée sur le fondement des dispositions citées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Naarea est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Naarea.
Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.
Fait à Cergy-Pontoise, le 27 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
signé
C. HUON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.