Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2402227
mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2402227 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoire enregistrés le 15 février 2024, le 1er mars 2024 et le 31 mai 2024, M. B A, représenté par Me Achache, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler sa carte de résident ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de saisir les services ayant procédé à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen en vue de la mise à jour de ce fichier en tenant compte de l'annulation de la décision ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision attaquée ne pouvait être légalement prise sur le fondement du 3° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle sera annulée par la voie de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle sera annulée par la voie de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de celle refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il convient de procéder à une substitution de la base légale de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire dès lors qu'elle doit être fondée sur le 3° et non le 2° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Richard, rapporteure,
- et les observations de Me Amchi-dit- Yakoubat, substituant Me Achache, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant marocain né le 1er avril 1992, déclare être entré en France en 2004 dans le cadre d'un regroupement familial. Titulaire d'une carte de résident valable du 20 novembre 2009 au 19 novembre 2019, il en a sollicité le renouvellement et s'est vu délivrer des récépissés de demande de titre de séjour dont le dernier a expiré le 12 janvier 2024. Par un arrêté du 14 février 2024, dont il demande au tribunal l'annulation, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, dans son arrêté du 14 février 2024, le préfet des Hauts-de-Seine, après avoir visé notamment le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, rappelle les conditions d'entrée et de séjour de M. A, sa situation personnelle et familiale et le fait qu'il se maintienne sur le territoire depuis l'expiration de son dernier récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Dans ces conditions, le préfet des Hauts-de-Seine, qui n'avait pas à reprendre tous les éléments de la situation personnelle de M. A, a suffisamment motivé en droit et en fait la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision serait insuffisamment motivée manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : ()/ 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article R. 432-1 du même code : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la demande de renouvellement de la carte de résident de M. A, qui a expiré le 19 novembre 2019, a été enregistrée le 1er juin 2021. Le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine a fait naître une décision implicite de rejet le 1er octobre 2021. Par suite, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas entaché la décision attaquée d'une erreur de droit en la prenant sur le fondement des dispositions précitées du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".
6. Il ressort de la motivation de la décision attaquée, telle que rappelée au point 2, que le préfet des Hauts-de-Seine a examiné la situation de M. A conformément aux dispositions précitées de l'article L. 613-1 avant de prendre la décision en litige. Par suite, le moyen manque en fait et doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Si M. A fait valoir être entré en France en 2004 à l'âge de 11 ans, dans le cadre d'un regroupement familial, et y résider depuis et où il vit désormais avec sa mère titulaire d'une carte de résident, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, qui ne démontre pas d'intégration particulière tant sur le plan personnel que professionnel, est célibataire, sans charge de famille, et qu'il n'est pas dépourvu de toute attache familiale au Maroc, ainsi qu'il l'a déclaré lors de son audition par les services de police le 14 février 2024. Par ailleurs, M. A fait valoir avoir été victime de violences intrafamiliales ayant nécessité une prise en charge par l'aide sociale à l'enfance du 17 novembre 2006 au 20 février 2012, d'une agression physique en 2016 ayant entraîné d'importantes lésions traumatiques, et d'une péritonite au mois de décembre 2023, nécessitant un suivi médical pluridisciplinaire. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise et n'a ainsi ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
9. En dernier lieu, M. A ne peut utilement soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine ne pouvait fonder la décision portant obligation de quitter le territoire français sur les dispositions du 3° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que ces dispositions sont relatives au délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
11. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. (). ". L'article L. 612-2 de ce code dispose que : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 du même code " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () ". Enfin, l'article L. 613-2 du même code dispose que : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour () sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
12. En deuxième lieu, dans son arrêté du 14 février 2024, après avoir visé notamment les 2° et 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le préfet des Hauts-de-Seine a précisé que le requérant s'était maintenu irrégulièrement sur le territoire français et avait explicitement déclaré aux services de police, qu'il n'envisageait pas un retour dans son pays d'origine et ne se conformerait pas à une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
13. En troisième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci a été prise notamment sur le fondement des dispositions précitées du 2° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui mentionne le motif tiré du maintien sur le territoire français après l'expiration de la durée de validité du visa, alors que M. A avait présenté une demande de renouvellement de sa carte de résident. L'intéressé n'était donc pas dans la situation visée par les dispositions précitées du 2° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Toutefois, ainsi que le relève le préfet des Hauts-de-Seine en défense, il ressort du procès-verbal d'audition de M. A le 14 février 2024 que, lors de cette audition, l'intéressé a clairement exprimé son intention de ne pas regagner spontanément son pays d'origine. Il se trouvait ainsi dans le cas prévu au 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile où l'autorité administrative peut refuser d'accorder à l'étranger un délai de départ volontaire. Dans ces conditions, et alors qu'il résulte de l'instruction que le préfet des Hauts-de-Seine aurait pris la même décision s'il s'était fondé seulement sur ce motif, en retenant qu'il existait un risque que M. A se soustraie à l'obligation de quitter le territoire dès lors qu'il avait explicitement exprimé son intention de ne pas s'y conformer, le préfet des Hauts-de-Seine a pu légalement fonder la décision attaquée sur le 4° du L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. En dernier lieu, et pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il en va de même pour celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
16. En premier lieu, les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire n'étant pas illégales, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de ces décisions, doit être écarté.
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Enfin, selon l'article L. 613-2 de ce même code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, () sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
18. Lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où l'étranger fait état de circonstances humanitaires qui y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code précité, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
19. En deuxième lieu, la décision en litige vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne qu'en application des dispositions de l'article L. 612-6 de ce code, une interdiction de retour est prononcée pour une durée maximale de trois ans à l'encontre de l'étranger obligé de quitter sans délai le territoire français, à moins que des circonstances humanitaires ne le justifient. Elle indique que le requérant ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière, et que compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce qui ont été précédemment rappelées, notamment s'agissant de l'ancienneté de son séjour et de ses liens en France, la durée de l'interdiction d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au regard de sa vie privée et familiale. La décision en litige satisfait donc à l'exigence de motivation de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
20. En troisième lieu, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre du requérant n'a pas été assortie d'un délai de départ volontaire, et qu'en l'espèce, il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire, il résulte de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet était tenu de prononcer une interdiction de retour. Eu égard aux éléments de la situation du requérant en France exposés au point 8, en fixant la durée de l'interdiction de retour à un an, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas entaché sa décision d'une erreur dans l'appréciation de cette durée.
21. En dernier lieu, et pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions aux fins d'injonction et de ses conclusions relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Huon, président ;
Mme Richard, première conseillère ;
M. Viain, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
La rapporteure,
signé
A. RICHARD
Le président,
signé
C. HUON
La greffière,
signé
A. TAINSA
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2402227