jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2402382 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MBOMBO MULUMBA |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2314908 du 29 décembre 2023, le président du tribunal administratif de Versailles a renvoyé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de M. B A, enregistrée le 23 décembre 2023 au greffe de ce tribunal.
Par une ordonnance n° 2317421 du 1er février 2024, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal administratif de Melun cette requête.
Par une ordonnance n°2401299 du 19 février 2024, le vice-président du tribunal administratif de Melun a renvoyé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise cette requête.
Par cette requête, enregistrée le 19 février 2024 au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, M. A, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard
Il soutient que :
Sur l'arrêté du dans son ensemble :
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'erreur de droit au regard de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étant entré en France avant l'âge de treize ans ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation du risque de soustraction à la mesure d'éloignement tel que défini aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 février 2024 le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bocquet en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 1er février 2024. :
- le rapport de Mme Bocquet, magistrate désignée,
- les observations de Me Mbombo Mulumba, avocat commis d'office, représentant M. A, non présent, qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens ;
- le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant sénégalais né le 15 janvier 2000, déclare être entré en France en 2013 et y résider depuis. Par un arrêté du 23 décembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a prononcé à l'encontre de M. B A une obligation de quitter sans délai le territoire français ainsi qu'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par un arrêté du même jour, M. A a été placé en rétention. Par une ordonnance en date du 24 décembre 2023, M. A a fait l'objet d'une libération par le juge des libertés et de la détention du tribunal judicaire d'Évry-Courcouronnes. Par un autre arrêté du 23 décembre 2023, notifié le 24 décembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a assigné M. A à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par un arrêté du 26 janvier 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a placé M. A au centre de rétention administratif n° 2 du Mesnil-Amelot en vue de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire Français. M. A a refusé d'embarquer. Par une ordonnance du 1er février 2024, M. A a été libéré par le juge des libertés et de la détention et maintenu assigné à résidence dans le département des Hauts de Seine. M. A demande au tribunal administratif d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a prononcé à son encontre une obligation de quitter sans délai le territoire français ainsi qu'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
2. L'arrêté contesté a été signé par Mme D, adjoint à la cheffe du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement, qui disposait d'une délégation de signature à cette fin, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, directrice des migrations et de l'intégration, consentie par un arrêté 2023-078 du 4 décembre 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine du 19 décembre 2023. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C n'aurait pas été absente ou empêchée à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.
3. L'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. Le droit d'être entendu préalablement à toute décision qui affecte sensiblement et défavorablement les intérêts de son destinataire constitue l'une des composantes du droit de la défense et fait partie des principes généraux du droit de l'Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l'autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
5. Si M. A soutient que son droit d'être entendu a été méconnu, il convient de relever qu'il a eu l'occasion de présenter ses observations lors de son audition par les services de police le 10 décembre 2023, comme le démontre le procès-verbal d'audition produit par le préfet, et que, de surcroit, il ne démontre pas en quoi elle disposerait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été privé de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu et du principe du contradictoire doit être écarté.
6. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / [] / 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; /. () ".
7. En l'espèce, si le requérant soutient résider en France depuis l'âge de treize-ans, il n'apporte aucun élément permettant de l'établir. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. A soutient qu'il vit en France depuis 2013, qu'il a suivi sa scolarité jusqu'en terminale, qu'il réside à Levallois-Perret avec sa famille dont sa mère en situation régulière. Toutefois, M. A n'établit pas être arrivé en France à l'âge de treize ans. Par ailleurs, si M. A se prévaut de sa scolarité en France, il n'est plus scolarisé depuis 2021.Enfin, il ne se prévaut d'aucune insertion professionnelle. De plus, il est célibataire et sans enfant à charge et est âgé de vingt-quatre ans à la date de la décision attaquée. Enfin, le requérant n'a pas démontré d'insertion sociale et a été condamné pénalement pour transport de stupéfiants commis le 22 août 2022 et a été interpellé, alors qu'il bénéficiait d'un régime de semi-liberté, pour usage de stupéfiants le 9 décembre 2023. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en prenant la décision attaquée le préfet a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. Il s'ensuit que le moyen tiré par le requérant de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes raisons, le moyen tiré par le requérant de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision refusant un délai de départ volontaire, doit être écarté.
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; ". L'arrêté attaqué est uniquement fondé sur les dispositions de l'article L. 612-2 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet des Hauts-de-Seine ayant considéré que le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-2 3° et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant. Concernant le comportement du requérant, au regard de sa condamnation pénale pour transport de stupéfiants par un jugement du 31 août 2022 à une peine de deux ans et son interpellation du 9 décembre 2023 pour détention de stupéfiants, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas commis d'erreur manifeste en considérant que son comportement représente une menace pou r l'ordre publique justifiant le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire. Par conséquent, le moyen doit être écarté comme infondé.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.
13. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. La décision portant obligation de quitter le territoire français tout comme la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire n'étant pas illégales, le moyen tiré de ces illégalités et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision lui interdisant de revenir sur le territoire français doit être écarté.
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
16. La décision attaquée a été prise aux motifs que M. A ne justifie d'aucune circonstance humanitaire et ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale. Ainsi, le requérant ne démontre pas être arrivé en France et y résider depuis 2013 et n'apporte aucune preuve de la présence régulière de sa mère ou de sa domiciliation auprès de cette dernière. Au regard des troubles à l'ordre public occasionnés par son comportement et en l'absence de circonstances humanitaires ou d'une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'édiction de cette interdiction de retour.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. A à fin d'annulation ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : . La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A,et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.
La magistrate désignée,
signé
P. Bocquet
La greffière,
signé
O. El Moctar
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026