mardi 19 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2402664 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BAMBA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 26 février 2024 et le 10 mars 2024, Mme B, représentée par Me Bamba, avocate désignée d'office, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a décidé de son transfert aux autorités croates responsables de sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui remettre un dossier de demande d'asile ainsi qu'un récépissé de demandeur d'asile.
Elle soutient que :
- elle n'a pas bénéficié d'un entretien réalisé par une personne qualifiée, en méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il n'est pas établi que les brochures d'information lui aient été communiquées, en violation de l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il n'est pas établi que les autorités croates aient été saisies ;
- le préfet pouvait faire application de l'article 17 du règlement 604/2013 du 26 juin 2013, dès lors qu'elle se trouve exposée aux mêmes risques de persécutions et de représailles que son époux dans son pays d'origine ;
- un transfert vers la Croatie l'éloignerait de son époux, qui réside en France depuis le 1er juin 2018 et de son cousin, M. A, qui bénéficie du statut de demandeur d'asile ;
- elle a sollicité l'asile en Croatie sous la contrainte et la menace d'une expulsion vers la Turquie alors que son seul objectif était de rejoindre son époux ;
- l'arrêté attaqué méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (CE) n°1560/2003 du 2 septembre 2003 ;
- le règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n°603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme Charlery conformément à l'article L. 572-5 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux des décisions de transfert.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 octobre 2022 :
- le rapport de Mme Charlery, magistrate désignée ;
- les observations de Me Bamba, avocate désignée d'office, représentant Mme B, également présente, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que le préfet n'a procédé à aucun réexamen de sa situation, suite à l'annulation du précédent arrêté de transfert par jugement du présent tribunal, d'autant que le préfet ne fait aucune référence à ses trois enfants, et alors qu'elle ne dispose d'aucune attache dans son pays d'origine ;
- le préfet du Val-d'Oise n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante turque née le 10 octobre 1984, a introduit une demande d'asile en France le 25 octobre 2023. Lors de l'instruction de cette demande, la consultation du fichier " Eurodac " a révélé que l'intéressée avait sollicité l'asile auprès des autorités croates préalablement au dépôt de sa demande d'asile en France. Ces autorités, saisies le 25 octobre 2023 d'une demande de reprise en charge sur le fondement de l'article 18-1 b du règlement (UE) n°602/2013 susvisé, l'ont acceptée explicitement, le 8 novembre 2023. Par un arrêté en date du 12 février 2024, le préfet du Val-d'Oise a décidé de transférer Mme B aux autorités croates. La requérante demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les Etats membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5 () ". Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et, en tous cas, avant la décision par laquelle l'autorité administrative décide de refuser l'admission provisoire au séjour de l'intéressé au motif que la France n'est pas responsable de sa demande d'asile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions précitées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.
3. Il ressort des pièces du dossier que les brochures A et B intitulées respectivement " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de l'analyse de ma demande ' " et " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' ", ont été remises à Mme B le 25 octobre 2023 en truc, langue que l'intéressée déclare comprendre. Il ressort d'ailleurs du compte-rendu signé de cet entretien que l'intéressée atteste que l'information sur les règlements communautaires lui a été remise et qu'elle a compris la procédure engagée à son encontre. Il ressort, en outre, des pièces du dossier que ces brochures lui ont été communiquées dès l'enregistrement de sa demande de protection internationale en France, soit en temps utile avant l'intervention de la décision de transfert litigieuse. Enfin, les mentions portées sur ces documents, revêtus de l'indication de la date de remise et de la signature de la requérante, attestent de leur communication intégrale, Mme B ayant par ailleurs certifié avoir reçu l'information sur les règlements communautaires au cours de l'entretien qui lui a été accordé le même jour en préfecture. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. () /4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé. ".
5. Mme B soutient que l'entretien individuel qui lui a été proposé n'a pas été mené par une personne qualifiée. Le préfet du Val-d'Oise verse à la procédure le compte-rendu de cet entretien, duquel il ressort que Mme B a bénéficié d'un entretien individuel réalisé à la préfecture du Val-d'Oise, le 25 octobre 2023, qui s'est déroulé en langue turque, qu'elle a déclaré comprendre. Le résumé de cet entretien, sur lequel est apposée la signature de Mme B, mentionne que l'entretien a été " conduit par un agent qualifié de la préfecture du Val-d'Oise ", qui l'a revêtu de ses initiales, ce qui est suffisant pour établir que l'entretien a été mené par une personne qualifiée au sens du droit national, sans que l'intéressée ne présente aucun élément de nature à contredire ces mentions. Aucun élément du dossier ne permet davantage d'établir que cet entretien individuel n'aurait pas eu lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Par ailleurs, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, la circonstance que le préfet du Val-d'Oise n'a pas réalisé un nouvel entretien à la suite de l'annulation du précédent arrêté de transfert du 11 décembre 2023, par jugement n°2317181 du 16 janvier 2024, au motif de l'absence de justification par le préfet de la réalisation de cet entretien par une personne qualifiée, dès lors que cette irrégularité résultait seulement de l'absence de défense du préfet du Val-d'Oise. Dès lors, le préfet n'était pas tenu de réaliser un nouvel entretien. Par suite, Mme B ne peut soutenir qu'elle a été privée d'une garantie. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 10 du règlement (CE) n° 1560/2003 du 2 septembre 2003 : " 1. Lorsque, en vertu de l'article 18, paragraphe 7, ou de l'article 20, paragraphe 1, point c), du règlement (CE) no 343/2003, selon le cas, l'État membre requis est réputé avoir acquiescé à une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge, il incombe à l'État membre requérant d'engager les concertations nécessaires à l'organisation du transfert. / 2. Lorsqu'il en est prié par l'État membre requérant, l'État membre responsable est tenu de confirmer, sans tarder et par écrit, qu'il reconnaît sa responsabilité résultant du dépassement du délai de réponse. L'État membre responsable est tenu de prendre dans les meilleurs délais les dispositions nécessaires pour déterminer le lieu d'arrivée du demandeur et, le cas échéant, convenir avec l'État membre requérant de l'heure d'arrivée et des modalités de la remise du demandeur aux autorités compétentes. ". Et, aux termes du paragraphe 3 de l'article 15 du règlement (CE) n°1560-2003 précité : " L'accusé de réception émis par le système fait foi de la transmission et de la date et l'heure de réception de la requête ou de la réponse ".
7. Si Mme B met en doute la réalité de la saisine par le préfet des autorités croates, le préfet du Val-d'Oise produit l'accusé de réception de la demande de reprise en charge qu'il a adressée aux autorités croates, et établit de ce fait que ces autorités ont bien été saisies de cette demande le 25 octobre 2023. Le préfet justifie également de l'acceptation de cette demande par les autorités croates en versant à la procédure le message d'acceptation de ces autorités en date du 8 novembre 2023. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
8. En quatrième lieu, il ne ressort ni des mentions de l'arrêté attaqué, ni d'aucune pièce du dossier, que le préfet du Val-d'Oise aurait procédé à un examen insuffisant de la situation de Mme B, dès lors que l'arrêté indique les éléments essentiels de la situation administrative et personnelle de l'intéressée qui ont été pris en compte, notamment son parcours migratoire, la procédure de saisine des autorités croates, lesquelles sont apparues comme responsables de la demande d'asile présentée par Mme B suite à la consultation du fichier Eurodac, qui comportait l'enregistrement de la demande d'asile qu'elle avait déposée en Croatie. Si le moyen tiré de l'insuffisance du réexamen auquel devait procéder le préfet, en exécution de l'injonction formulée par le jugement d'annulation du précédent arrêté de transfert, est invoqué au cours des débats de l'audience, un tel moyen, qui vise à contester les modalités d'exécution par le préfet de l'injonction prononcée par l'arrêté d'annulation du précédent arrêté de transfert, n'est pas recevable dans la présente instance. En tout état de cause, la requérante se borne à le justifier par l'absence de mention par l'arrêté de ses trois enfants, alors que le préfet n'était pas tenu d'évoquer l'ensemble des éléments de la vie personnelle de la requérante portés à sa connaissance et pouvait se borner à considérer que Mme B ne pouvait se prévaloir d'une vie privée et familiale stable en France, dès lors que ses enfants, qui sont identifiés à travers le compte-rendu d'entretien individuel, sont caractérisés comme mineurs, et qu'elle a déclaré n'être arrivée en France que le 4 octobre 2023. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de l'examen ou du réexamen auquel a procédé le préfet ne peut qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes du paragraphe 2. de l'article 3 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013 susvisé : " () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable. () " Et aux termes de l'article 17 du règlement n° 604/2013 susvisé : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. ".
10. Mme B fait valoir que les dispositions précitées ont été méconnues dès lors que l'exécution de la décision de transfert a pour effet de l'éloigner de son époux et de son cousin, alors qu'elle est isolée en Croatie. Toutefois, de telles circonstances sont insusceptibles de justifier que le préfet dérogeât aux règles de transfert, dès lors que le règlement du 26 juin 2013, qui a pour objet de garantir aux ressortissants étrangers un examen circonstancié de leur demande d'asile, ne leur permet toutefois pas de choisir, parmi les États membres, celui qui sera responsable de cet examen, au regard d'éléments relatifs à leur parcours personnel. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut qu'être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Mme B, qui se prévaut de la présence en France de son époux depuis le 1er juin 2018 et de celle de son cousin, auquel une protection au titre de l'asile aurait été accordée, n'établit pas du fait de ces seules circonstances avoir installé le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France, dès lors qu'elle n'établit aucune de ses allégations et, qu'en tout état de cause, son arrivée est récente et son mari fait l'objet d'une mesure d'éloignement du préfet de la Somme en date du 12 janvier 2023, notifiée le 18 janvier 2023, comme en attestent les pièces versées par le préfet. Elle n'est dès lors pas fondée à soutenir qu'en prenant la décision en litige, le préfet du Val-d'Oise aurait porté une atteinte disproportionnée au droit dont elle dispose à mener une vie personnelle et familiale normale, et ainsi, méconnu les stipulations précitées.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction et de celles relatives aux frais de procédure.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Bamba et au préfet du Val-d'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mars 2024.
La magistrate désignée,
signé
C. Charlery Le greffier,
signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026