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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2402732

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2402732

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2402732
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantBISALU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 février 2024, M. B A, représenté par Me Bisalu, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 janvier 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pouvait être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire enregistré le 8 avril 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a conclu au rejet de la requête. Il fait valoir qu'aucun moyen n'est fondé.

Par une ordonnance du 1er mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 avril 2024.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Bourragué a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant comorien né le 29 septembre 1992, a été muni d'un titre de séjour étudiant valable du 8 novembre 2022 au 7 novembre 2023. Il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 31 janvier 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une période d'un an.

2. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

3. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur la circonstance que M. A ne justifie pas du caractère réel et sérieux des études entreprises et qu'il ne remplit ainsi pas les conditions prévues à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant se prévaut de sa réussite en licence de sciences humaines et sociales au titre de l'année 2022-2023 et d'une attestation d'inscription à une formation CAP Petite enfance. Il fait valoir qu'il a eu des difficultés à trouver un contrat en alternance pour poursuivre la formation qu'il envisageait en master 1 de marketing, et qu'il travaille en tant qu'animateur vacataire au sein du service de l'éducation de la commune d'Issy-les-Moulineaux. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A a été inscrit en 2020-2021 en licence de géographie et aménagement, licence à laquelle il a été ajourné en 2020-2021 puis en 2021-2022, avant d'être finalement admis à la session 2022-2023, puis de s'orienter en CAP Petite enfance. Dans ces conditions, compte tenu de ce changement d'orientation qui ne démontre ni une progression, ni une cohérence dans son parcours, le requérant n'établit pas la réalité et le sérieux de ses études. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet des Hauts-de-Seine a pu lui refuser la délivrance du titre de séjour sollicité.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bories, présidente,

M. Bourragué, premier conseiller,

Mme Goudenèche, conseillère,

Assistés de Mme Nimax, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.

Le rapporteur,

signé

S. BourraguéLa présidente,

signé

C. BoriesLa greffière,

signé

S. Nimax

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°240273

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