LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2403514

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2403514

lundi 29 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2403514
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLUCET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 mars 2024, et un mémoire complémentaire, enregistré le 11 avril 2024, M. A C et Mme B C, représentés par Me Scanvic, demandent au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté n° PC 92040 22 0051 du 30 mars 2023 par lequel le maire de la commune d'Issy-les-Moulineaux a délivré à la société Dom Capital un permis de construire sur un terrain situé 12 rue Pierre Curie à Issy-les-Moulineaux ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Issy-les-Moulineaux la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la requête est recevable, dès lors qu'ils disposent d'un intérêt à agir, leur parcelle étant contiguë à celle en cause et étant les voisins immédiats de celle-ci. En outre, la cristallisation des moyens sur le recours au fond n'est pas encore intervenue conformément aux dispositions de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme ;

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que le permis litigieux crée des vues sur leur fonds et qu'il autorise la construction d'un parking pouvant entraîner des utilisations supplémentaires de la voie publique ;

Les moyens suivants sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

- elle méconnaît les dispositions de l'article UE 7.1 du règlement du PLU de la commune d'Issy-les-Moulineaux dès lors qu'en façade Est, au rez-de-chaussée sur l'extension côté rue, une fenêtre, avec des vues principales, est implantée à moins de 8 mètres de la limite séparative ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article UE 12 du règlement du PLU de la commune d'Issy-les-Moulineaux, dès lors que le projet autorisé ne comporte aucune place de parking ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article UE 7 du règlement du PLU de la commune d'Issy-les-Moulineaux dès lors qu'au premier étage en façade Est et Nord, les plans prévoient la réalisation d'un garde-corps le long de la terrasse pourtant déclarée inaccessible ;

Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2024, la société DOM CAPITAL, représentée par Me Lucet, conclut :

1°) au rejet de la requête en raison d'un défaut d'intérêt à agir et en l'absence d'urgence et de moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision ;

2°) à la mise à la charge des requérants d'une somme de 3.500 euros au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2311810, enregistrée le 21 août 2023, par laquelle M. A C et Mme. B C demandent l'annulation de la décision contestée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 16 avril 2024 à 14 heures.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Soulier, greffière d'audience :

- le rapport de M. Thobaty, juge des référés,

- les observations de Me Scanvic, représentant M. et Mme C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens,

- les observations de Me Lucet, pour la société DOM CAPITAL qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été différé au 19 avril à 12 h.

Par un mémoire complémentaire enregistré le 19 avril 2024, M. A C et Mme B C, représentés par Me Scanvic, concluent aux mêmes fins par les mêmes moyens en produisant une photographie en vue de justifier de leur intérêt à agir.

Par un mémoire complémentaire enregistré le 19 avril 2024, la société DOM CAPITAL, représentée par Me Lucet, conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 30 mars 2023, le maire de la commune d'Issy-les-Moulineaux a délivré un permis de construire n° PC 92040 22 0051 à la société Dom Capital en vue de la réalisation d'une extension et rénovation totale d'un pavillon situé 12 rue Pierre Curie à Issy-les-Moulineaux. M. A C et Mme B C, domiciliés au 8 rue Pierre Curie à Issy-les-Moulineaux, ont présenté un recours gracieux le 15 mai 2023 tendant au retrait de ce permis de construire, lequel a été rejeté en date du 19 juin 2023 par le maire de la commune d'Issy-les-Moulineaux. Par la présente requête, M. et Mme C demandent au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ".

3. En l'état de l'instruction, les moyens soulevés par les requérants, tels que visés dans la présente ordonnance, n'apparaissent pas propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite et sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition tenant à l'urgence est remplie, il y a lieu de rejeter la requête en toute ses conclusions.

Sur les frais liés à l'instance :

4. Il résulte des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée, et peut, même d'office, ou pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.

5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. A C et Mme B C la somme de 500 euros à verser à la société Dom Capital en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A C et Mme B C est rejetée.

Article 2 : M. A C et Mme B C verseront la somme de 500 euros à la société Dom Capital au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et Mme B C, à la commune d'Issy-les-Moulineaux et à la société Dom Capital.

Fait à Cergy, le 29 avril 2024.

Le juge des référés,

Signé

G. Thobaty

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

0

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions