mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2403687 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MINIER MAUGENDRE & ASSOCIEES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 14 et 25 mars 2024 et le 4 avril 2024, Mme A C, représentée par Me Rousseau, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision en date du 15 janvier 2024 par laquelle l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) lui a refusé la prise en charge de la consultation du docteur B, ensemble la décision en date du 11 janvier 2024, par laquelle l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris a consolidé son état de santé, à compter du 20 décembre 2023, et a refusé la prise en charge des arrêts de travail et soins au titre de son accident de service, à compter de cette date ;
2°) d'ordonner la suspension de la décision en date du 14 mars 2024 par laquelle l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris a refusé de prendre en charge ses frais pharmaceutiques, en date du 12 février 2024 au titre de son accident de service ;
3°) d'enjoindre à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris de rétablir sa situation au titre de ses droits à congé d'invalidité temporaire imputable au service, à compter du 20 décembre 2023, dans l'attente du jugement au fond ;
4°) de mettre à la charge de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris la somme de
1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle va être placée à demi-traitement à la fin du mois de mars, qu'elle doit faire face à de nombreuses charges, qu'en outre, son état de santé nécessite un suivi médical par conséquent elle ne pourra plus assumer ces frais de santé, enfin ces décisions portent atteinte à son état de santé et à sa situation financière ;
- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées :
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure, dès lors que le conseil médical n'a pas été saisi à la suite de l'avis rendu par le médecin, la privant d'une décision essentielle ;
- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation des faits, en ce que le médecin a considéré que son état de santé était consolidé ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit, en ce que ses arrêts de travail et soins postérieurs à la date de la consolidation ne sont plus pris en charge au titre de son accident de service.
Par un mémoire en défense et une pièce complémentaire, enregistrés le 4 avril 2024, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, représentée par la Selarl Minier Maugendre et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 200 euros soit mise à la charge de Mme C sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, à titre principal, que la requête est irrecevable et, à titre subsidiaire, que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sur la légalité des décisions incriminées.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2403823, enregistrée le 14 mars 2024, par laquelle Mme C demande l'annulation de l'arrêté en litige ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Poyet, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 5 avril 2024 à
10 heures 00.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de M. Grospierre, greffier d'audience :
- le rapport de M. Poyet, juge des référés ;
- les observations orales de Me Vigreux, substituant Me Rousseau, représentant Mme C, présente, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise, en outre, ses écritures ;
- et les observations orales de Me Guardiola, représentant l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, qui confirme ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Une note en délibéré, enregistrée le 5 avril 2024, a été produite pour Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C exerçait les fonctions d'infirmière au sein de l'hôpital de Beaujon à Clichy. Le 9 février 2016, elle s'est blessée lors d'un effort de manutention d'un patient, blessure pour laquelle elle est encore suivie. Par un arrêté en date du 27 février 2017, l'AP-HP a reconnu l'imputabilité au service de l'accident et de ses arrêts et soins. Le 19 décembre 2023, dans le cadre du suivi de sa situation, elle a été examinée par le service de médecine statutaire. Le médecin du travail a considéré que son état de santé s'était consolidé au 20 décembre 2023, et a décidé de son passage en congé de maladie ordinaire à compter de cette date. Par un courrier en date du 15 janvier 2024, elle s'est vue informée du refus de prise en charge de la note d'honoraires de son médecin. Par un arrêté en date du 11 janvier 2024, l'AP-HP a décidé de déclarer son état de santé consolidé au 20 décembre 2023 et que ses arrêts et soins à compter de cette date relèveraient d'un congé maladie ordinaire. Par une décision en date du 14 mars 2024, l'AP-HP a refusé de prendre en charge ses frais pharmaceutiques en date du 12 février 2024. Par la présente requête, Mme C demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de ces trois décisions.
Sur les conclusions à fin de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative () fait l'objet d'une requête en annulation () le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par Mme C, tels qu'ils ont été analysés ci-dessus, ne sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées. Par suite, les conclusions de Mme C tendant à la suspension de l'exécution de ces mêmes décisions, y compris celles aux fins d'injonction, doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'une situation d'urgence ni sur la fin de non-recevoir soulevée par l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
Il n'y a pas lieu, par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C la somme demandée par l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et à
l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.
Fait à Cergy, le 23 avril 2024.
Le juge des référés,
Signé
M. Poyet
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026