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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2405029

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2405029

lundi 27 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2405029
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantAZAIEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi n° 2402853 du 8 avril 2024, le président du tribunal administratif de Versailles a, sur le fondement de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de M. B A D, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Versailles le 5 avril 2024.

Par cette requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés le 20 et 22 mai 2024, M. A D, représentée par Me Azaiez, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 avril 2024 par lequel le préfet des Yvelines lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle méconnait le principe du contradictoire ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;

- elle méconnait les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour et la circulaire du 28 novembre 2012 dès lors que ses trois enfants sont scolarisés en France ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne justifie pas des critères posés à l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait le principe du contradictoire ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;

- elle méconnait les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour et la circulaire du 28 novembre 2012 ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

-elle est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2024 le préfet des Yvelines produit toutes les pièces utiles au dossier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Beaufaÿs, premier vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 22 mai 2024 :

- le rapport de M. Beaufaÿs, magistrat désigné, qui a indiqué aux parties qu'il était susceptible de substituer d'office à la base légale de la décision attaquée, à savoir le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par le 2° de ce même article ;

- les observations de Me Azaiez, représentant M. A D qui soutient que son pays d'origine, la Tunisie, ne présente pas des garanties de sécurité suffisante ;

- le préfet des Yvelines n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A D, ressortissant tunisien né le 11 septembre 1975, déclare être entré régulièrement sur le territoire français le 10 octobre 2018 sous couvert d'un visa long séjour valable jusqu'au 2 octobre 2021. Le 3 avril 2024, il a été interpellé pour des faits de conduite sans permis. Par un arrêté du jour même, dont M. A D demande l'annulation, le préfet des Yvelines lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré () ".

3. Le préfet des Yvelines s'est fondé sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obliger M. A D à quitter le territoire français. Or il ressort des pièces du dossier que M. A D justifie être rentré régulièrement sur le territoire français par la production de son passeport comportant visa valable du 3 octobre 2018 au 2 octobre 2021. Toutefois, il est constant qu'il s'est maintenu sur le territoire sans doit au séjour postérieurement à l'expiration de la validité de son visa. Par suite, il entrait dans le cas prévu par les dispositions du 2° de l'article L. 611-1. Ainsi que les parties en ont été informées à l'audience par le magistrat désigné, ces dispositions peuvent être substituées à celles du 1° de l'article L. 611-1 dès lors que cette substitution de base légale ne prive l'intéressé d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait quant au caractère régulier de l'entrée en France de M. A D est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

4. En deuxième lieu, par un arrêté n° 78-2024-082 du 4 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour, le préfet des Yvelines a donné délégation à M. E C, adjoint à la cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux, aux fins de signer l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions en litige doit être écarté.

5. En troisième lieu, la décision contestée comporte l'énoncé suffisamment précis des circonstances de droit et de fait qui la fonde. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.

6. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Yvelines aurait insuffisamment examiné la situation du requérant.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). ". Ces stipulations s'adressent non pas aux États membres, mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est inopérant. Toutefois, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qu'une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.

8. En l'espèce, il n'est pas établi que M. A D aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la mesure d'éloignement attaquée. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Yvelines a méconnu le principe du contradictoire ainsi que son droit d'être entendu avant l'édiction de l'arrêté attaqué.

9. En quatrième lieu, M. A D fait valoir qu'il a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour de 11 janvier auprès du préfet Val-d'Oise, et que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, lui permettraient d'obtenir un titre de séjour. Toutefois, d'une part, la circonstance que le requérant ait déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour ne lui confère aucun droit au séjour même provisoire, et, d'autre part, le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office si l'intéressé était susceptible de remplir les conditions en vue de la délivrance d'un titre sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou des stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, avant de prendre une mesure d'éloignement fondée sur le motif que le requérant ne justifiait pas d'un maintien en séjour réguliers sur le territoire. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté dans toutes ses branches.

10. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la violation de la circulaire ministérielle du 28 novembre 2012, laquelle ne contient que des orientations générales pour l'exercice, par le préfet, de son pouvoir de régularisation dont les intéressés ne peuvent pas utilement se prévaloir, doit être écarté comme inopérants.

11. En cinquième lieu, l'arrêté attaqué ne comportant pas de refus de délivrance d'un titre de séjour, M. A D ne peut utilement soutenir que le préfet des Yvelines aurait dû saisir la commission du titre de séjour.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

13. En l'espèce, M. A D soutient que la décision contestée porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, dès lors qu'il est présent sur le territoire depuis 2018, qu'il est marié à une compatriote qui serait présente avec lui sur le territoire français, et qu'il a deux enfants mineurs scolarisés. Toutefois, ces éléments sont insuffisants pour se prévaloir de liens personnels suffisamment intenses et stables sur le territoire français, alors, d'une part, que le requérant, dont le séjour est récent, n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 43 ans au moins et, d'autre part, qu'il peut sans difficulté particulière réinstaller sa cellule familiale en Tunisie, son épouse étant en situation irrégulière. Dans ces conditions, le préfet des Yvelines n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale eu égard aux buts poursuivis. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et d'une erreur manifeste d'appréciation doivent également être écartés.

14. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

15. Si M. A D soutient qu'un retour dans pays d'origine l'exposerait lui et sa famille à des persécutions et que sa vie y serait en danger, il ne verse au dossier aucune pièce de nature à établir qu'il serait exposé à un risque personnel et actuel de traitements inhumains ou dégradants en Tunisie. Par conséquent le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

16. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger ; 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".

17. Pour refuser à M. A D un délai de départ volontaire, le préfet des Yvelines s'est fondé sur le risque qu'il se soustrait à l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet dans la mesure où il s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour. Compte tenu de ces éléments, le préfet des Yvelines a pu légalement refuser de lui accorder un délai de départ volontaire sur le fondement des dispositions précitées et le moyen tiré de leur méconnaissance doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

18. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et se substituant à celles de l'article L. 511-1 III du même code (désormais abrogées) : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. "

19. La décision portant interdiction de retour sur le territoire français qui vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise les éléments de fait tenant à la situation personnelle et familiale de M. A D. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde tant dans son principe que dans sa durée. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A D tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet des Yvelines du 3 avril 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais du litige.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A D et au préfet des Yvelines.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 27 mai 2024.

Le magistrat désigné,

signé

F. Beaufaÿs Le greffier,

signé

M. FLa République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2405029

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