LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2405044

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2405044

lundi 6 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2405044
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2024, M. A B, représenté par Me Renoult, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 19 février 2024 par laquelle le Directeur de l'Hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise (NOVO) l'a placé en congé maladie ordinaire à compter du 27 juillet 2023 ;

2°) d'enjoindre à l'administration de le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite en application des dispositions de l'article L. 822-22 du code général de la fonction publique dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Hôpital NOVO la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision contestée le place en demi-traitement à compter du 19 février 2024 en lieu et place de son plein traitement et le prive de tout traitement à compter du 14 juin 2024 ; qu'en outre, elle crée un indu à compter du 27 juillet 2023 et ce, jusqu'au 19 février 2024 ; qu'enfin, la décision litigieuse entraîne, par conséquent, une modification notable de sa situation ;

- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- elle est entachée d'un vice de procédure, en l'absence de saisine du conseil médical préalable à la décision litigieuse ;

- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 822-22 du code général de la fonction publique, dès lors qu'il aurait dû être maintenu en congé pour invalidité temporaire imputable au service jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre le service ou jusqu'à ce qu'il soit admis à la retraite d'office pour invalidité imputable au service.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 avril 2023, l'Hôpital Nord Ouest Val-d'Oise (NOVO) conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge de M. B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la condition de l'urgence n'est pas remplie dès lors que le requérant bénéficie d'une compensation versée par le comité de gestion des oeuvres sociales au titre de la prestation " maladie ". Il a ainsi d'ores et déjà perçu la somme de 2 057, 16 euros. Un versement complémentaire est prévu pour la période du 25 octobre 2023 au 31 janvier 2024. Il a diligenté une expertise médicale quant au placement du requérant en congé de longue maladie au titre duquel il percevra un plein traitement pendant un an. Au surplus, le requérant ne justifie pas des charges incompressibles auxquelles il doit faire face.

- aucun des moyens invoqués n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n°2405232, enregistrée le 8 avril 2024, par laquelle M. B demande l'annulation de la décision contestée.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Le Griel, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 2 mai 2024 à

11 heures 15.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Soulier, greffière d'audience :

- le rapport de Mme Le Griel, juge des référés ;

- les observations de Me Boukila, substituant Me Beaulac, représentant l'Hôpital NOVO.

- M. B n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, aide-soignant titulaire, a exercé en dernier lieu à l'établissement d'hébergement des personnes âgées dépendantes " Marines ". Le 14 mai 2023, il a été victime d'un accident de service reconnu imputable au service par décision du directeur de l'Hôpital NOVO en date du 1er juin 2023. Au vu du rapport d'expertise médicale diligentée par l'administration, le directeur de cet établissement, par décision du 19 février 2024, a reconnu que les soins et frais médicaux antérieurs au 26 juillet 2023 étaient imputables à l'accident de service. Par décision du même jour, l'Hôpital Novo l'a placé en congé de maladie ordinaire du 27 juillet 2023 au 14 juin 2024. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de cette décision.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire, à la date à laquelle le juge des référés se prononce.

4. Pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution de la décision précitée, M. B fait valoir que cette décision a pour effet de le placer à demi-traitement à compter du 19 février 2024 et qu'il sera privé de tout traitement à compter du 14 juin 2024 et enfin de créer un indu de traitement à compter du 27 juillet 2024. Toutefois, l'intéressé n'apporte aucun justificatif quant à sa situation financière à la date de la présente ordonnance. Il n'allègue pas davantage savoir été rendu destinataire d'un titre de perception de la part de son employeur en vue du recouvrement de la part du traitement indu. Le centre hospitalier quant à lui fait valoir, sans être contredit, que l'intéressé bénéficie d'une compensation de rémunération par le comité de gestion des œuvres sociales au titre de leur prestation " maladie " équivalente au demi-traitement dont il est privé. Il résulte de l'instruction que le requérant a d'ores et déjà perçu une somme de 2 057 euros à ce titre le 27 mars dernier, ce point n'est pas davantage contesté. Il résulte des débats à l'audience qu'il percevra à nouveau cette compensation et que l'intéressé est convoqué le 14 août 2024 pour une expertise médicale diligentée par l'administration afin d'examiner sa situation au regard de ses droits à congé de maladie. Dans ces conditions, le requérant ne peut être regardé comme établissant l'existence d'une situation d'urgence, nécessitant dès lors que soit prononcée, par le juge des référés, une mesure provisoire dans de brefs délais.

5. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence d'urgence, et sans qu'il soit besoin d'examiner s'il existe, au regard des moyens invoqués, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin de suspension présentées par M. B ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du requérant la somme demandée par l'hôpital NOVO sur le même fondement.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de l'hôpital NOVO présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et l'Hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 6 mai 2024.

La juge des référés,

signé

H. Le Griel

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions