mercredi 17 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2405193 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | WEISS |
Vu la procédure suivante :
Par l'ordonnance n° 2403576 du 26 mars 2024, le juge des référés du Tribunal a suspendu, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 1er mars 2024 par lequel le président de l'Université Paris Nanterre a interdit à M. A l'accès aux locaux administratifs et d'enseignements de cette université, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.
Par une requête, enregistrée le 10 avril 2024, la président de l'université de Paris Nanterre, représenté par Me Riquier, demande au juge des référés du Tribunal :
1°) de modifier cette ordonnance sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative en mettant fin à la suspension de l'exécution de la décision du 1er mars 2024 ;
2°) de mettre à la charge de M. B A une somme de 1.000 euros au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les témoignages nouveaux non produits dans le cadre de l'instance précédente permettent de remettre en cause l'appréciation des faits quant aux comportements et propos de M. A et de mettre fin à la suspension de l'exécution de la décision d'interdiction aux locaux de l'université.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- l'ordonnance n 2403576 du 26 mars 2024 ;
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ". Et aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Par l'ordonnance susvisée du 18 février 2020, le juge des référés du Tribunal a suspendu, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de
la décision du 1er mars 2024 par lequel le président de l'Université Paris Nanterre a interdit à M. A l'accès aux locaux administratifs et d'enseignements de cette université au motif que la réalité des désordres allégués n'est pas établie au regard de de l'article R. 712-8 du code de l'éducation.
3. Aux termes de l'article R. 712-8 du code de l'éducation : " En cas de désordre ou de menace de désordre dans les enceintes et locaux définis à l'article R. 712-1, l'autorité responsable désignée à cet article en informe immédiatement le recteur chancelier. / Dans les cas mentionnés au premier alinéa : / 1° La même autorité peut interdire à toute personne et, notamment, à des membres du personnel et à des usagers de l'établissement ou des autres services ou organismes qui y sont installés l'accès de ces enceintes et locaux. / Cette interdiction ne peut être décidée pour une durée supérieure à trente jours. Toutefois, au cas où des poursuites disciplinaires ou judiciaires seraient engagées, elle peut être prolongée jusqu'à la décision définitive de la juridiction saisie. () ". Une mesure interdisant l'accès aux enceintes et locaux d'une université à un professeur d'université doit être justifiée par un risque établi de désordre et ne peut être prise que si les autorités universitaires ne disposent pas des moyens de maintenir l'ordre dans l'établissement.
4. Il ressort des pièces du dossier que la réintégration de M. A dans les locaux administratifs et d'enseignements de l'université en exécution de cette ordonnance n'a pas provoqué de désordres au sens de de l'article R. 712-8 du code de l'éducation. Si l'université de Paris-Nanterre produit de nouveaux témoignages, il ressort de la requête que ceux-ci étaient disponibles au moment de l'audience qui s'est tenue le 21 mars 2024 et que la cellule mise en place par l'université n'a jamais jugé utile, dans le cadre des exigences minimales du respect du principe du contradictoire, de procéder à l'audition de M. A sur les faits qui lui sont reprochés dont il n'a eu la connaissance ni de leur teneur, ni de leurs auteurs. Dans ces conditions, ces éléments ne permettent pas d'établir la réalité des désordres allégués au regard de de l'article R. 712-8 du code de l'éducation et de mettre fin à la mesure ordonnée le 26 mars 2024.
5. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête en toutes ses conclusions comme manifestement mal fondée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'université Paris Nanterre est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Université Paris Nanterre.
Copie en sera adressée à M. B A.
Fait à Cergy le 17 avril 2024.
Le juge des référés,
signé
G. Thobaty
La République mande au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026