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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2405651

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2405651

lundi 22 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2405651
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHERVET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 avril 2024, M. B A, représenté par Me Hervet, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet du Val d'Oise de traiter sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de 3 jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors qu'il se trouve désormais en situation irrégulière et que cette situation altère sa liberté de déplacement, sa vie privée et familiale et sa vie professionnelle ;

- la demande est utile dès lors que ses tentatives de joindre la préfecture sont restées vaines.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. d'Argenson, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

3. Pour justifier de l'urgence et de la nécessité de prononcer l'injonction sollicitée, M. A soutient que l'urgence est caractérisée dès lors qu'il se trouve en situation irrégulière depuis l'expiration de son précédent titre de séjour le 19 avril 2024 et que cette situation altère sa liberté de déplacement, sa vie privée et familiale et sa vie professionnelle. Toutefois, il ressort des écritures du requérant que celui-ci a déposé en préfecture son dossier complet le 27 mars 2024, par dérogation accordée par la préfecture à la procédure habituelle et ce manifestement en vue d'accélérer le traitement de sa demande. Dans ces conditions, l'absence de décision préfectorale à la date du 20 avril 2024 ne constitue pas un délai déraisonnable, d'autant plus que l'intéressé a attendu le 27 février 2024 pour initier sa demande de renouvellement de titre de séjour, et ne fait état d'aucun risque immédiat de cessation de son activité professionnelle du fait de l'expiration de son précédent titre de séjour. Il suit de là que la condition d'urgence à laquelle les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative subordonnent le prononcé de la mesure sollicitée par M. A ne peut être regardée comme remplie.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au préfet du Val d'Oise.

Fait à Cergy, le 22 avril 2024.

Le juge des référés

Signé

P.-H. d'Argenson

La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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