lundi 1 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2405896 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TOIHIRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 avril et le 26 juin 2024, M. B, représenté par Me Toihiri, avocat désigné d'office, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice, à titre provisoire, de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 avril 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an en l'informant de son signalement aux fins de non-admission au système d'information Schengen ;
3°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois courant à compter de la notification du jugement à intervenir et de le mettre en possession, dans l'attente, d'un récépissé l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de la contribution de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
M. B soutient que :
S'agissant de l'arrêté pris dans son ensemble :
- cet arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
S'agissant de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire :
- cette décision est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière qui a méconnu son droit d'être entendu ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision méconnait les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire pendant une durée d'un an :
- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision lui faisant obligation de quitter le territoire elle-même illégale ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il a cherché à régulariser sa situation en présentant une demande de séjour au titre de l'asile ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et communique les pièces constitutives du dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Charlery, conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article
L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 juin 2024 :
- le rapport de Mme Charlery, magistrate désignée ;
- les observations de Me Lienard-Leandem, substituant Me Toihiri, avocat désigné d'office, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant mauritanien né le 31 décembre 1990, entré en France le 22 octobre 2021, a sollicité l'asile le 4 novembre 2021. Sa demande a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 28 mars 2022, notifiée le 17 mai 2022, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 16 septembre 2022, notifiée le 3 octobre 2022. La première demande de réexamen de M. B, formulée le 24 février 2023, a été rejetée pour irrecevabilité par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 3 mars 2023, notifiée le 27 mars 2023, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 8 août 2023, notifiée le 14 août 2023. Par un arrêté du 4 avril 2024, le préfet des Hauts-de-Seine, se fondant sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a obligé M. B à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire pendant une durée d'un an. M. B sollicite l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de l'arrêté pris dans son ensemble :
4. L'arrêté attaqué été signé par M. A F, attaché adjoint au chef de bureau de l'asile de la préfecture des Hauts-de-Seine qui bénéficiait d'une délégation du préfet de ce département aux fins de signer les obligations de quitter le territoire relatives aux demandeurs déboutés du droit d'asile et les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme E C, directrice des migrations et de l'intégration, par un arrêté n°2024-08 du 21 février 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente doit être écarté.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. M. B soutient qu'il a été privé d'une garantie faute d'avoir été mis à même de présenter ses observations, dès lors qu'il n'a bénéficié d'aucun examen de sa situation personnelle autre qu'au titre de l'asile et que cette situation a évolué entre la dernière décision prise par la Cour nationale du droit d'asile le 8 août 2023 et l'édiction de l'arrêté en litige le 4 avril 2024. Toutefois, M. B ne précise pas les observations relatives à sa situation personnelle qui, si elles avaient été communiquées à temps, auraient été susceptibles de faire obstacle à la décision d'éloignement dont il fait l'objet. S'il fait valoir que l'examen de sa situation ne pouvait se limiter aux éléments intervenus au soutien de sa demande d'asile et qu'il appartenait au préfet d'actualiser les éléments de sa situation personnelle intervenus entre la dernière décision de la Cour nationale du droit d'asile et l'édiction de l'arrêté en litige, il ne fait état d'aucun élément précis, autres que ceux qu'il a fait valoir devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, qui auraient été susceptibles d'influer sur le sens de la décision en litige. Dans ces conditions, le requérant ne peut valablement soutenir qu'il a été privé du droit d'être entendu qu'il tient de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu doit donc être écarté.
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () "
8. M. B se borne à indiquer qu'il réside en France depuis trois ans et que la décision contestée porte atteinte aux liens qu'il a pu créer sur le territoire pendant son séjour. De telles allégations, dépourvues de toute précision de nature à illustrer la nature et l'intensité des liens familiaux et personnels dont il est fait état et qui ne sont assorties d'aucune pièce, ne sont pas susceptibles de justifier de l'existence d'une atteinte disproportionnée qu'aurait, en prenant la décision en litige, portée le préfet des Hauts-de-Seine au droit dont dispose M. B à mener une vie personnelle et familiale normale par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision qu'il conteste aurait méconnu les stipulations précitées. Pour le même motif, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
9. Aux termes de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d'une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi ". Et aux termes de l'article 3 de la même convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
10. Si M. B fait valoir qu'il estime encourir des risques pour sa sécurité en cas de retour dans son pays d'origine, les développements qu'il consacre à la description des représailles dont il aurait été victime en Mauritanie du fait de sa couleur de peau et du racisme des autorités de ce pays dont il est résulté qu'il s'est retrouvé apatride et sans papier, ne sont assortis d'aucune pièce susceptible d'en établir la véracité. Au demeurant, le requérant qui a vu sa demande d'asile rejetée par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, en date du 28 mars 2022, notifiée le 17 mai 2022, et de la Cour nationale du droit d'asile du 16 septembre 2022, notifiée le 3 octobre 2022, et sa demande de réexamen, rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides du 3 mars 2023, notifiée le 27 mars 2023, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 8 août 2023, notifiée le 14 août 2023, n'établit pas davantage dans la présente instance qu'il serait soumis à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine aurait méconnu les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés. Dès lors, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour pour une durée d'un an :
11. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, dirigé contre celle lui faisant interdiction de retour pour une durée d'un an, ne peut qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
13. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
14. M. B fait seulement valoir qu'il a cherché à régulariser sa situation en présentant une demande d'asile, circonstance qui est insuffisante à faire obstacle à ce qu'une mesure d'interdiction de retour sur le territoire soit édictée à son encontre. Par ailleurs, pour le même motif que celui énoncé au point 8 du présent jugement, tiré de son absence d'ancrage sur le territoire, la décision en litige ne procède d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 4 avril 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de procédure.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G B, à Me Toihiri et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2024.
La magistrate désignée,
signé
C. Charlery La greffière,
signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026