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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2405906

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2405906

mercredi 9 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2405906
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMAUJEUL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association Eveil, découverte et apprentissage (EDA) d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 avril 2024 ordonnant la fermeture immédiate de son école privée hors contrat. Le préfet du Val-d'Oise a abrogé cet arrêté par un nouvel arrêté du 13 août 2024, devenu définitif. Le tribunal constate que les conclusions à fin d'annulation sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur ce point. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne l'État à verser 1 200 euros à l'association au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 avril 2024, l’association Eveil, découverte et apprentissage (EDA), représentée par Me Maujeul, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté n° 2024-0262 du 3 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d’Oise a ordonné la fermeture immédiate de l’école EDA, établissement privé d’enseignement hors contrat sis 16 avenue Alexandre Dumas à Soisy-sous-Montmorency ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 800 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire, enregistré le 27 août 2024, le Préfet du Val-d’Oise conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (...) 3 Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ; 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».


2. Il ressort des pièces du dossier que, par un nouvel arrêté n° 2024-0791 en date du 13 aout 2024, devenue définitive, le préfet du Val-d’Oise a abrogé l’arrêté du n° 2024-0262 du 3 avril 2024 portant fermeture immédiate de l’école EDA, établissement privé d’enseignement hors contrat sis 16 avenue Alexandre Dumas à Soisy-sous-Montmorency, dont l’association requérante demande l’annulation. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cet arrêté ait reçu exécution. Par suite, les conclusions à fins d’annulation de l’arrêté sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1200 euros au titre des frais exposés par l’association EDA et non compris dans les dépens.



O R D O N N E :



Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fins d’annulation présentées par l’association Eveil, découverte et apprentissage.

Article 2 : L’Etat versera à l’association Eveil, découverte et apprentissage une somme de 1200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association Eveil, découverte et apprentissage et au préfet du Val-d’Oise.


Fait à Cergy-Pontoise, le 9 avril 2025.


La présidente,


signé

S. Edert


La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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