Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2406128

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2406128
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un refus verbal présumé de la préfecture du Val-d'Oise d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun commencement de preuve de l'existence de cette décision verbale, ni même de sa présentation au guichet à la date convenue. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, l'absence de décision préalable rend le recours irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 avril 2024, M. B A, représenté par Me Giudicelli-Jahn, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision verbale du 29 février 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise aurait refusé d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

3. Si M. A soutient que les services de la préfecture du Val d'Oise ont refusé verbalement d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour lors de son rendez-vous en préfecture du 29 février 2024, il se borne à produire une convocation en préfecture à cette date mais n'apporte aucun commencement de preuve de l'existence de la décision qui lui aurait été ainsi opposée ni même d'ailleurs de ce qu'il se serait présenté au guichet à la date convenue. Dès lors, à défaut de tout indice de nature à révéler l'existence d'une décision verbale, les conclusions de la requête de M. A sont manifestement irrecevables et ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à B A.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise

Fait à Cergy-Pontoise, le 9 août 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. Huon

La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.