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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2406486

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2406486

mercredi 25 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2406486
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGENESIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Vaucresson pour un projet de 86 logements et commerces. Les requérants n'ont pas justifié de leur intérêt à agir, malgré une demande de régularisation restée sans réponse, en méconnaissance de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 mai 2024, M. C A et Mme B A, représentés par Me Zahedi, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 14 novembre 2023 par lequel le maire de la commune de Vaucresson a délivré un permis de construire n° PC 092076 23 C0005 au profit de la société par actions simplifiée (SAS) JOUY en vue de la construction neuve de deux immeubles de quatre-vingt-six logements, de deux commerces et de la démolition partielle des existants, ensemble la décision du 4 mars 2024 par laquelle la commune de Vaucresson a rejeté leur recours gracieux du 12 janvier 2024 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.

Par un mémoire en défense, enregistré 18 juillet 2024, la SAS JOUY, représentée par Me Durand, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'annulation partielle ou au sursis à statuer en application des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en toute hypothèse, à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. D'une part, aux termes de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ".

4. Les requérants ont été invités, par un courrier mis à disposition de leur conseil le 6 mai 2024 au moyen de l'application " Télérecours Citoyens ", à régulariser leur requête dans un délai de quinze jours en justifiant de leur intérêt à agit. Le délai de quinze jours imparti aux requérants pour régulariser leur requête est désormais venu à expiration sans qu'aucune réponse des intéressés ne soit intervenue. Dans ces conditions, cette requête, manifestement irrecevable, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la SAS JOUY sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la SAS JOUY présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Mme B A et à la SAS JOUY. Copie en sera adressée à la commune de Vaucresson.

Fait à Cergy, le 25 septembre 2024.

Le Président,

Signé

J-P. Dussuet

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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