Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2407433
jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2407433 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LUJIEN |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mai 2024, M. A B, représenté par Me Lujien, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour la délivrance de sa carte de séjour pluriannuelle dans un délai d'une semaine à compter de l'ordonnance à intervenir, ou, à défaut, de lui fixer un rendez-vous pour la délivrance d'un récépissé de sa demande de renouvellement de ce document, dans l'attente de son titre de séjour dans un délai de soixante-douze heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- elle ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Par un mémoire, enregistré le 7 juin 2024, M. A B, représenté par Me Lujien, conclut au non-lieu à statuer sur sa requête en raison de la délivrance d'une convocation l'invitant à se rendre en préfecture le 17 juin 2024, et maintient ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le préfet des Hauts-de-Seine, auquel a été communiquée la présente procédure, a produit une pièce enregistrée le 10 juin 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, a désigné Mme Saïh, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'injonction :
1. Les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative prévoient que : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Par un mémoire, enregistré le 7 juin 2024, M. A B conclut au non-lieu à statuer sur sa requête, dès lors que le préfet des Hauts-de-Seine lui a adressé une convocation l'invitant à se rendre en préfecture le 17 juin 2024. En outre, l'intéressé, qui s'est également vu remettre une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour autorisant son séjour en France jusqu'au 9 septembre 2024, maintient ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, M. B, en maintenant seulement ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à d'injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais d'instance :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État au bénéfice de M. B la somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d'injonction.
Article 2 : L'État versera à M. B la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 18 juillet 2024.
La juge des référés,
signé
Z. Saïh
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.