mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2407653 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | NAJI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2406896 du 24 mai 2024, la présidente du tribunal administratif de Montreuil a renvoyé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de M. B A, enregistrée le 24 mai 2024.
Par cette requête, enregistrée le 29 mai 2024 au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, M. A, représenté par Me Naji, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 36 mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que l'arrêté contesté :
- est entaché d'un défaut de motivation et d'examen sérieux de sa situation ;
-méconnaît l'article L. 313-11, 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est disproportionné au regard de ses attaches au titre de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme Bocquet pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 4 juillet 2024, le rapport de
Mme Bocquet, magistrate désignée. Les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant algérien né le 1er janvier 1988, est entré sur le territoire français le 17 janvier 2020 muni d'un visa de type C remis par les autorités espagnoles. Il a été interpelé par les services de police pour des faits de conduite sans permis le 22 mai 2024. Par un arrêté du même jour, dont M. A demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 36 mois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. L'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il est, par suite, suffisamment motivé.
3. M. A soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation, en ce que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas pris en compte le fait qu'il est entré sur le territoire français muni d'un visa de type C, ni le fait qu'il a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour le 6 décembre 2023. Toutefois, il ressort des termes de l'arrêté que ces éléments ont été portés à la connaissance du préfet, sans pour autant être justifiés par l'intéressé. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation du requérant doit être écarté.
4. La décision attaquée n'ayant pas pour objet de lui refuser un titre de séjour ou de l'obliger à quitter le territoire, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11, 6°, devenu l'article L. 423-7, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant et ne peut être qu'écarté.
5. M. A soutient que l'arrêté attaqué est disproportionné au regard de ses attaches au titre de sa vie privée et familiale, en ce qu'il réside en France et y travaille en contrat à durée indéterminée depuis 2020. Toutefois, en produisant à l'appui de ce moyen des copies de son contrat de travail, de ses bulletins de salaire de février à avril 2024 et une demande d'autorisation de travail non-datée, M. A, célibataire et sans enfant, ne démontre pas disposer en France d'attaches anciennes et intenses. Dans ces conditions, le moyen tiré de la disproportion de l'arrêté au regard de ses attaches au titre de sa vie privée et familiale doit être écarté.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 36 mois, doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 10 juillet 2024.
La magistrate désignée,
Signé
P. Bocquet
La greffière,
Signé
O. El Moctar
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026