Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2407799

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2407799
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 30 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a considéré que la décision portant obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 et L. 613-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrés le 31 mai et le 11 juillet 2024, M. A, représenté par Me Merbouche demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée et procède d'un examen insuffisant de sa situation ;

- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences de sa situation personnelle ;

- elle méconnait les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :

- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;

- elle procède d'un examen insuffisamment sérieux de sa situation ;

- elle est illégale pour être fondée sur une décision lui faisant obligation de quitter le territoire elle-même illégale ;

- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale.

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation.

Le préfet du Val-d'Oise a communiqué les pièces constitutives du dossier, lesquelles ont été enregistrées le 11 juillet 2024 à 11 heures 49, postérieurement à l'audience, et n'ont pas été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Charlery, conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article

L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 juillet 2024 :

- le rapport de Mme Charlery, magistrate désignée ;

- les observations de Me Merbouche, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;

- le préfet du Val-d'Oise n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien né le 27 juillet 2000, est entré en France courant 2023 selon ses déclarations. Le 30 mai 2024, il a fait l'objet d'une interpellation par les services de police pour défaut de permis de conduire, au cours de laquelle il n'a pu justifier de son droit au séjour en France. Par un arrêté pris le même jour, dont l'intéressé sollicite l'annulation, le préfet du Val-d'Oise a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pendant une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :

2. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des actes de délégation de signature, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de tels actes alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. L'arrêté attaqué a été signé par Mme G C cheffe de section de l'éloignement de la préfecture du Val d'Oise, qui bénéficiait à cet effet d'une délégation du préfet de ce département à l'effet de signer toute obligation de quitter le territoire français avec fixation ou non d'un délai de départ volontaire, toute décision fixant le pays de destination et toute interdiction de retour sur le territoire français, en cas d'absence ou d'empêchement de M. D B, directeur des migrations et de l'intégration et de son adjointe, Mme H J, consentie par un arrêté n°23-071 du 22 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val d'Oise le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes du 1er alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ". Et aux termes de l'article L. 613-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. "

4. La décision faisant à M. A obligation de quitter le territoire français vise les dispositions légales sur lesquelles elle se fonde, notamment les dispositions des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet mentionne également les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. A, en énonçant notamment qu'il a été constaté, à l'occasion de son interpellation pour des faits de défaut de permis de conduire, qu'il se trouve en situation irrégulière en France et qu'il est célibataire et sans charge de famille, circonstances dont il découle que la décision en litige ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit dont il dispose à mener une vie personnelle et familiale normale. Par ailleurs, la décision lui refusant un délai de départ volontaire mentionne l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise qu'il existe un risque que le requérant se soustraie à la mesure d'éloignement, faute qu'il soit en possession de documents de voyage et d'identité, d'être en capacité de justifier d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale et pour avoir explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à une mesure d'éloignement. Enfin, après avoir visé les articles L. 612-6 et 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision prononçant à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an indique que l'intéressé ne justifie d'aucune circonstance humanitaire susceptible de faire obstacle à une telle mesure dès lors qu'il se maintient en situation irrégulière sur le territoire et qu'il est célibataire et sans enfant. Ainsi, l'arrêté attaqué, à travers toutes les décisions qui le composent, répond aux exigences de motivation posées par les articles précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige doit être écarté.

5. En troisième lieu, M. A fait valoir que l'arrêté en litige procède d'un défaut d'examen de sa situation pour ne pas prendre en compte la circonstance qu'il serait employé à compter du 1er septembre 2023 en qualité de technicien de télécommunications et conteste avoir indiqué s'opposer à ce qu'une mesure d'éloignement soit prise à son encontre. Toutefois, d'une part, le préfet n'est pas tenu de faire état de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé portés à sa connaissance, à supposer qu'ils l'aient été effectivement. D'autre part, la circonstance que M. A invoque quant à son activité professionnelle, qui est récente, n'aurait pas été susceptible de faire obstacle à la décision en litige alors même qu'elle aurait été prise en compte, dès lors que le préfet s'est fondé sur l'irrégularité du séjour de l'intéressé, le défaut de permis de conduire pour lequel il a été interpelé par les services de police, la faible durée de son séjour d'un an et demi et son absence d'attaches personnelles et familiales sur le territoire. Enfin, alors que l'intéressé conteste avoir exprimé son intention de se soustraire à une mesure d'éloignement, ce dont il ne justifie pas en produisant le procès-verbal de son audition qui lui a été nécessairement remis, cette circonstance ne saurait à elle-seul caractériser un défaut d'examen, dès lors, par ailleurs, que le préfet a fait état des éléments essentiels de sa situation administrative et personnelle. Il suit de là que le moyen tiré d'un défaut d'examen suffisant de la situation personnelle du requérant ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, M. A allègue que la décision en litige procède d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, au regard des conditions du séjour de l'intéressé, lequel indique lui-même être présent en France depuis seulement un an et demi et ne conteste pas les mentions de l'arrêté en litige selon lesquelles il est célibataire et sans charge de famille, le moyen ne peut qu'être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () "

8. Pour les motifs énoncés aux points 5 et 8 du présent jugement, tirés de ce que M. A a lui-même déclaré qu'il est arrivé très récemment en France, pour y être entré un an et demi avant l'édiction de la décision et de ce qu'il ne conteste pas les mentions de la décision en litige selon lesquelles il est célibataire et sans charge de famille, l'intéressé ne peut soutenir qu'il aurait fixé en France de manière ancienne, stable et durable le centre de ses intérêts personnels et familiaux de sorte que la décision en litige aurait porté au droit dont il dispose à mener une vie personnelle et familiale normale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen qu'il invoque ne peut donc qu'être écarté.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

10. M. A n'assortit le moyen qu'il invoque, qui n'est opérant qu'à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, d'aucune argumentation circonstanciée ni d'aucune pièce. Le moyen ne peut donc qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, la décision faisant à M. A obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, dirigé contre celle lui refusant un délai de départ volontaire, ne peut qu'être écarté.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5.".

13. M. A soutient que le préfet a entaché sa décision lui refusant un délai de départ volontaire d'erreur manifeste d'appréciation pour avoir considéré qu'il ne justifiait pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale, qu'il ne pouvait présenter de documents d'identité et de voyage en cours de validité et qu'il avait manifesté explicitement son intention de se soustraire à une mesure d'éloignement. Toutefois, d'une part, si M. A produit dans la présente instance un passeport valable jusqu'en 2031, il ne justifie pas l'avoir présenté aux services de police lors de son interpellation, à défaut de produire le procès-verbal de son audition par les services de police dont il a nécessairement reçu la copie. Il ne justifie pas davantage ne pas avoir exprimé une intention de se soustraire à une mesure d'éloignement en s'abstenant pareillement de produire le procès-verbal de son audition. Enfin, pour justifier d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale, M. A produit seulement une attestation d'hébergement de M. F, titulaire d'un certificat de résidence pour ressortissant algérien, et dont l'intensité des relations avec le requérant n'est pas précisée, qui exprime le caractère nécessairement précaire de l'hébergement et ne saurait donc tenir lieu de justificatif de résidence effective et permanente dans un local affecté à une habitation principale. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision en litige ne peut donc qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

14. La décision faisant à M. A obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, dirigé contre celle fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit, ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :

15. En premier lieu, la décision faisant à M. A obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, dirigé contre celle lui faisant interdiction de retour pendant une durée d'un an, ne peut qu'être écarté.

16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Le premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français (). ".

17. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire. En revanche, si, après prise en compte de chacun de ces critères, le préfet ne retient pas certains éléments correspondant à l'un ou certains d'entre eux au nombre des motifs de sa décision, il n'est pas tenu, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

18. Au regard des conditions du séjour de M. A qui est célibataire et sans charge de famille et est seulement hébergé à titre précaire au domicile d'un tiers avec lequel l'intensité et l'ancienneté des relations ne sont ni alléguées ni établies, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-d'Oise aurait entaché son appréciation quant à l'absence de circonstance humanitaire susceptible de faire obstacle à l'édiction d'une mesure d'interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an, d'une erreur manifeste. Le moyen ne peut donc qu'être écarté.

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 30 mai 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de procédure.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. I A et au préfet du Val-d'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024.

La magistrate désignée,

signé

C. Charlery La greffière,

signé

M. E

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.