Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2407831

mardi 30 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2407831
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait une délibération du conseil municipal de Châtenay-Malabry approuvant le remplacement d’un véhicule thermique par un véhicule électrique. Le juge a considéré la requête manifestement irrecevable, faute pour le requérant, simple contribuable local, de démontrer que cette décision aurait des conséquences directes et suffisamment importantes sur les finances communales. La qualité de militant écologiste invoquée n’a pas été jugée suffisante pour lui conférer un intérêt à agir. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code général des collectivités territoriales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 mai 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la délibération du 21 décembre 2023 du conseil municipal de la commune de Châtenay-Malabry approuvant la mise en réforme d'un véhicule Renault modèle Clio du service hygiène et sécurité de la commune et son remplacement par un véhicule Dacia modèle Spring électrique.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Lorsque la délibération d'un conseil municipal emporte une perte de recettes ou des dépenses supplémentaires, le contribuable de cette commune n'est recevable à en demander l'annulation pour excès de pouvoir que si les conséquences directes de cette délibération sur les finances communales sont d'une importance suffisante pour lui conférer un intérêt pour agir.

3. M. A n'établit ni même n'allègue qu'au regard notamment du montant du budget communal, la délibération du 21 décembre 2023 du conseil municipal de la commune de Châtenay-Malabry approuvant la mise en réforme d'un véhicule Renault modèle Clio du service hygiène et sécurité de la commune et son remplacement par un véhicule Dacia modèle Spring électrique serait susceptible d'avoir des conséquences directes et d'une importance suffisante sur les finances de la commune pour lui conférer un intérêt à agir en sa qualité de contribuable local. En outre, par elle-même, la qualité de militant écologiste dont se prévaut le requérant ne lui confère pas davantage un tel intérêt.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est irrecevable et ne peut pour ce motif qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée à la commune de Châtenay-Malabry.

Fait à Cergy-Pontoise, le 30 juillet 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. Huon

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.